DE LA MESSE SOIENN. EV PRÉS. OE L^ÉTÊQUE. $K8S
9. L'Évéque lit sur le missel, qu'un Clerc en surpUs tient ap* puf é sur sa tête et ouvert devant lui, quatre fois pendant la Messe, sayoir : 1® Tintroît; 2° l'épître, le graduel, Y Alléluia, le trait , en un mot, ce qu'il y a pour la Messe du jour jusqu'à Tévangile ; 3* Toffertoire ; V la postcommunion {Cœr. Ep.. lib. i, cap. xx, n.2).
10. Quatre fois pendant la Messe, les Chanoines viennent «9 mettre en cercle devant l'Ëvéque, et récitent avec lui les prières qui suivent, savoir : 1<* Tintroït, les Kyrie et le Gloria in excekis ; i^ le CredOy pendant lequel ils fléchissent comme lui le genou au ver<<set Et incamatus est ; 3® le Sanctus après Ja préface ; 4® YAgnm J9ei. Les plus jeunes arrivent les premiers, et les plus dignes, qui viennent après eux, se placent le plus près de TÉvéque. Les plus dignes s'en retournent les premiers. Tant en arrivant qu'en se retirant, 38 ont soin de faire les révérences convenables tant à l'autel qu'à rÉvéque. Lorsqu'ils se retirent, l'Évéque répond à leur salut en les bénissant. (Caer. Ep., lib. n, cap. xxi, n. 3 et 4 ; et lib. n, cap. IX, n. 6);*.
i 1 . Après Tépttre, le Sous-Diacre va baiser la main de l'Évéque et recevoir sa bénédiction. S'il est Chanoine, il s'incline profondément ; s'il ne l'est pas, 11 se met à genoux. Dans l'un et l'autre cas, il a soin defiure les saints convenables en arrivant et en se retirant.
12. Pendant que le Célébrant lit l'évangile, le Diacre, après avoir posé le livre sur l'autSl, va d'abord baiser la main de l'Évéque ; il fait les révérences convenables, et s'incline profondément ou se met i genoux, selon qu'il est Chanoine ou non. LÉ'véque bénit ensuite l'encens. Le Diacre, revenu à l'autel, dit Munda cor tneum sur le
* Ceci se pratique plus facilement dans les églises d'Italie que dans celles de fnnoê, k rûson de la disposition des lieux. Généralement, en Italie, les Ghi- Doinas, pendant les Offices pontiflcanx, ou même lorsque TÉv^qoe tient dut'peDe, ne sont pas dans les stalles comme celles de nos églises» mais simplement SOT des bancs placés de telle sorte, qu*îl n'y a qu'il s*avanoer pour se trouver dans la disposition que demande ici le Cérémonial. U serait toutefois à désirer que cette belle et imposante cérémonie fût observée dans toqte^ les ettliédnles, an moins quand l^Évâque assiste à roffloe revêtu delt chape.
256 PART. II, TIT. n. CHÀP. XI.
bord du marchepied, se relève, prend le livre, et descend du cAté de l'épitre, attendant qu*il soit temps d'aller demander la bénédiction à rÉvôque. Le moment venu, le Diacre, le Sous-Diacre, le Cérémoniaire, les Acolytes et le Thuriféraire se rangent au bas des degrés, comme ils le font d'ordinaire lorsqu'on se prépare pour chanter Tévangile ; puis, ayant salué l'autel, ils vont devant l'Évoque demander la bénédiction. L'ayant salué tous ensemble, ayant aussi salué le Chœur, s'ils sont à portée de le faire, ils se mettent tous à genoux devant l'Évéque, à l'exception de ceux qui seraient Chanoines, et le Diacre dit Juhe, Domne, henedicere, L'Évéque donne la bénédiction Dominus sit in corde, etc., assis et couvert ; puis ils se relèvent, font de nouveau les saints convenables/et vont, comme à Tordinaire, au lieu où séchante l'évangile.
13. Après l'évangile, le Célébrant ne baise pas le livre ; mais le Sous-Diacre le porte devant l'Évoque, auquel le Prêtre assistant le présente à baiser.
14. Après le sermon, on publie les indulgences que l'Évéque accorde, selon la forme donnée au Cérémonial des Évêques, lib. i, cap. XXV *.
15. C'est l'Évéque qui bénit depuis son siège l'eau à mettre dans le calice. Le Sous-Diacre lui présente la burette depuis l'autel, ou, s'il n'est pas à portée, il va devant l'Évéque.
16. A l'offertoire, après l'encensement de l'autel, le Diacre encense de deux coups seulement le Célébrait, puis il va au lieu où est l'Évéque. 11 remet l'encensoir au Prêtre assistant, qui encense le Prélat de trois coups. II reprend ensuite l'encensoir et encense de deux coups chacun des Assistants de l'Évéque. Puis il Ëdt le reste de Tenceusement à l'ordinaire.
17. Lorsque l'Évéque, pour le moment de la consécration, vient se mettre à genoux devant l'autel, le Sous-Diacre, qui tient la pattoe, se retire de devant le milieu et se met un peu sur le côté de l'épttre, la &ce tournée du côté de l'évangile, de manière à ne tourner le dos ni à l'Évéque ni à l'autel.
' Cet usage n*est pas général; mais c'est une grâce que les Évéques pavent tot^oors accorder.
DES MESSES CHANTÉES NON SOIhENNELLES. 337
18. Ce n'est pas le Sous-Diacre, mais le Prêtre assistant, qui reçoit à Tautel lapaix du Célébrant. Il la porte d'abord à TÉTéque, qui la donne lui-même aux deux Diacres assistants (ifrtd., cap. xxiY, n. 8). Le Prêtre assistant, après avoir donné la paix à TEvôque, la donne au Sous-Diacre, qui aussitôt la porte au Chœur comme à l'ordinaire,
19. Après que le Prêtre a dit Plaeeat ttbi, ianda Trinitas^ etc., 0 se retire un peu vers le côté de Tépître ; TÉvêque, restant à son siège, debout et couvert, donne la bénédiction solennelle, en disant : Sit nomen, etc., Adjutorium, etc., BenedicatvoSj etc. Le Célébrant, tourné vers le Prélat, s'incline profondément ; le Diaore et le Sou&-Diacre se mettent à genoux, à moins qu'ils ne soient Chanoines.