CHAPITRE XIL
De la HcMC chantée avec deux Acolytes sealement.
1 . Les Acolytes qui servent la Messe chantée doivent mettre en pratique exactement tout ce qui est prescrit poar servir la Messe basse. Ils doivent de plus observer les règles suivantes :
% Avant le dernier coup, revêtus de surplis, ils préparent les choses nécessaires, savoir : k l'autel, le calice placé sur le corporal étendu, et le ciboire derrière si le Prêtre doit consacrer des petits pains ^ ; ils préparent aussi le missel en lieu propre, avec les signets disposés comme il convient.
3. Ils préparent sur la crédence les burettes, le manaterge, le missel pour chanter l'épitre, et la nappe de
* Si les Acolytes dont il est question ne sont pas des Clercs ayant la permission de toucher les vases sacrés, le Préire porte son calice loi-méme, ou avant de se revêtir de la chasuble, ou seulement lorsqu*il se rend à Tautel pour coouneQGer la Messe.
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eommunioii. Le premier Acolyte a dft prévoir et pré» parer Tépitre afin de la bien chanter ^ .
Nota. A ces sortes de Messes, on ne se sert pas d'encens, bien que quelques églises scnent dans l'usage de s'en servir, contre le décret du i8 décembre 1779 *.
4« Au dernier coup, le premier Acolyte aide le Célébrant k s'habiller, et le second alhime les cierges de Fautd.
5. Lorsque le Célébrant est babillé, les Acolytes se placent de chaqae côté de lui, font avec lui la révérence convenable k l'image de la sacristie, et marchent k Tautel, les mains jointes ', tous les deux k côté l'un de l'autre devant lui. Le premier donne l'eau bénite au Prêtre d'abord, puis I son associé.
6. En approchant de l'autel, ils se mettent de chaque côté du Célébrant pour lui laisser le milieu : le premier reçoit sa barrette, avec les baisers ordinaires; puis, après avoir fait la génuflexion avec son compagnon, il la porte sur le siège du Célébrant. Le second Acolyte, après la génuflexion, se met a genoux k la gauche du Prêtre, un peu derrière lui ; le premier se met a genoux k sa droite, et tous deux répondent.
7. Aux paroles Domine, exaudi orationem meam^ après la confession, ils se lèvent tous deux, afin de relever l'aube du Prêtre pendant qu'il monte k l'autel. En-
* Toutefois le chant de Tépître n^appartient pas exclasiyement att premier Acolyte. La rubrique du Missel dit : c Si quandoque celebrans cantat Missam » sine Diacono et Subdiacono, epistolam cantat in loco consueto aliquis Lec> • tor superpetliceo indutus. qui in fine non osculatur manum Celebrantis i (part, n, tit. yi, n. 8).
* On peut voir, k ce sujet , le chapitre suivant.
* n est à propos d*observer qu'il s*agit ici de l'entrée à Fautel pour commencer immédiatement la Messe; mais si auparavant il y a bénédiction de Teau, aspersion de Teau bénite, on peut consulter le' chapitre n, <
DES MESSfiS GflAirrÉES NON SOLtNNBLLES. 2S9
suite ils se mettent à genoax sur le dernier degré , et répondent comme doivent le faire les servants.
8. Après qne le Célébrant a terminé le Kyrte^ s'il veut aller s'asseoir, ils se lèvent, se rapprochent devant le miliea de Fautel, font la génuflexion sur le pavi^ ainsi qu'ils doivent la faire toujours, et s'en vont près du siège do Célébrant, le premier à droite, le second à gauche. Ds relèvent la chasuble du Prêtre pour qu'il ne s'asseye pas dessus , et ensuite le premier lui donne sa barrette avec les baisers accoutumés. Ils se tiennent là sur 1$ pâté tous les deux debout, les mains sur la poitrine, tournés presque en face l'un de l'autre, de manière Ik ne pas tourner le dos à l'autel ^
9. Lorsqu'on chante le dernier Kyrie, le premier Acolyte avertit le Célébrant de retourner à l'autel, reçoit de lui la barrette, et la pose sur le siège ; puis, prenant le Célébrant au milieu d'eux, tous deux s'en veut avec lui, font la génuflexion in piano, relèvent son aube, et se mettent à genoux k leurs places ordinaires.
Nota. Ds doivent se comporter de même lorsque le Célébrant va s'asseoir pendant le Gloria et pendant le Credo. Us seront attentifs, et se lèveront aussitôt que le Prêtre commencera b faire l'inclination avant de quitter l'autel. Lorsqu'on chante des versets auxquels on doit s'mcliner, ils s'inclinent tournés vers la croix, et le premier Acolyte avertit le Célébrant lorsqu'il &ut se
' Eb Fhnee, il est assez d*iisage quelts Acolytes s'asseyent lors(ioe le Celânrant est lui-même assis. Mais nous ferons remarquer» 1** qu'ils ne peuvent jamais s'asseoir que dans ce cas; 2« qu'il est inconvenant qu'ils s'asseyent sur la léme binqnette qne le Cétébrant. La S. Congrégation des Rite!*, consultée sur ee point, a répondu, le 18 décembre 1779 : Quando CeUbrans et Ministri meri tedeat, poam^ eiiam m gradibus presbtfterii sedere Acolyti el etiam Thuriferarius, qtumdo non gerU meem CeremoniarH.
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découvrir oo se couvrir. Pendant le Credo, lorsque le Chœur chante Et incamatus est, ils se mettent a genoux, tournés vers l'autel *.
iO. Lorsque le Célébrant dit la dernière collecte, les Acolytes vont au côté de l'épitre. Le second assiste le Célébrant, debout près de lui ; le premier prend le missel sur la crédence, et va se placer d'abord derrière le Célébrant sur le pavé; puis, k ces paroles de la conclusion Jesum Christum, il s'incline vers la croix, se rend au milieu, fait la génuflexion, et s'en retourne à sa première place chanter l'épitre. Il la chante debout, posément^ avec les modulations convenables. Quand il a fini, il fait k l'autel la génuflexion, et, sans baiser la main du Célébrant {Rubr. Miss., part, ii, tit. vi. n. 8), il reporte le missel sur la crédence, et retourne se mettre k genoux k sa place.
Nota. Si après l'épître il y a une prose ou un trait qui doive être long, le Prêtre, après qu'il aura fini, ira s'asseoir comme pendant le Kyrie, et aux derniers versets, il retournera k l'autel per breviorem pour dire le Munda cor meum *.
ii . Le second Acolyte, en temps convenable, change
^ C'est uoe coutume abusive introduite dans beaucoup d'églises, que les Ministres se comportent en tout comme le Célébrant. Il est des cas où les aiinistres même sacrés doivent faire une génuflexion, tandis que le Célébrant ne fait qu'une inclination. Les Acolytes et les autres Ministres non parati doivent toujours se mettre à genoux au verset Et incamatus est. Il est tout à fait inconvenant et contre toutes les règles que des enfants ou déjeunes Clercs restent assis à côté du Célébrant, pendant que tout le reste du Clergé et du peuple fléchit les genoux.
' Nous pensons que, dans celte circonstance, il faudrait retourner k l'autel per longiorem, puisqu'il faut aller au milieu pour dire : Mundm cor meum. Les Auteurs généralement ne permettent le retour à l'autel per breviorem que quand le Célébrant doit rester au Qoin de l'épître sans aller d'abord au milieu. On peut se reporter à la note de la page îtt .