DES BIESSES CHANTÉES NON SOLENNELLES
de côté le missel par le chemin le plus long, et se remet à genoux en sa place. Quand le Prêtre commence Téimngile, ils se lèvent tous deux. A la fin, ils répondent : Laus tibi. Christs^ et se remettent à genoux, jusqu'à ce que le Prêtre ait fini de réciter le Credo. Alors il va s'asseoir.
iâ. Après le Credo^ le Prêtre ayant chanté Dominm vohiscum et OremuSj ils se lèvent^ et, après avoir fait ensemble la génuflexion au milieu, ils vont h la crédence pour prendre les burettes, qu'ils portent sur l'antel* : le premier présente la burette du vin ; le second, qui est à la gauche du premier, celle de l'eau ; puis le second donne à laver les mains, et le premier présente le manuterge pour les essuyer. Ils ont soin de faire, comme à la Messe solennelle, tous les deux ensemble l'inclination au Célébrant avant et après.
13. Après avoir reporté les burettes, ils retournent an milieu de l'autel, font la génuflexion sur le pavé, et se remettent à genoux en leurs places.
14. A l'élévation, ils relèvent tous deux la chasuble *. Ils font le reste comme dans les autres Messes.
^ En ce cas on permet de poser les burettes sur Vâutel, non pas immé<fiatement sur la nappe ni sur le manuterge, mais sur le plateau (Menti in Gav,, part, n, tit. vn, n. 10). Nonobstant ces graves autorités, nous pensons que, même en ce cas, il vaudrait mieux ne pas poser les burettes. L*Âuteur suppose que les Acolytes emportent avec les burettes le plateau et le manuterge, et qu'ils ne reviennent à la crédence qu'après le Lavabo,
' Notre Auteur ne parle pas de flambeaux pour la consécration, ce qui ce« pendant est recommandé par Merati, Bauldry et autres bons Liturgistes. Ils déngnent pour Porte-Flambeaux le second Acolyte avec un autre Clerc du Cbceur. Le premier Acolyte reste pour soulever la chasuble et sonner à l'ordinaiie. Les deux Géroféraires peuvent aussi être pris en dehors des Acolytes : ee qui est toujours mieux que d'employer à cette fonction le second Acolyte, lorsqu'il y a des Clercs en suffisance. Enfin s*il n*y a 'peisonne pour porter les flambeaus, on peut les poser sur des chandeliers. Toutes ces dispositions sont
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K. Après que le Prêtre, s'étant eommn&ié, a fait h génuflexion en découvrant le calice, le premier Acolyte se lève, et, ayant fait la génuflexion à Tordinaire, il va servir le vin et Peau pour les ablutions : pendant ce temps-là le second va prendre le missel. Le premier passant au coin de Tévangile pour y arranger le ealiceS et le second au coin de l'épître pour y mettre le livre, ils se rencontrent devant le milieu , au bas des degrés, et font ensemble la génuflexion.
16. Le premier Acolyte, après avoir mis le calice sur !a crédence, et le second, après avoir placé le livre sur Tautel, font la génuflexion ensemble devant le milieu, puis retournent h leurs places, où ils se mettent k genoux.
17. Au dernier évangile, ils se lèvent, et le premier va prendre la barrette. A Verbum caro^ ils font la génuflexion. Le Prêtre étant descendu de l'autel, ils la font de nouveau avec lui. Après qu'il a reçu sa barrette, on retourne k la sacristie, les deux Acolytes marchant devant le Célébrant comme en venant de Tautel.
18. En arrivant a la sacristie, ils font à l'image la révérence convenable. Le premier Acolyte aide le Prêtre à se déshabiller ; le second va aussitôt éteindre les cierges et remettre toute chose à sa place.
Nota. Si l'on doit donner la communion, après que le Prêtre a communié et fait la génuflexion en découvrant le calice, le premier Acolyte va seul prendre la nappe de communion, retourne au milieu, et se met, ainsi que le second, à genoux sur le pavé. Lorsque le
conformes à oe qui est réclé poar la Messe privée de TÉvâque <fams le Cémolûal (lib« I» osp. xxa, n. S et 7).
* On suppose ffiê e'eit on GI«ro ayant le droit de 1« fdre.
DES MESSSCEilXTÉES SON SOLENNELLES. 24S
Prêtre prend le précieux Sang, ils disent, profondément inclinés, le Confiteor. Après VIndulgentiam ils se lèvent, font la génuflexion en même temps que le Célébrant, et se mettent à genoux sur le marchepied pour recevoir ia sainte communion les premiers. Puis ils se lèvent, font la génuflexion, se séparent, et se mettent h genoux h chaque extrémité pour soutenir la nappe V La communion du Clei^é et du peuple terminée, le premier Acolyte tiré à lui toute la nappe, se rejoint au second au milieu de Tautel, où ils font ensemble la génuflexion ; puis ils vont servir pour les ablutions et le reste, comme il a été dit auparavant.
Sl;^^ CHAPITRE XIII.
De la Messe cbanteè sans Diacre et sans Sons-lflacre «vee las
1. Les Rubriques ne parlent jamais d'encensement que pour les Messes solennelles, et plusieurs fois la S. Congrégation a décidé que l'encensement ne devait pas avoir lieu aux Messes chantées sans Diacre et Sous-Diacre (Decr.^ 19 aug. 1651 et 22 janvier 1701) *.
^ Od suppose une oommnnion du Clergé ; car on doit communier les fidèles comme il a été dit ci-dessus chap. i, art. iv, n. 18, et chap. vin, n. 19. Et pendent cette communion, les Acolytes portent des flambeaux ou au moins des cieiiges.
* Une Messe n'est appelée solennelle en langage liturgique que quand elle est célébrée avec Diacre et Sous^Diacre. Pour arriver à cette tolenmU, ou plutôt pour la simuler dans quelques églises, on avait introduit un usage abusif, que h S. Congrégation a formellement condamné. Nous citons le 'décret en entier:
« Quum Rev. Blesensis Episcopus sacrorum Rituum Congrégation! exposuerit, qnod in sua Dlœcesi sicut in qutt)usdam aliis Galliarum Dioeoesibus consuetndo invaluit, ubi desunt Diaconi et Subdiaeoni pro Gaeremoniis Missarum solemidnm, duos Uicos dve Juvenes sive azoratos indnendi vestibu atciis» ofaal*
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2. Voilà le principe. Mais des exceptions sont possibles. Tooi récemment les églises de Guinée et de Sénégambie viennent d'obtenir l'autorisation formelle de faire les encensements au moins les jours solennels aux Messes chantées par le Prêtre seul sans Ministres sacrés ^ La foveur que ces égliises ont obtenue nous autorise sufiBsamment à donner ce chapitre sans rien préjuger sur la légitimité des usages d*un bon nombre d'autres églises où ont lieu ces encensements. Les dispositions que nous allons tracer sont d'ailleurs uniquement appuyées sur la pratique de ces églises.
3. Dans beaucoup d'églises donc on fait les encensements, du moins les jours de fête, quoique la Messe soit célébrée sans les OfSciers sacrés. Il y a dés-lors un Thuriféraire ; et ce Thuriféraire, qui n'est autre qu'un enfant de chœur, est quelquefois assisté par un Porte-Navette. Les Cérémoniaux vraiment romains ne parlent guère de cette espèce d'Acolyte; cependant Merati le mentionne, et nous ne croyons pas cette pratique en opposition avec l'esprit des cérémonies.