CHAPITRE PREMIER
De la Messe solennelle ordinaire.
ARTICLE PREMIER
Objets à préparer.
\ . A la sacristie. On prépare sur la table de la sacristie les ornements du Célébrant au milieu, ceux du Diacre à droite, et ceux du Sous-Diacre à gauche. (Voir part. II, sect. II, chap. iv, art. 2, p. 41 .) S'il doit y avoir Aspersion de l'eau bénite avant la Messe, on prépare à la sacristie, pour le Célébrant, l'amict, l'aube, le cordon, l'ctole et la chape, et les ornements des Ministres sans manipules. En ce cas, les trois manipules et la chasuble seront disposés sur la banquette. Les jours où l'on ne porte pas la dalmatique et la tunique, on dispose les chasubles pliées, si l'on s'en sert. On doit tenir prêts les chandeliers et les cierges des Acolytes, et des flambeaux pour l'élévation; et, s'il doit y avoir entrée solennelle, l'encensoir et la navette. Si l'on fait l'Aspersion de l'eau bénite, on dispose le bénitier et l'aspersoir1.
1 Conséq. de la Rub.
DE LA MESsE SOLENNELLE ORDINAIRE. 195
2. Dans l'église. On met sur l'autel le Missel ouvert à la Messe du jour l; on marque bien les mémoires et la préface que l'on doit chanter, sans confondre la préface festivaleet la préface fériale2; on couvre la crédencè d'une nappe tombant jusqu'à terre3 ; on y met le calice avec son voile, les burettes et la nappe Je communion, et on recouvre le tout du grand voile4 qui doit servir au Sous-Diacre à l'offertoire 5; on met encore sur la crélence le livre pourrépîlre et l'évangile. S'il doit y avoir Aspersion, on prépare le livre où se trouve notée l'intonation de l'antienne6. On met aussi du côté de l'épitre un siège allongé :ouvert d'un tapis ou d'une étoffe, sur lequel devront s'asseoir le Diacre et le Sous-Diacre7. Un simple Prêtre ne peut pas se servir d'un fauteuil 8.
5. On tient prêt, au lieu accoutumé, un réchaud, des pincettes, l'encensoir et la navette garnie d'encens.
Des cérémonies générale*, du chœur pendant la Messe solennelle
ordinaire.
\. Lorsque le Célébrant et les Ministres sont arrivés A l'aulel pour commencer la Messe9, et jamais auparavant 10, l'orgue se tait, et les Chantres commencent l'introït11.
5. Tout le Clergé doit être à genoux : 1° depuis le commencement de la Me— e jusqu'à ee que le Célébrant monte à l'autel 12, à l'exception des Chanoines, qui restent debout '\ Les Chantres restent aussi deliout ,4; c2" depuis le commencement du canon jusqu'après l'élévation13; 5* pendant la bénédiction
1 I\ub. Miss., pari. II, lit. i, n. 5. — - Avis. — r> Cxr. Ep., 1. I, c. xn, n. 49. — * Hub. Miss. Ibid. — :' Car. Ep. ll>i<l. — 6 Ton- l< leurs. — i Cit. Ep. Uad . n. 22. — > S. C. 27 noûl 1822. Garde!., i \ !•> on 1500, ad 7. Dubionim. — '-'Car. Ep., I. II, c nu, n. 30. — ,n S. C H avril 1753. Gtrdel., 1081 on 4233, ad 7, in C.onimbricen. — " Cœr. Ep. Ibid. — ,s Rnb. Miss., part. I, lit. xvn, n. 5. — '"' S. C, 10 juillet 1050. Gtrdel., 1845 oa 1002, in Cusmtina. — w Tons lc^ auteurs. — 11 Hub. Miss. Ibid. C:er. Ep. Ibid., n. 59.
196 s PART. IV, SECT. I, CHAP. I, ART. II.
du Célébrant, à la fin de la Messe, à l'exception des Chanoines, qui ne font qu'une inclination profonde1 (1).
6. Lorsque, pendant le Credo., on chante Et incarnatus est, tous ceux qui ne sont pas assis doivent se mettre à genoux et incliner la tête jusqu'à Homo factns est inclusivement-.
Nota 1°. Aux Messes des fériés de l'Avent, du Carême, des Quatre-Temps, des Vigiles, soit qu'on jeûne ou qu'on ne jeûne pas, aux Messes des morts, on se met en outre à genoux pendant les oraisons, depuis le Sanctus jusqu'à Pax Domini inclusivement, et pendant les postcommunions. On excepte la veille de Pâques, celle de la Pentecôte, celle de Noël et les Quatre-Temps de la Peutecôte 3.
Nota 2°. On se met encore à genoux à certaines paroles, comme lorsque le Diacre chante Flectamus genua, jusqu'au moment où le Sous-Diacre dit Levate; lorsque, dans l'épitre, on chante ces paroles : In nomine Jesu omne genu flectatur, jusqu'à infernorum inclusivement; au verset Adjuva nos, lorsqu'on le chante pendant le Carême; au verset Veni sancte Spiritus dans l'octave de la Pentecôte, et aux Messes votives du Saint-Esprit; à ces mots : Verbum caro factum est1", le jour de Noël et de l'Annonciation, et si cette fête est transférée, le jour où on la célèbre3, à Y Incarnatus est du Credo, même ceux qui seraient assis se mettent à genoux6.
7. Tout le Chœur peut s asseoir : 1° quand le Célébrant est assis; 2° pendant le chant de l'épître, des prophéties, s'il y en a, du graduel, du verset, de la prose, si l'on en dit une, de
(1) Baldesclii et autres enseignent que le Clergé se tient à genoux pendant la distribution de la sainte communion. D'après le Cérémonial des Evoques. 1. II, c. xxix, n. 3, on devrait demeurer debout.
1 S. C, 27 août 1836. Gardel,, 4633 ou 4782, ad 12, in Veronen. — Cxr. Kp., 1. II, c. vin, n. 53. S. C, 22 juillet 1846. Gardel., 4060 ou 5121, ad 2, in Adiacen. — 3 Rubr. partie, de ces jours. — 4 Hub. Miss. Ibid., n. 1. — » S. C, 16 juin 1663. Gardel., 2081 ou 2350, in Pancrmitana. 11 juin 5701. Gardel., 5441 ou 5590, ad 5, Urbis ordinis servorum. 25 sept. 1706. Gardel , 2605 ou 5754, ad 17, Urbis et Orbis. — c S. C. 15 iév. 1659. Gardel., 1819 ou 1966, ad 2, in Neapolitana.
DE LA MESSE SOLENNELLE ORDINAIRE. VJl
l'offertoire jusqu'à l'encensement du Chœur, ou, s'il n'y a pas d'encensement, jusqu'à la préface, et pendant l'antienne de la communion l.
Nota. Les Chantres, lorsqu'ils chantent seuls quelque chose, doivent se tenir debout -.