‹ Cérémonies et prières de la bénédiction d'une clocheChapitre 23 sur 24 · Chant de l’évangile · texte numérisé non relu

Chant de l’évangile

Le diacre et le sous-diacre descendent, font la génuflexion ou la révérence et vont à la crédence où ils prennent leur manipule avec l’aide des acolytes. Le sous-diacre y demeure pendant que le diacre va faire mettre de l’encens, en disant: Bencedicite, Pater Reverendissime, dans l’encensoir du thuriféraire qui servira au chant de l’évangile. Puis le diacre revient à la crédence, reçoit du 2e cérémoniaire le missel marqué au 15 août, revient avec le sous-diacre, les acolytes por-

ple ainsi convoqué, encouragé, consolé, fortifié dans le Seigneur. Qu’à ses accords l’Esprit-Saint descende sur nous comme autrefois au son délectable de la harpe qui vibrait sous les doigts de David; et de même que Samuel, après avoir immolé au Roi de l’éternel empire, un agneau non sevré encore, mit en fuite les ennemis par le grand bruit qui s’éleva soudain dans les aïrs à sa prière, faites que lorsque le son de cet aïiraïin bénit résonnera parmi les nuages vos anges protègent la sainte société de votre Eglise, et que votre perpétuel secours conserve les corps et les âmes des fidèles, ainsi que leurs biens.

Evangile—La dernière cérémonie est le chant de l’évangile de la fête de l’Assomption de la sainte Vierge.

Evangile

En ce temps-là Jésus entra dans un bourg, où une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant

tant leurs cierges ailuinés et le 2e cérémoniaire, auquel se joint le thuriféraire, devant l’évêque où tous s’agenouillent ou saluent. Le diacre dit alors à genoux: Jube, Domne, benedicere.... auquel l'évèque répond: Dominus sit... Lorsque le diacre se relève, tous font l'inclination ou la génuflexion et vont se placer pour le chant de l’évangile, à gauche ou à droite de l’évêque, mais sans qu'aucun ne lui tourne le dos (non plus qu’à l'autel, si l'on est dans l’église). Le 1er cérémoniaire enlève la mitre (mais non la calotte) à l'évêque avant qu'il se lève, et lui fait présenter la crosse après les mots Seqguentia...

Le thuriféraire, placé à gauche du diacre (et en face du 1er acolyte, passe (par en arrière du diacre) l’encensoir au 2e cérémoniaire, pendant letchant du Sequentia... et l'en reçoit après l’encensement. C'est le rer cérémoniaire (et non le 2e) qui salue l’évêque au mot Jesus (on ne fait pas d’inclination au mot Maria).

assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Pour Marthe, elle était fort occupée à préparer tout ce qu’il fallait. Elle vint donc trouver Jésus, et lui dit: Seigneur ne remarquez-Vous pas que ma sôeur me laisse servir toute seule? Dites-lui done de m'aider. Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, vous vous inquiétez et vous vous embarrassez du soin de bien des choses: or une seule est nécessaire: Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point ôtée.

La cloche est la voix de Dieu et à sa manière un prédicateur de l’évangile, c’est pourquoi l'Eglise fait chanter ce récit qui nous montre que tous les enseignements de la cloche se résument dans l’aide qu’elle nous donne pour faire notre salut. Elle tient, avant que l’airain commence son office dans les airs, à nous faire entendre ïes échos de ce même évangile. En effet l'attention que donne Marie aux paroles de Notre-Seigneur est le modèle de celle que tout bon chrétien doit apporter à la

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