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curieuse qui montre bien la différence d'action du vin et de l'alcool, ce dernier pur, à titre égal, s’accompagne d’une hypotension négligeable, parfois d’une hypertension et parfois de rien du tout.
L'action hypotensive du non-alcool du vin, comme l’hypoleucocytose qui l'accompagne serait donc un phénomène de choc.
Le vin semble agir sur le vague par voie veineuse; par voie buccale et sous cutanée, c’est moins certain, bien que le réflexe oculo-cardiaque soit souvent accru. Gley avait déjà noté la faible diminution des acuités tactiles et la perception des sensations.
Le rôle d’excitant nervin, est trop connu pour que nous insistions. Cependant nous dirons que MicHaux a pu démontrer qu’à doses élevées il détermine des lésions nerveuses — ÿ CC. en injection veineuse suffisent à provoquer la paralysie du train postérieur d’un lapin.
Le vin est un aliment d'épargne, reconstituant et puissant agent d’assimilation.
Pour combattre l'acidité produite par l’alimentation azotée, nous usons de fruits, riches en citrates, tartrates, malates alcalirs qui, oxydés, laissent un résidu alcalin. Or le vin contient les mêmes principes, donc il agira lui aussi comme un alcalinisant ayant de grandes analogies avec les solutions tampons.
Les expériences d’ALQuIER sur les chevaux montrent un accroissement de 22 % du travail et une amélioration des fonctions de l'organisme par l'usage du vin pris en barbotage.
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Le vin est un agent de minéralisation comme un puissant tonique.
Les propriétés stimulantes du vin sont connues et employées d’ailleurs depuis longtemps dans nombre de potions.
La déperdition azotée dans les matières fécales est de 100 avec un régime sans vin et 74 à 78 avec un régime vinique. Le gain journalier d'azote représente 4 à 5 gr. de muscle. Le phosphore passe de 100 pour le régime sans vin à 148 et 154 quand la ration est portée à 60 cc. par jour.
Le métabolisme basal subit peu de variations si les organes sont sains.
Les travaux de TERROINE et BONNET, d’ALBERTONI, de Rossi, de TuLrio démontrent le processus favorable pour l’assimilation comme pour l'augmentation du bilan azoté.
La valeur calorifique du vin est même supérieure à celle de l'alcool qu'il contient. Un vin renfermant 8% d'alcool donne en réalité plus de 600 et même 700 calories qu'il devrait théoriquement produire. Il est donc un précieux agent de thermogénie. En valeur énergétique, écrit le D' Lanpouzy, une bouteille de vin est presque l'équivalent de 500 gr. de bœuf désossé et la meilleure arme contre l’alcoolisme.
Des cobayes recevant pendant 3 mois une ration de vin correspondant, à 28 gr. par kilogramme croissent mieux et plus rapidement que les témoins privés de vin. Suivant Hépon et Roos, le vin possède une heureuse influence sur la reproduction.
Ainsi que nous le permet de constater cette étude succincte, le vin paraît salutaire, encore faut-il qu’il soit absorbé en quantité raisonnable, qu'il n’y ait pas d’abus et que le vin n’ait subi aucune manipulation qui compromettrait l'harmonie de ses précieuses qualités.
M. le Pr Logper et M. ALQuIER ont établi sà parfaite innocuilé pour l'organisme à la dose de 5 cc. par kilogramme et par jour, exception faite bien entendu des sujets hypersensibles.
Connaissant le mécanisme physiologique et les diverses propriétés biologiques du vin, nous pourrons mieux nous attacher à l’étude des réactions déterminées sur le rein par le vin, et spécialement le vin blanc.