‹ Certains États InfectieuxChapitre 18 sur 21 · ARR SE ME PE · texte numérisé non relu

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menttenté de voir dans ces deux affections morbides 3 - une même influence sénérale, et d'enfaire des manifestations diverses d’une même constitution épidépe mique.

Nous n'admettons pas, quant à nous, la même origine pour ces deux maladies, el nous pensons qu'on peut expliquer d'autre façon les douleurs gui survien-

nent souvent dans le cours de la grippe. Ces douleurs sontou névralgiques où myagiques. Les manifestations grippales sont souvent dés phénomènes pathologiques - dùs au réveil provoqué par la grippe des affections qui ont autrefois frappé l'organisme. Ainsi tel symplôme douloureux dû à lagrippe sera d’origine rhumatismale “ét viendra chez un arthritique réveiller des myalgies où dés névralgies qui s'y trouvaient à l'état latent. F eo un alcoolique apparaîtra une névrite qui n'atten- - dait qu’une occasion pour se déclarer et à laquelle la grippe donnera un coup de fouet. Chez un tuberculeux les douleurs névralgiformes orippales se montreront

à l'état aigü et succèderont à une vieille névrite mfec-

tieuse qui sommeillait.

Nous pourrions multiplier les exemples ; mais nous nous bornerons là ; nous voulons seulement retenir ce fait, c’est que la grippe et le rhumatisme sont des maladies différentes, et que les douleurs grippales peu- É vent parfaitement avoir une autre origine que la grippe. Nous /admettons volontiers que cette dernière agit comme cause délerminante ; ces douleurs sont grip-

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pales par leur pathogénie, mais d'origine variée: par leur étiologie.

; , D Êe , Que d’autres localisations, que de complications n at-on pas attribuées à l'influenza !Outre les différentes formes dont nous avons parlé plus haut, on a encore

cité des formes fébrile, catarrhale, bulbaire, etc., mais

nous ne voulons pas nous étendre plus longtemps ; nous n'avons voulu discuter que les formes thoracique,

nerveuse, gastro-intestinale et cardiaque qui pour

beaucoup de praticiens résument toute l’histoire de la grippe, puisque pour eux cette dernière ne revêt généralement qu’une de ces formes.

Mais nous avons encore des complications en nombre infini. Il n’y à pas une partie de l'organisme qu'on n'ait pas voulu voir touchée par l'infection grip-

pale ; tout a été signalé. Si nous nous reportons aux différents ouvrages qui ont traité la question, nous

voyons que du côté de l'appareil cérébro-spinal, on a rapporté différents cas de délire aigu avec agitation maniaque (Joffroy), des changements d’ humeur, de la faiblesse de l'intelligence et de la volonté, des hallucinations des sens, des troubles de la mémoire, de l’amnésie (Postowski), de la dépression mentale avec tendance au suicide, du délire hypocondriaque (Ballet), de la folie, de l'épilepsie, de la pseudo- -méningite, des myélites ascendantes (Féréol, Deroye et Gallois),

des paraplégies passagères où durables. On aurait

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ja , — 39 —

- constaté des réveils de névroses telles que hystérie, neurasthénie, etc.

Outre les phénomènes thoraciques dont nous avons parlé déjà (preumonies et broncho-pneumonies), on a cité des bronchites capillaires (Peter), des congestions

pulmonaires grippales, des œdèmes de la glotte (Caraz), des érosions des cordes vocales, de la congestion de’toute la muqueuse laryngienne, de la broncho plégie (Huchard), c'est-à-dire de la parésie des bron-

Le -ches avec dyspnée et absence complète de phénomènes stéthoscopiques, des pleurésies de toutes espèces : ue séro- fibrineuse, sèches ou purulentes.

eu de la grippe à ne Lyphoïde dont nous avons rapporté l'observation, on trouve notées la FE diarrhée cholériforme et dysentériforme, les nausées

ae les vomissements passagers ou incoercibles, l'ictère

grave (Reynal), les péritonites, gingivites, stomalites, = périostites alvéolo-dentaires et pharyngites (Garlaz) et A ire parotidites suppurées ou non suppurées. & À F ÿ \

Pour. le système. circulatoire, nous avons, outre les si endocardites, de la myocardite, de l’arythmie, des syn- . copes, des hémorrhagies, de l’artérite, de l’artério- sclérose, des accès d'angine de poitrine (Peter), des Mobiles uniques ou doubles (Marcopoulos) de ia

Li gangrène sèche des extrémités (Mornet), ete., etc: + Du eôté de l'appareil génilo-urinaire, nous rencon-

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trons l'albuminurie, l'hématurie (Le Gendre, Gomby)}, la eystite (Comby), les orchites (Fiessingen), les avortements plus fréquents et la prédisposiiaus à l'infection puerpérale.

Les organes des sens eux aussi fournissent leur

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contingent aux complications grippales : furoncles, anthrax, herpès, rash scarlatiniformes, polymorphes, fugaces, rélinites, kératites, iritis, des névrites rétro-

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bulbaires, des paralysies, des. muscles de l'œil, du

blépharospasme:; enfin des complications articulaires

assez fréquentes, depuis les simples s bourdonnements d'oreille juqu'aux otites suppurées.

Pour tèrminer, rappelons l'opinion de Verneuil qui Fr que la grippe, soit à sa période d'état, soit pendant sa convalescence avait une influence fàcheuse sur les lésions chirurgicales etles opérations, et qu'il était prudent de s'abstenir de toute opération tant que Là durait cet état infectieux, sous peine de voir survenir presque certainement la prohémie. x

Nous avons rapidement passé en revue les do cations attribuées à la grippe et nous avons dit quela plupart du temps nous pensions qu'il y a une exagé | ration manifeste à voir LS et mr ul RAGE à

er non, nous ne RAS pas l'opinion de Broussais pour qui la grippe était: « une invention | : des gens sans le sou et des MERE sans Ro Le

nt rien de mieux à faire ont inventé ce farfadet »,

qui Ja supprimail purement et simplement du dé sologique: Nous eroyons qu'il existe un état infeceux souvent bénin, mais quelquefois grave, soit à

de Ja la débilitation des individus, soit parce que infections viennent s'ajouter à la maladie pri- €, >, soit enfin à cause d’autres causes qui ne sont connues et pour Jesquelles on ne peut que faire

nous sommes contenté d'observations recueillies dans des thèses de la Faculté de Paris. Certes nous n'avons pas la prétention d'avoir traité à fond cette

de maîtres incontestés, car eux assurément ne met-

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