CHAPITRE VI
Dans la modeste brochure que nous présentons au-. jourd’hui, nous avons donc essayé dé démontrer que. l'on avait étrangement abusé du mot grippe, de l'épithète « grippale ». Nous avons, pour prouver ce que nous avançons, choisi autant que possible des observations faites par des Maîtres. Faute de mieux, nous
question ; il nous manquait pour cela bien des choses; le temps et l'autorité d'abord, ensuite les documents. ee
Cependant, si incomplets que soient notre travail et nos arguments, nous n’en aurons pas moins mis à en évidence (autant que faire se peut dans une thèse inaugurale) l'abus que lon a fait de la grippe et de ss ses complications. Nous disons plus haut que nous N avons cherché à nous servir surtout des observations
tent pas l étiquette grippe à la légère ; il fallait qu’ ils eussent pour cela de bonnes raisons, et pourtant nous croyons avoir montré que ces raisons n'étaient pas. rs indiscutables, A côté des maires, de nombreux mé.
décins et non des moindres sont tombés dans l’exagération dont nous parlons ; pendant les épidémies d'influenza, toute maladie survenant était une maladie grippale. Cette tendance fit qu'on étudia comme une seule et même maladie un grand nombre d'états infeclieux ; les difficultés déjà si grandes de la clinique en. furent considérablement augmentées, et les idées les plus contraires, les plus invraisemblables furent émi-
ses sur l'affection qui nous occupe.
Les recherches bactériologiques furent longtemps stériles. En pouvait-il être autrement? Non certes, - car il est bien certaiñ que-les microbiologistes opéraient dans des conditions diverses. AN PRUR Paccord commence à se faire, il semble, jusqu'à preuve du contraire, que l’on doive considérer la diplobacté- Gnie de M. Teissier,.de Lyon, comme l'élément spécifi- que de la grippe-influenza. Ce micro-organisme a été retrouvé par différents auteurs et dans des conditions identiques. Mais les cas de grippe observés depuis Ÿ' H80) étaiènt-ils semblables aux cas observés pendant CAN Le première Lin A ? Dans la grande majorité des cas, les grippes qu’on a pu étudier depuis quelques années étaient beaucoup moins graves, se présentaient avec des accidents beaucoup moins dramatiques que ‘les cas d’influenza de 1889-1890, et l’on peut se demander si le microbe de M. Teissier était bien la cause de la grande morbidité constatée il y a huit ans. Le = jour où on démontrera que chez tous les grippés on
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. grandes épidémies de grippe observées depuis plus
. . . .* “ S . | s p”" 2 ; L retrouve la diplobaceténie, 1! n'y aura qu'à s Re. —# à chercher à soigner eflieacement les malades. ARS
: Nous avons grande tendance à considérer toutes les
sieurs sièeles comme des poussées offensives de mi " crobes pathogènes connus ou inconnus ; de À, cette. grande morbidité qui, Sous son polymorphisme, garde | : toujours le caractère’ infectieux. Les causes de ces 4 Pi es sont, comme nous Fs avons dit plus haut, abso-
tater, mais non se > On pourra nous dire que nous détruisons essayer de les remplacer, tes hypothèses que nous
= voulons voir disparaître ; notre but a êtè simple:
ment de montrer un écueil, à de plus auteris
en pathologie à se débarrasser d'une maladie allures très complexes, en lui donnant un ne
= ment nouv elle. On :. espérer, grâce à son car ù nettément infectieux, arriver un jour par la
. Û - A que nous de montrer la voie à suivre. Cette tenda
vague, n'est d'ailleurs pas rare. Il est hien certain qi dans quelques années, bien des états qualifiés aujour- & d'hui de neur asthéniques où d'hystériques auro une place marquée nettement dans le cadre | Ro:
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états infectieux dont nous parlons des traite-
RATE sé __ ATTRIBUÉS A LA GRIPPE
Lnen que le traitement des maladies que nous + nons d'exposer ne rentre pas dans le cadre de notre AN travail, nous croyons devoir y consacrer te
mots. TRE
fièvre est modérée, la coute pete réa t gastrique bon, la toux légère, l’étatgénéral Ur : C'est au coin du feu, comme où l'a dit, que l'on guérit ces grippes. "ARE SRE à Il n'en est plus de PAR cas graves survens surtout chez les surmenés, les vieillards, Re à cas d'infection qui peuvent. entraîner la mort Jade, vas thérapeutique active Sn Il fu
k ment surtout symptomatique. On traitera réa gastrique par des purgations : sulfate de ES SE
| magnésie, calomel, ete. — On favorisera la diurès par le lait, les boissons aqueuses : limonade \ euse infusions théiformes, etc., lavements froids, « On s ROUE de réaliser une asepsie. aussi com
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