L. T1ECK
rjues, souvent empruntées au moyen âge, mais qui trahissent aussi letude de la poésie méridionale. Les rythmes impairs, strophes de cinq vers (i), de sept (2), de neuf (3), rera de sept syllabes (4), la prédominance, dans certains poèmes, de rimes féminines (5), des combinaisons de rimes plus compliquées sont autant de caractéristiques de la métrique espagnole, et se trouvent, quoique encore isolément, recherchés par le délicat métricien qu'était le Tieck romantique (6).
Un poème en particulier est proprement une imitation <vrvantesque, une imitation parfaitement consciente el avouée : ce sont les strophes alternées que chantent Rudolf et Sternbald et dont l'origine a été déjà constatée par !.. Marchand (7). Cervantes a essayé deux fois de ce rythme. Dans la Galatée, Erastro et Elicio échangent, à la fin du livre IV (8), des chants bien balancés, décasyllabiqurs, à rimes féminines, dont les strophes, régulièrement, sauf vers la fin, composées de huit vers, reprennent au premier vers le dernier vers de la strophe antérieure. Dans la Gitanilla, Andrés et Clémente avaient échangé aussi des Strophes alternées, niais d'un type différent : les mètres
hriften, t. XVI, Sternbald, pp. a33, 36M. (a) Ibid., pp. -j-jV il 'i.
• ■ ni| '• des gl 1 (Cf. Iliigli.op. eîf., p. 8i);cellet de VOctaoU-
ippellenl plutôt la technique caldérontenoe, el elle* -oui étodléei dam lutre ouvrage : Tieck el le théâtre, espagnol. Medef, Parie, nn'i.
manique, 1006, /. <•.. p. '• .,, iq. Ce passage de l'article de ! f-i particulièrement consciencieux, et je n'ai que quelque! détaila
nier.
éd. Riranedej r.i, p. 64 sq.
sont dans l'ordre : 10 + 6 + 6+10 + 6+10 + 6+10 (1); les rimes ainsi disposées :abbaccdd, sont féminines; le dernier vers est repris dans la strophe suivante :
Mira, Clémente, el estrellado vélo Con que esta noche fria Compite con el dia, De luces bellas adornado el cielo
Y en esta semejanza,
Si tanto tu divino ingenio alcanza,
Aquel rostro figura
Donde asiste el extremo de hermosura.