‹ Cervantes et le romantisme allemandChapitre 3 sur 77 · AVANT-PROPOS V · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS V

M. A. Farinelli qui a, dans ses belles études de la Zeitschrifi fur verrjl.eichende Literalurgeschichte : Beziehun-

cjen zwischen spanischer und deutscher Poésie (1892-189.5), créé véritablement la littérature comparée de l'Allemagne et de l'Espagne, a surtout, dans un article puissamment construit et documenté sur Guillaume de Humboldt et l'Espagne (Revue Hispan. 1898), ou son ouvrage sur Grttlparzer und Lope de Vega 1894 , côtoyé le romantisme et soulevé d'attachantes questions.

M. Marchand, dans la Revue Germanique de 1906 II. pp. .V---,Hi a examiné le problème des sources de Sternbald, et montré l'influence dr< Nouvelles et de certains motifs cervantesques dans le roman de Tieck.

D'autres travaux étudient l'influence de Cervantes au \\ 11' siècle, l'influence du Don Quichotte sur le roman allemand jusqu'à la fin du wiii' siècle, ou l'hispanisme tant surfait de Lessing, ou encore les sources du Findling de

riche bibliothèque de I. Bonsoms. Malheureusement In bibliographie allemande de fUns fourmille d'erreurs typographiques, qui rendent parf.>i> le? titres méconnaissables. Nombre de références du t. III sont parfaitement ine\ Ex. t. III. p. m : I' Schelling ne se trouve pas dans I"> -11% 1

Realen [tic] und Idéal en in der Natur (exactement : Uber dus VerhœUnùa </<•* Realen und Idealcn in <i,r fiatur, 1806), mais dan- la Philosophie der Kunst,

sq.; la page de Humboldt, III. >3g (i8ai), n'est point dans l'Examen n- i,-s habitant* primitif* de VEspagne, mais dans la Correspondance are «..it! \ Farinelli. Revue //<>■paniqv les citations de Goethe sont datées au petit bonheur (III, p. ai3). D'antres textes n'ont point de référence (III, ■>■■■ . etc.) et beaucoup d'indications s,, ni ;, |„.u (,r,\. inutilisables. Il manque enfin un

nd nombre de jugements importants.

tte bibliographie, ajouter les listes du Gadeke't Grundriu, MI 1 et d'Buphorion, igo3, 1. \. p. ■ ',. nouvel apport, j'ai pu découvrir

■ombre de titres et de textes romantiques, qu'on n'avait pas encore relevés

et <pu sont particulièrement intéressants pour l'histoire de l'influent rven-

tesque.

Kleist ou du Komet de Jean-Paul, la place- de Calderon dans la pensée critique des principaux romantiques. Malgré tout, l'étude de l'influence de Cervantes sur le romantisme allemand reste tout entière à faire.

C'est à cette tâche que je me suis appliqué avec les moyens bibliographiques insuffisants dont j'ai pu disposer (i). J'ai cherché à recueillir le plus grand nombre de témoignages possible de la pensée romantique relatifs à Cervantes, et point seulement au Don Quichotte, mais à toute son œuvre; j'ai tenté à mon tour d'interpréter ces témoignages avec le moins de parti pris possible. Parfois les conceptions individuelles m'ont paru s'organiser fortement autour de ces faisceaux de pensées cohérentes et originales que constituent certaines individualités remarquables, les deux Schlegel, Tieck, aux deux grandes période? de sa vie, et Schelling; d'autres esprits au contraire, et pas toujours les plus insignifiants, ont été moins personnels, ont suivi et non guidé le mouvement général qui entraîne leur époque; ils rentrent de plein droit dans une étude générale de cette époque. On peut attribuer une importance toute particulière aux appréciations de certaines revues, qui représentent la pensée, non pas seulement du critique, mais de toute une partie de l'opinion publique. 11 a fallu parfois intervenir dans le débat de voix confuses et désordonnées, solliciter discrètement les textes pour obtenir quelques elartés et des précisions nouvelles.

Je ne me suis pas renfermé dans l'horizon de la critique. Cervantes a eu son influence sur la poésie elle-même

v'i) Ce travail n'a pat 1 ;* prétention d'être une bibliographie complète <lc l'in- Duence de Cervantes en Allemagne; un travail de cette ampleur n'est guère possible qu'à un Allemand. En attendant, j'ai cru utile de compléter et mettre à jour les études déjà existantes.

Page 1