CHAPITRE NEVYIBIIB
A cette nouvelle, les conjurés craignant que, si César ne tenait pas rassemblée ce jour, le ç^omplot fut découvert, décidè- £QQl que l'un d'caa it^ait chercher César
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chez lui et ferait tous ses efforts pour ramener.
Mais qui irait ?
.Le choix tomba ^ Décimus Brutus^ surnommé Albin us.
La trahison de la part de celui-ci était d'autant plus grande, que c'était, après Marcus Brutus, l'homme que César aimait
le mieux : aussi l'aval t-il institué son second héritier.
il ' . »
Iltiioiiyjs César teUënt^l ébratllé fiât
Dfiiént doimer vtnt certaine e(»n6ÎBta«oe les rafipbrts des dévins, que t^elUi-^, coiâme nbus raVens dit^ était ékdàé à 00 point sortir ce journal
Âibinus se moqua des devins et i^aiUâ (îalpurnie.
Puis, le prenant sur un ton plus sérieux, et se tourpant du côté de César :
—♦César, lui dit-il, souviens-loi d'uiie ehose, c'est que les sénateurs ne itont asr^ semblés que sur ta oottvoeatiou ; ils sont disposés à te déclarer roi de toutes les provifices situées hors de l'Italie, et à l'autoriser à porter ce titre m pÂPOOuraot les
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autres terres et les autres mers. Mainteuaut/si quelqu'un vient dire aux sénateurs^ qui t'attendent sur leurs si^es, de se séparer aujourd'hui et de. se réunir une autre fois, — c'est-à-dire un jour que Calpurnie aura fait de meilleurs rêves, — quels propos crois-tu que tiendront ceux qui t'envient, • et qui voudra écouter tes amis quand ils diront que ce n'est d'un côté la plus entière servitude, et de l'autre la tyrannie la plus absolue. Toutefois, veux-tu absolument considérer ce jour comme malheureux, eh bien, viens au sénat, et déclare-lui de vive voix que tu rein els k séance à un autre jour.
El à ces mots, le prenant par la main, il l'attira vers la porte^
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César fit un dernier signe à Galpurnie, et sortit.
Mais, i peine était *ii dans la rue, qu'un esclave fit tout ce qu'il put pour s'approcher de César. César, comme toujours, était entouré d'une foule de clients qui sollicitaient des faveurs. L'esclave fut
repoussé, et ne put atteindre] César. Alors il se jeta en courant à Calpurnie.
— Garde-moi, au nom des dieux, jus^ qu'au retour de César, lui dit-il, j'ai des choses de la plus haute importance à lui communiquer.
Ce ne fut pas tout.
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178 Ù8 ait4N«<; fiOMlkll!!»
(Jn rhéteur, nommé ArtéhnAores de Cnides, qui enseignait à Rome les fetlféi grecques, et qui voyait habituellement les principaux conjurés» avait eu avis du complot. Doutant qu'il pût parler d'ussez près à César pour lui révéler la conjuration, il en avait écrit les principaux détails sur un papier qu'il s'efforça de lui remettre. Mais voyant qu'à mesure que César recevait les placets^ il les passait aux officiers qui l'entouraient :
'^ César ^ orib-t-il «ft levant le papier, César I
Puis comme César lui eut fait signe de s'approcher :
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— Cféwbr, dit-il, Us (;e papier seul €* promptement : iicontieiit des choses, im-* portantes, et qui t'intéressent personnellement.
César le prit, fit un signe de la tête, et essaya en effet de le lire ; mais jamais il ne put en venir à bout, tant il était empêché par la foule, qui se pressait pour lui parler; si bien qu'il entra dans le sénat, tenant encore ce papier à la main, car c'était le seul qu'il eût gardé.
A quelques pas du sénat. César était desceadu de sa litière ;* mais à peine descendu, il trouva sur son chemin Popilius LœBas« le même qui» une dtmi«heure
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auparavant, avait souhaité à Brutus et à Gassius un heureux succès.
Popilius Lœnas s'empara de lui.
Gomme il arrivait quand un homme d'importance paraissait avoir quelque chose à dire à César, chacun s'écarta, et Gésar et Lœnas se trouvèrent former le centre d'un cercle assez grand pour que ceux qui le formaient ne pussent rien entendre des paroles échangées entre le sénateur et le dictateur.
Cependant, comme Lœnas paraissait parler à César d'une façon très animée, et que celui-ci écoulait avec une grande
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attention, les conjurés commençaient à concevoir une inquiétude d'autant plus grande qu'ils n'ignoraient pas que Lœnas ^ avait connaissance du complot, et que ridée qui leur venait naturellement à Tesprit était qu'ils étaient dénoncés par leur collègue; aussi, découragés, commençaient-ils déjà à se regarder les uns les autres, en s'encourageant du regard à ne point attendre qu'on les vînt saisir, . mais à prévenir cet affront en se donnant eux-mêmes la mort ; aussi déjà Gassius et quelques autres portaient-ils la main aux poignards cachés sous leurs vêtements, lorsque Brutus, qui s'était glissé aux premiers rangs du cercle, reconnut, aux gestes de Lœnas, qu'il s'agissait entre César et lui d'une prière très vive, plutôt
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que d'une accusation. Néanmoins il ne dit pas un mot aux conjurés, sachant qu'au milieu des conjurés il y avait bon nombre de sénateurs qui n'étaient pas du secret; mais, en souriant à Cassius il le rassura, et presque aussitôt, Lcen^s, ayant baisé la main de César, prit congé de lui, et chacun comprit qu'il n'avait été question entne eux que d'affaires personnelles.
César, alors, monta les degrés du portique et se trouva dans Tenceinte où se tenait rassemblée ce jour-là.
* M marcha droit au siège qui lui était
préparé.
En ,ce moment, suiraQt ce qm^tmt eoiv
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venu, Tréljonius entraînait Aotoine hors de la saÙe^ afia de priver César de soa secours, si quelque lutte s'engageait, et là^ il l'entretint longtemps d'une chose qu'il savait intérçssçr ^toijie.
Piradaftt ce ti^naps^ quoique de la secte d'Spicure, e'^strè^dire ne croyant pas à une autre vie, Cassius, chose étrange, fixait son regard sur la statue de Pompée, comme s'il l'invoquait po^r }e supcès de l'entreprise.
Alors, s'approcha TuUius Cimber, César n'ayant pas encore eu le temps de s'asseoir.
C'éfej* çjus^ xwftYçnwe.
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TuUius Gmber devait venir demander à César le rappel de son frère, qui était exilé.
TuUius Cimber commença sa harangue.
Aussitôt tous les conjurés se rapprochèrent de César, comme si, portant intérêt au banni, ils désiraient joindre leurs prières à celles du suppliant.
César refusa la demande.
Ce fut une occasion de le presser de plus près, car tous étendaient les mains vers César.
Mais lui, repoussant leurs instances :
— Pourquoi me presser pour cet homme? dit- il, j'ai décidé qu'il ne renta*erait point dans Rome.
Et il s'assit, essayant d'écarter de lui cette foule qui rétouffait
A peine élait-ii assis que Tullius lui prit la robe de ses deux maios, et dans le mouvement lui découvrit l'épaule.
C'ôst de la violence, s'écria César.
C'était le signal convenu.
Casca, qui était placé derrière César, tka son poignard et frappa le premieri
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Maî^ comme César, impatient» 8¥{iitfait unniouvqmeot pour sel$vgr,la.pwgMr4 glissa sur Tépaulé et.oa ai qu'u«# Ues-^ sure profonde.
Cependant César sentît le fer.
— À,h\ misérable Casca, s'épria- t-il, que fais-tu?
Et, .^toat. yéi^p 4^ Ç^f» il'aine main, il le frappa de 4'autre avec le poinçon dont il se servait pour écrire sur^es tablettes.
mèim'^fm
quelques mots en latia^ Casca blessé s'écriait qb^soo i^té^v grec :
— Mon frère, au secours !
Il se fît alors uo gr&xïà mouvement :
ceux qui n'étaieot pas du complot se rejetèrent en arrière, frissonnant de tout leur corps, n'osant défendre César, ni prendre la ftiite, ni même proférer une seule parole.
Ce moment d'hésitation fut rapide comme la pensée, car chaque conjuré tira son épée, environna César, de telle façon que de quelque côté qu'il se tournte, <â oe ^ et ne^estît que h fer.
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Mais lui, sans lâcher le fer de Casca, se débattait entre toutes ces mains armées, dont chacune voulait avoir part au meurtre, et goûter pour ainsi dire à son sang, quand tout à coup, au milieu de ses meurtriers, il reconnut Brutus, et sentit que celui qu'il appelait son fils lui portait un coup de poignard dans Tatne.
Alors il Iftclia répée de Gasca, et/ sans autre plainte que ces mots : Et toi aussi, mon fils l sans essayer de se défendre davantage, il se couvrit la tète de sa robe, et abandonna son corps aux épées et aux poignards.
El cepebdant il 'restait detîaatv ël ite
assassins frappaient avec une telle rage qu'ils se blessèrent eux-mêmes : si bien que Brutus eut la main ouverte, et que tous les autres furent couverts de sang.
Enfin, soit hasard, soit que les conjurés le poussassent de ce côté, il alla s'abattre, au pied de la statue de Pompée, dont il ensanglanta le piédestal.
« De sorte, dit Plutarque, que Pompée semblait présider au châtiment de son ennemi, étendu à ses pieds et palpitant sous le nombre de ses blessures. »
Car il avait été, dit-on, percé de vingttrois coups!...