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Quels étaient ces présages, et quelle foi peut-on y ajouler.

U âtyl bifm y rn^mt puisque toud les

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historiens, Virgile leur donne la consécration de ses beaux vers.

Nous allons donc feuilleter Suétone el Plutarque.

On se rappelle que César avait relevé Gapoue et repeuplé la Campanie.

Des colons qu'il y avait envoyés, voulant

y élever des maisons, fouillèrent d'anciens

^ tombeaux avec d'autant plus de curiosité

que d^ temps en temps ils rencontraient

des monunients antiques.

Or, dans un- endroit où l'on disait que Capys, l0 'fondateur de Gapoue, avait été

enterré, ils rencontrèrent une table d'airain avec une inscription grecque, qui signifiait que lorsqu'on découvrirait les cendres de Capys, un descendant d'Iule serait mis à mort par la main de ses proches, et serait vengé par les malheurs de l'Italie.

« On ne peut, dit Suétone, regarder ce fait comme fabuleux.

» C'est Cornélius Balbus, ami intime de César, qui le rapporte.

» Cet avertissement ne fut point caché à César, et comme, à ce propos, justement on lui disait de se défier de Brutus, ce Ait alorg €(u'il âuiiàit l'épondu 2

454 L8I smiNDS fiOMHSS

« — JEb quoi I croyez-vous donc que Brutus soU si pressé qu'il u'attooda pas la fin de oeite misérable cbair? #

On lui annonça encore et pt^squé «n même temps que les chevàtrx qti*îl avait consacrés, lors du passage du Rubicon, et qu'il avait laissés paître en liberté, s'abstenaient de toute nourriture et p}ea^ raient abondamment.

Au rapport de 6trabon-le-Philos()pb«5 on vit en l'air des hommes de feu marcher les i}ns contre les autres.

Le val«t d'an solOiit fit jaillir de 9» mm une flamme très vive* i^o orui (0ie n mma^

nf Mit Dfe ClIAMlIlllC 1S5

MÊinit btûléëj ttâis t^and la flammé fat éteiQte^ Itt rnnie tt'eut aueuti mai.

Ce n'est point tout

Daps un sacrifiée que César offrait^ <m ne trouva point de cœur à h victime^ e^ c'était- le présage le plus effrayant qu« Ton pût rencontrer, aucun animal ne pouvant vivre sans cet organe essentiel.

Dans un autre sacrifice, Taugure Spurina l'atwtitiiii^ pour IfS Ida» é» mars, ilétait menacé |d'un grand danger.

La veille de ces Tdes, des oiseaiit de

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différentes espèces mireot eo morceaux un roitelet qui s'était perché sur la saUe du sénat avec un rameau de laurier dans le bec.

Le soir où ce présage s'était manifesté, César soupait chez Lépide où, suivant sa coutume, on lui apporta ses lettres à signer.

Pendant qu'il signait, les convives proposèrent cette question :

— Quelle mort est la meilleure?

— La moins attendue, dit César en si-

Après le souper, il rentra dans son palais, et se coucha près de Calpurnie.

Tout à coup, et pendant la première phase de son sommeil, les portes et les fenêtres s'ouvrirent d'elles-mêmes.

Réveillé par le bruit et par la clarté de la lune qui se répandait dans sa chambre, il entendit Calpurnie qui dormait, elle, d'un profond sommeil, pousser des gémissements confus et prononcer des mots inarticulés.

Il la réveilla et lui demanda ce qu'elle avait pour gémir ainsi.

— Oh I cher époux, dit-elle, je rêvais

quei j« (0 twiaâ, paraé d^oonpi, (dn^ Éies bras.

l^ I^QOiai» jmlip, «n vint lui aooàn-

tes dif]^r@B(» t^fde^ M h^9, égdffgt cent victimes pendant la nuit, et que pas

César rêsla un instant -petisit, pttis, sô levant: •

— Bon, dit-il, il n'arrirera Jéunafis h f^ sar que ce qui doit lui arriver.

On était arrivé au 15 mars, jour que les Ilo(pains apjpejQlent le§ Ides. .

m noBB ne <!H ambre 159

Le sénats par eitraordÎDaire, était convoqué seqa un des poptiquas eavironnant

le théâtre. Sous ce portique^ garni de sié-r ges pour la circonstance, était la statue quç Rqmq avait éjevée à Pompée apfès que celui-ci avait embelli le quartier e» y faisant construire le théâtre et ses portiques.

Le lieu semblait à la fois choisi pw lit Vengeance et par la Fatalité.

L'heure arrivée, Brutus, sans confier son dessein à d'autres qu*à Poreîa, Brutus sortit de chez lui un poignard caché sous sa toge et se rendit au sénat.

Les autres conjurés étaient assemblés obœ GasBîus.

Us délibéraient si Ton ne devait pas se défaire d'Antoine en même temps que dd César.

D'abord il avait été question de faire entrer Antoine dans la conjuration.

La plupart avaient été d'avis qu'on le devait admettre.

Mais Trébonius s'y opposa, disant que, lorsqu'on était allé au-devant de César, à son retour d'Espagne, il avait, lui Trébonius, constamment voyagé et logé avec Antoine, et qu'alors il lui avait fait une légère ouverture sur un projet pareil à celui qui allait être mis à exécution, mais

Blf ROBE DE CHAIKBIIB i6l

que^ quoique Antoine eût pérfaitement compris^ il avait gardé le silence.

U est Trai que, d'un autre côté, il n'ayait rien dit à César.

Sur cette révélation de Trébonius, on avait laissé Antoine en dehors.

Mais, le moment venu, il n'étaii plus seulement question de laisser Antoine en dehors, mais plusieurs pensaient qu'il était prudent de le frapper en même temps que César.

Brutus arriva sur ces entrefaites, et sou avis lui fut demandé,

vil 11

102 ÏMi «AANDS HOMMES.

Maifi lui refusa sa voix à ce nouveau meurtre, disant qu'il le regar4ait comme, inutile, et qu'une entreprise si hardie, dont le but était le maintien de la justice et des lors, devait être pure de toute injustice.

GependanJ^ comme q^^que&^uD^.ortiW gnaient la vigueur extraordinaire d'Antoine, il fut convenu que l'on attacherait à sa personne quelques-uns des conjurés, afin qu'ils le retinssent hors du sénat, tandis que le meurtre s'accomplirait à lintérieur. '

Ce point f é«ol«i, oa sortit de la maiiioQ

deCassius. ;; /

pB^nertefifadë €aslmb) qui alteit ptmdrela.tobe Tirilei. ' i

bes'to^ur^^ riiçcoq[)Qaj;i)èf opL ea effet jusqu'il FoFusti et 4^ là^ eetra^rt «eus l9i portique de Pompée, ils y attendirent César.

Là, quelqu'un qui eût eu connaissance du complot eût pu admirer l'impassibilité des conjurés à l'approche du péril.

• . 'I • • • Plusieurs étaient préteurs, et, en celte

qualité, rendaient la justice. Or, comme s'ils eussent eu l'esprit parfaitement libre, Us évottltteatles'dtfMrctads ^ui ItUt? étaient

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soumis et portairat des jugem^ts aussi exacts et aussi parfaitement motivés que si rien d'extraordinaire ne menaçait.

Un des accusés, condamné par Bmtus à payer Tamende, en appela à César.

Alors Brutus, avec son calme ordinaire, promena les yeux sur l'assistance en di« sant :

-» César ne m'a jamais empêché et ne m'empêchera jamais déjuger selon les lois.

Cependant la situation non-seulenkent

m BtME M CIlÀMftM 1G!$

était grave, mais à chaque instant écoulé, sans amener César, s'assombrissait encore.

Pourquoi César ne TenaiUil pas? qui le retenait? Itesprisages Tavaient^ils arrêté?

écoutait-il la voix de ce devin, de te Spurina qui lui avait dit de craindre les Ides de mars?

* Puis, càose qui redoublait l'inquiétude, Popilius LœnaSy un des sénateurs, après avoir, plus affectueusement qu'à l'oixli-

naire, salué Cassius et Brutus, leur avait dit tout b^s:

— Je prie les dieui d'accorder un heu- Jievtt :succès ait (^e^sein que vous méditez ;

IWl JM ORiNM HOIOIBS

poais je voufr oonadUe d'en hâter Vtsié&i' tiom, uiir l-aâsire n*est plus seiaièle.

Pour comble d'angoisse, en ce momeiit, un des esclaves de Brutus accourut, lui

En effet, Porcia, pleine d'inquiétude sur l'issue* de révénéméiif et succombant à sa terreur, Porcia ne pouvait demeurer en place.

Elle sortait; elle rentrait, elle tatewô-

EU ROBE DE CHAMBRE i69

geait les voisins pour savoir s'ils n'avaient rien entendu dite de nouveau, elle arré« tait le, p«.«B.s pour leordéB.nd.,.-U, savaient ce que faisait Btnitus.

Elle envoyait au Fbi^um messages sur messages pour avoir des nouvdles.

Enfin, comme on lui dit que sans doute César avait été prévenu, puisqu'il n'était pas encore sorti, quoiqull fAt onze heures du matin, elle tomba en ééMlanee, chatigea de couleur et perdit tout sentiment.

pBiti fèisàfies, là- voyant dans èel état, fi0«i«Hreât akfns des cris dé dêfresse et «p^lèi^fit ii^aide.

i08 LES GOXNDS HOMMES

Aces cris, les voisins accoururent, et, comme elle était pèle, immobile et froide^, en un instant le bruit se rép^indit paf toute la ville qu'elle était morte;

;. Mais elle, ; ayant repris ses senç, grâce aux soins quelui prodiguaient ses femmes,

ordonna que l'on démentît le bruit de cette mort.

Ce bruit, ^ on: vient 4ç le voir, avait déjà atteint le Forum, et était, parvenu jusqu'à Brutus. ,,

,. Brutes, n,'av{|it pa^ aoiurtnUé^ le stolque avait unç^ qçcasip;i; de me^ttre.en pratique ses principes : Que le malheur pefsosi^t

doit être compté pour rien devant Tintérèt public.

Il demeura donc au sénat, impassible, et attendant César.

Sur ces entrefaites, arriva Antoine, qui venait de la part de César, annoncer que César ne soilirait point, et prier le sénat de remettre la séance à un autre jour.

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