‹ cesarChapitre 11 sur 18 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

César mort, et étendu au pkd de la statue de Pompée, Brutus s'avança au milieu du sénat pour expliquer et glorifier Faction qu'il venait d'accomplin Mais

les sénateurs, saisis d'épouvante, s« prévu 13

49i LES GRANDS HOMMES

cipitèrent par toutes les issues, et jetèrent le trouble et Teffroi parmi le peuple en criant, les uns : On assassine César I les autres : César est mort l selon qu'ils étaient sortis quand César était debout encore, ou quand César était tombé.

Alors, ce fut un trouble presque aussi grand dans les rues qu'un instant auparavant dans le sénat : les uns fermaient les portes, les autres, laissant leurs magasins ouverts ou leurs banques désertes, tous se précipitaient vers le portique de Pompé».

Di^ JeMT oôté, Aotoitte et Lépide, les deui ph» graïKis maiB de iGésar, liiyaîent, crai^ |

EN HODe DE CHAMBRÉ 195

Qaaot aox conjurés, réunis en troupe, poignarda et apées mis et ensanglantés, il$ jiortip^irt du sénat et montèrent au Capitolç, non comtnd deâ gens qui fuient, laai^ coiftBie des liommes radieux et pleins de ooDfiancQ, appelant le peuple à là liberté, et attirant parmi eux les personnes de distinction qu'ils trouvaient sur leur passage,

Et^ dans le premier moment, quelquesuns de ceux-là qui sont toujoiws prêts à prendre parti pour les vainqueurs et à glorifier le succès, se joignirent aux mf^urtriers pour faire croire qu'ils avaient eu part à la conjuration et s'en attribuer leur part de gloire.

De ce nombre, lurent Caïus Octavius et LeBtubis Spinteir.

I9G LES 6RANDS HOMMES

Et plus tard y tous deux furent punis de leur sanglante fanfaronnade, comme s'ils eussent été de véritables meurtriers. Antoine et Octave les firent mettre à mort, ^t cela non pas même comme assassins de César, mais comme s'étant vantés de Têlre.

Pendant ce temps, le cadavre restait étendu dans une mare de sang ; tous le venaient voir, mais nul n'osait le toucher.

Enfin, trois esclaves le soulevèrent et le rapportèrent à sa maison, sur une litière hors de laquelle pendait un des bras.

Calpurnie était déjà préventio de soif

ENHOBE DE CHAMBRE J97

malheur : elle reçut le cadavre au seuil de la porte.

On appela le médecin Ântîstus.

César était complètement mort ; mais, cependant, de ses vingtr-lrois blessures,

une seule, reçue à la poitrine, était mortelle.

Ce fut la seconde, dit-on.

Les conjurés avaient d'abord arrêté dans leur plan que César mort, on traînerait son cadavre par les rues, et qu'on le jetterait dans le Tibre, puiis que tous sei

Page 1