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bieni^ seraient conûâqués et ses actes dé-* clarés nuls.
Mais la crainte qu'on eut qu'Ântoifte, consul,' et Lépide, commandant de la cavalerie, qui avaient disparu pendant Tas- 5assînat, ne reparussent à la tête des soldats et du peuple, fit que, sous ce rapport, rien de ce qui avait été décidé 'ne fut accompli.
Le lendemain, Brutus, Cassius et les autres conjurés se présentèrent sur le Forum et parlèrent au peu{4e) mai» les discours commencèreot et fiiûrent mus que les spectateurs donpasseat anoun signe de blâme ou d'approbation.
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De ce profond sileace ressortait une dottUe véFité.
C'est que ce peuple honorait Brutus, mais regrettait César.
P»dàDi oe tettipRi^ te sénat te réunissaât daos'ltt temfde d& la Terre^ et là Autdaë^
Plancus et Cicéron proposaient vme aattt* nistie générale et invitaient tout le monde à la concorde.
lèh, il Ait décrété qt» nm-iejAeÊtÊ^nt dn^ donnerait sûreté entière aux èô^furéSi mais encore que le sénat aurait un décret à reixAre sur ]»s honneurs à leur accorder.
StftO LES «AAKl^S UOMMKS.
Ceci convenu, le sénat se sépara, et Antoine envoya son fils au Gapitole pour servir d'otage aux conjurés, qui s'y étaient retirés, comme pour se mettre sous la garde de la fortune de Rome.
Lorsque tout le monde fut réuni, cette paix fut jurée à nouveau : Ton s'embrassa ; Cassius alla souper chez Antoine, et Brutus cbezLépide.
Quant aux autres conjurés, ils furent emmenés de côté et d'autre, ceux-ci par leurs ami$, ceux-là par de simples connaissanceis.
Chacun, voyant èelaj croyait les affaires
EN ROBE I>£ QHAMBIŒ 201
sagement arrangées, et la république invariablement rétablie.
On avait compté sans le peuple.
Le lendemain^ au point du jour^ le senat s'assembla de nouveau, et remercia, dans les termes les plus honorables, Antoine, d'avoir étouffé les premiers germes d'une guerre civile.
Enfin, on combla Brutus d'éloges.
Puis on distribua les provinces.
Brutus eut HlëilëGrètoi
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GassiusTÀfFique;
Trébonius TAsie ;
Gimber la BilhyDie ;
Et BfUtuâ Albiûus la Gaule circumpâdâfle.
CependaDt, on commençait à dire tout bas qu'il existait un testament de César.
Ce testament, disait-on, avait été fait par lui pëftâhttt le tmiû âé iëplënAfre précédent, à une campagne nommée Lavicanum.
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Ce testament seellé^ César, disaitrou toujours, l'avait confié à la première des Vestales.
Les Romains renouvelaient leur testament : César avait plus d'une fois écrit le sien.
Tubéron rapporte que, de son premier cMisttîai è la gitefredvflé, il avait îtislitué Cnéius P.empée pour son héritier.
Mais paf ses dernières dispositions, — par le testament fait au mois de septem- }K^y à Lavifianum^ qL donné eA garde à la preoûèr» Ye»tale^ - il instituait trois
nouveaux héritiers.
204 LES GRANDS BOMHfiS
Ces trois héritiers étaient trois arrièreneveux.
Le premier était Octave. Il avait à lui seul les trois quarts de la succession.
Le second était Lucius Pénarius. Et le troisième Quinlus Pédius.
Us avaient chacun . un huitième des biens de César.
Il adoptait en outre Octave et lui dpnnait son nom.
Il déclarait plusieurs de ses amis, et presque tous furent ses assassins, tuteurs de ses fils, s'il en avait.
£N ROBE D£ CnAMBKB SOS
Il plaçait Décimus Brutus, celui qui Tavait été chercher chez lui, dans la seconde classe de ses légataires, laissait au peuple romain ses jardins du Tibre et à chaque citoyen trois cents sesterces.
Voilà ce qui se répandait dans le peuple et y jetait une espèce d'agitation.
Mais une autre cause de trouble, c'était rapproche des funérailles.
Du moment où le cadavre n'avait pas été jeté dans le Tibre, il fallait que les funérailles eussent lieu.
On avait: tl'abord eu l'idée de les faire
306 tu Qi^k^M laaMMU
sacrètement, maison oraigtiit d'irriter le peuple.
Gassius élait d'avis qa'à ee ti^que tes obsèques ne tussent point pubUquesi.
Mais Antoioe pria tant auprès de BruCus que Brutus céda.
C'était la seconde faute qtiHl commettait.
ia première avait été d'ép«rgner Antoine.
D'abord, Antoine lut le testament de César d«v«iit la maison de César»
£N noBE DE rn\ion£ SOI
Tout ce qui en avait circulé d'avance au Forum, éur les places et dans les carrefours de Rome était vrai. *
il/eavéerita que, quand le peuple vit qae€ésar Lui iaissftit ses jardios du Tibre et tmis eeots sesterces par chaque d-' toye», le peuple éclata en cris, moâtra une vive impression pour César et de Wlfo regrets de sa mort.
iCe fui ce moment qu'Antoine choisif; pour transporter le corps dQ la maison jcnor tuaire au fihiamp-de-Mors.
On lui aTaît élevé un Mcher près du tombeau de sa fille Julie et une chapeflâ
LSS GRANDS VOMMSS
dorée sur le modèle du temple de Vénus Génitrix vis-à-vis de la tribune aux harangues.
Dans cette chapelle, on avait dressé un lit d'ivoire, couvert d'une étoffe d'or et de pourpre, surmonté d'un trophée d'armes et de la robe même dans laquelle il avait été tué.
Puis enfin, comme on avait pensé que le jour tout entier nt suffirait pas à ceux qui apporteraient des présents pour le bûcher si Ton observait le cérémonial d'une marche funèbre, on déclara que chacun irait sans ordre et par le chemin qui lui plairait^
Ed outre, depuis le matin, ou donnait au peuple le spectacle de jeux funéraires, et dans ces spectacles, réglés par Antoine, on chantait des morceaux faits pour exciter la pitié et l'indignation, entre autres le monologue d'Âjax dans une pièce de Pacuvius, monologue dans lequel se trouvait ce vers.
Les avait-ie aanvés aflo qfk'ih ma perdisseal l
On voit que tout était bien préparé d'avance pour que les funérailles de César devinssent une apothéose.
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