‹ cesarChapitre 15 sur 18 · VU · texte numérisé non relu

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lem, villes à naître, villes nées, villes prêtes à mourir, tout cela relève de Rome, de Rome, la ville éternelle, ,qui deviendra 1?

capitale des papes quand elle ne sera plus celle des Césars.

Or, nous l'avons dit, Rome comme le reste d^ l'univers, attendait cet homme, ou plutôt ce Dieu, prédit par Daniel* et annoncé par Virgile, ce Dieu auquel d'avance elle avait dressé un autel sous le nom du Dieu inconnu.

Deo Ignoto.

Seulement, quel sera ce Dieu ?

De qui naîtra-t-il?

La vieille tradition du monde est la même partout.

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Le genre humain, tombé par la femme, sera racheté par le fils d'une! vierge.

Au Thibet e\ au Japon, le dieu Fa,chôr gé du salut de Tunivers, choisira son berceau dans le sein d'une jeune et blanche

En Chine, une vierge fécondée par une fleur, mettra au monde un fils qui sera roi du monde.

Dans les forêts de la Bretagne et de la

Germanie, où s'étaient réfugiée leur nationah té expirante, les Druides attendaient un sauveur né d'une vierge.

Enfin, les Écritures annonçaient qu'un.

Messie s'incarnerait dans les flancs d'une

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vierge, et que cette vierge serait pure comme la rosée de l'aurore.

Le Messie, quarante-quatre ans encore, et il allait naître.

Il fallait Tunité romaine pour préparer l'unité chrétienne.

L'unité — romaine — seulement était tout extérieure et matérielle; elle n*excluait que les esclaves et les barbares, c'est vrai.

Mais elle les excluait.

Dans l'unité chrétienne, il ne devait y avoir aucune exclusion, — car c'était l'unité des cœurs et de rintelligence, — dans

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Tunité chrétienne, il ne devait y avoir ni gentils, ni juifs, ni esclaves, ni hommes libres, ni Scythes, ni barbares, mais tous,

et le Christ en tous.

— ' Novum hominem ubi non est Gentiles et Judœus, Circumcisio et Prœputium, Barbo/rm et Scytha, servus et •liber, sed omnia et in omnibus Christus.

Cette grande unité était la seule chose qui eût échappé au génie de César, mais encore semble-t-il en avoir eu le pressentiment/

Voilà pourquoi nous avons dit que César était un précurseur.

Cent ans plus tard, il eût été un apôtre^

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Et maintenant nous comprenons parfaitement, que, pour ceux qui ont vu César au simple point de vue matériel^ . au point de vue de la chair, César n'ait été qu'un tyran.

Nous comprenons bien qu'au collège, ce pays des horizons courts et étroits^ on ait fait de Caton un martyr et de Brutus et Cassius des héros.

Nous comprenons ehcore que les historiens qui ont copié Plutarque, Suétone, Tacite, Âppien, Dion, n'aient vu dans oes historiens que ce qui s'y trouvait : c'est-àdire le fait accompli.

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Mais ces hommes qui nous transmettent le fait accompli écrivaient dans les ténèbres ; ils ne pouvaient dire à leurs contemporains que ce qu'ils savaient, transmettre aux générations futures que ce qu'ils avaient vu.

Mais, à notre avis, Tl^mme qui, chez nous, ne verrait pas, dans les faits accomplis de cette grande période génésiaque, autre chose que ce qu'y ont vu les auteurs païens, et qui ne ferait que les traduire eu les copiant, ou les copier en les traduisaut, celui-là n'écrirait pas, comme eux, dans l'obscurité.

Celui-là serait un aveugle.

El mainlenant, à l'histoire d'Octave ap-

ZiH LES GK. IIOMMLS LX KOB£ 1)1£ CHAMBBE

partienlle dénoûnient de celle lulte entre la République et l'Empire.

Cette histoire, nous espéroris l'écrire un jour.

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