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guerre civile, CAsar, appréciant ces hommes si difficilds à vaincre comme ennemis si francs et si fidèles comme alliés, dès le commencement de la guerre civile César a donné le droit de cité à tous les Gaulois nés entre les Alpes etTÉridan.
Apre» Pharsale et Thap^e, en récompense de^ services qu'ils lui ont rendus, il les fait sénateurs. Il fait collègues de Cicéron, des centurions, des soldats et même des affranchis.
C^ fiit alors que Ton 'afficha dans Rome cette fftW^^Sfe recommanc^ation :
16 L£S GRANDS IIOMMfiS
a Le public est invité à ne point indiquei" aux sénateurs le chemin du sénat. »
On chantait, outre les chansons obscènes sur Nicomède et sur le vainqueur chauve, des vers qui disaient :
« César conduit les Gaulois derrière son char, mais c'est pour les mener au sénat ; ils ont quitté Thabillement celtique pour le laticlave. »
Ce n'était pas sans raison que César agissait ainsi. 11 voulait se faire donner tous les honneurs et tous les pouvoirs, et il savait qu'un pareil sénat ne lui refuserait rien. Aussi lui vota-ton par acclama-^
EN ROBR DE CIUMIRE l"?
tîon, comme on dit aujourd'hui : Pouvoir de juger lés pompéiens ; droit de paix et de guerre ; droit/ sauf les provinces populaires, de distribuer les provinces aux prétem's, tribunat et dictature avec ; aussi fut*il proclamé Père de la Patrie et Libérateur du monde. Ses fils, — et â pdrt GésaricMOi, de naissance douteuse, il n'avait jamais eu de fils, — ses fils furent déclarés imperatores. Au-dessus d'une statue de bronze, représentant la Terre, on dressa la sienne avec cette inscription : Au demi-dieu. Enfin, le .séducteur chauve, l'homme qui avaitYdmeu les Gaulois, mais que Nicomède avait vaioeu, fil t nommé réformateur des tnœurs ; et, il n'y avait pas un an qu'il avait logé sous is toit conjugal, près de s^ femme Galpurnie, la belle Qéopfttpe et son
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époas 6e ooee ans, et cet ânfi^nt qpi \ï^ était si piibliqtiemeDt tUrîbii^ qu'on Tap-^ pelait Césarion ; et Helyius Giqna,. trîbuji xlu peuple, préparait uoa loi par laqu^U^ 4l allai l éti^e permis à (iésar d'4pQU&ôir atitBiit de f^mas iqu^il voudraît pç^ur «9 •avoir îles héritiers.
Ce n'eçt pas tout : le changement s'opèr^ à ja fois dans les chiosiBS matérielles, politiques et intellectuelles.
L'immuable Pomœitîuffi a recuyié» noo ^ivs devant un décret du jséBal, maifS. 4eviBpt la Tok)Dtë d'un «ealiiommîe. Le caiendr^er ne s'accordait pas avec la révolutioD de Tannée : on comptait encore lâs bmu» par
U J»a?.€é*«r- 9c conféré 4e fteUe iwiéguJla- H^aweplpsçjt^ant? %ypUeBig, et 4ésorla^s X^kée, JWTQ IfQh cem soixante-sept
Le climat lui-même est vaincu : la girafe . d'Abyssînîe etTélêphant dé Yfnàe viennent se faire tuer, sous une forêt mobile, "dans le cirque romain. Les vaisseaux conibattent sur terre, et si Virgile avait déjà chanté ses moissons et les bergers, on ne
serait pds étonné de voir paître \m jour tes cerfs dans les airs.
-<-*Qui ose?a contredire, s'écrie Miche- Içt, oeM auquel la nature et l'humanité fi^'OQtr i^&64iû^o^ celuji qui jamais n'a rien
iù LES GÙANDS HOMMES
refusé à personne, - ni sa puissante amitié, ni son argent, ni même son honneur.
— Venez donc, tout de bonne grâce, déclamer, combattre, chanter, mourir, dans cette bacchanale du genre humain qui tourbillonne autour de. la tête fardée de Tempire. La vie, la mort, c'est tout un. Le gladiateur a de quoi se consoler en regardant les spectateurs. — Déjà le Vercingétorix des Gaules a été étranglé ce soir, après le triomphe. — Combien d'autres vont tantôt mourir, parmi ceux qui sont ici. — Ne voyez-vous pas,- près de,,Çésar, la gracieuse vipère du Nil ; son époux de dix ans qu'elle doit aussi faire périr, c'est son Vercingétorix, à elle. — De Tautre côté du dictateur, apercevez- vous \a figure hâve de Cassius, le brâne étroit de Bru tus :
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tous deux si pédes dans leurs robes blauches bordées d'un rouge de sang ?
Mais, au milieu des fêtes et des triomphes, César se souvient que l'Espagne est révoltée, ses lieutenants l'appellent à grands cris,
—Attendez; César a encore une dernière chose à faire, le dénombrement de l'empire.
Le dernier dénombrement avait donné trois cent vingt mille citoyens ; celui de Gésir n'en donna que cent cinquante mille*
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Cent soixante -dix mille avaient péri dans les guerres civiles^ au milieu des fléaux dont elles avaient aflOdgé llta ie ]et toutes les provinces.
Ce dérionibreinênt fait, Cësat*, ^nlànt (tue là guerre civile, cette dêVôrati*îfcè dès hommes, avait duré assez longféin^s. Ce* sar partit de Rome et arriva en vingt-sept jours à Cordoue.