‹ cesarChapitre 4 sur 18 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Pendant ces vingt-sept jours, César fit un poëin6 iotitulé : le Voyage.

Déjà, pendant son séjour à Rome, il s'était amusé à fépondre à réldgë de Gatotl

par Cicéron en écrivant un pamphlet intitulé : l'Anti-Caton.

Nous avons eu Toccasion de citer déjà plusieurs fois ce pamphlet ; sa date précise est entre la guerre d'Afrique et celle d'Espagne,

Auparavant, dans un voyage à travers les Alpes, il avait déjà dédié à Cicéron deux volumes sur la grammaire et Forthographe,

Cèè^r! av&il deè iâteltlgences ctaïas €ôrdoue ctue teiiâii le p\\ià J6(ià6 des fiU fie Pompée, Sextuà, tâDdiis ^ë l'autre, GfléSus, assiégeait là Ville d'Ollefe. • '

A peine était-il arrivé, que des hotnmes, qui venaient de la ville, lui annoncèrent qu'il lui serait facile de s'en enïparer, attendu qu'on ne savait rien encore de sa présence en Espagne.

Lui alors dépêcha aussitôt des courriers k Quinlus Pédius et à Fabius Maximus^ qui étaient ses lieutenants dans la province^ afin qu'ils lui envoyassent de la cavalerie iévêë ââïis Ib pa;j^s même.

Ceux-ci trouvèrent en outre moyen de faire savoir aux habitants d'UUes, qui tenaient pour César, que César était arrivé.

Âussîtâfr, cémine il était venu des en-

^2& LKS GRANDS HOMMES

voyés de la ville de Cordoue, vinrent des envoyés de la ville d'UUes.

Us avaient passé, sans être découverts, à travers le camp de Cnéius Pompée, et venaient supplier César de les secourir au plus tôt comme de fidèles alliés qu'ils étaient.

César, aussitôt, fit partir six cohortes et autant de chevaux que de fantassins sous le commandement de Junius Pachécus, capitaine espagnol, expérimenté et connaissant bien le pays.

Pachécus choisit) pour retrayerser U

KN AOBE bt CHAMBRE ^29

tamp de Pompée, le moment où éclatait un si grand orage, qu'on ne pouvait à cinq pas reconnaître ni amis ni ennemis.

Il avait disposé ses hommes deux par deux, afin de tenir le moins d'espace possible, et commençait d'entrer dans le camp lorsqu'une sentinelle lui cria :

— Qui vive ?

— Taisez-vous, lui répondit Pachécus^ nous sommes un détachement d'amis, et nous allons essayer de surprendre la

ville.

La sentinelle, sans aucun sotipçou^ laissa

«0 m 9M^^ wim^

paamt l^anhém», qui fràj^t» M»iH le ç^^if^p

sans éprouver Quovinç aulr^ (UlScuIt^.

Arrivés aux portes, ils firent le signal convenu d'avance ; alors uae partie de la garnison se joignit à eux, et, renfereés ainsi, laissant une boâne améfe-gande pour soutenir une retraite, ils ae i^i)^^^'^' sur le camp de Pompée, où ils jetèrent un tel désordre que Cnéius, qui igno^it l'arrivée de César, crut tout perdu pendant pelgUQç iflgtants. -,

De son côté, pour forcer Cnéius à lever le siège d'UUes, César marcha contre Cordoue, mettant un fantassin en croupe derrière chaque cavalier.

EN piOlfi DE CHiHBBE M

Les faai)ii(antS9 qui croyaient n'avoir affaire qu'à des hopames ^ cheval, firent une sortie ; caais quand les deux troupes furent à portée du tf^ait, |e$ fantassins sautèrent à terre, et les hommes 4^ jGéi^^ §e trpuvèrent doubles.

Alors cavalerie et infanterie se rua sur les pompéiens et enveloppa ceux-ci de telle sorte que, sortis à plu^ieur^ miUes, quelques centaines d'hommes rentrèrent seulement.

Ceux qui rentrèrent annoncèrent que César était arrivé et que c'était par lui en personne qu'ils venaient d'être battus.

LfiS GUANOS HOMMES

Aussitôt Scxlus Pompée envoya des courriers à son frère pour que celui-ci levât le siège d'UUes et vînt le rejoindre avant que Gésar eût eu le temps de le forcer dans Cordoue.

Gnéius rejoignit son frère la rage dans le cœur.

Quelques jours encore , et il prenait

Ulles.

Enfin, après quelques escarmouches , César campa dans la plaine de Munda et s'apprêta à assiéger la ville et à combattre du même coup Gnéius Pompée, si Gnéius Pompée voulait accepter la bataille.

EN ROBE i>K CIUMBRG 55

Vers minuit, les coureurs de César vinrent lui annoncer que Pompée semblait vouloir accepter le combat.

César fit déployer Tétendard rouge.

Ce fut, malgré l'avantage du poste où étaient campés les pompéiens, une grande joie pour toute Tarmée,

En effets les pompéiens étaient campés sur une colline et avaient la ville de Mutida à dos.

La ville de Munda leur appartenait, ni 3

54 UM aKANDS HQMVES

Entn «ûK ôt le Mmp éa Céwr B'ét#pdiRit Une pftiâBe dv oinq cfiiart» do iMiie.

Cette plaine était traversée par un ruisseau.

Ce ruisseau rendait plus forte encore la position jdes pompéiens, attendu qu'en débordant il s'était infiltré dans les terres et avait, à main droite, formé un marais-

César voyant, au point du jour, l'ennemi formé en bataille sur Ja colline, crut qu'il descendrait dans la plaine où sa Cavalerie Qvait tout espace pour s'étendre.

Il {i^imt un tempe iiûiagnifiquei un vrai

EN aOBfi OË CHMfEU ^

toaftpsdebfttaillB. Tquierarinôe romaûaese réjouissait de combaUrei quoiqup certains frissonnements passassent dans les cœurs en songeant que cette journée allait, en dernier ressort, décider de la fortune des deux partis.

César fit la moitié du chemin»

Il s'attendait à ce que les pompéiens en fissent autant ; mais eux ne voulurent pas s'éloigner de plus d'un quart de lieue de la ville, afin de se servir de celle-ci au besoin comme d'un rempart.

César doubla le pas et arriva au ruisjMau.

56 LES GRANDE HOBfUES 1^

Son ennemi pouvait lui disputer le passage ; il n'en fit rien.

L'armée pompéienne se composait de treize légions ayant de là cavalerie à ses deux ailes, de six mille soldats d'infanterie légère et autant d'alliés.

César n'avait que quatre-vingts cohortes d'infanterie pesajnment armées et huit mille chevaux. . .

Il est vrai que César comptait sur une diversion que devait opérer le roi Bogud.

Nous avons déjà dit, je crois, que c'était

le même que les Romains appelaient Bocchus et qui était le mari de celte reine Eunoë, dont César avait été Tamant.

Arrivé à Textrémité de la plaine, César défendit à ses soldats d'aller plus loin.

Ceux-ci obéirent à leur grand regret.

Il avait, comme à Pharsale, donné pour mot d'ordre la Vénus victorieuse.

Pompée avait pris la Pitié ou peut-être plutôt la Piété.

Cette halte de César redoubla le caurage

des pompéiens, qui crurenl qu'il avait peur.

Us se décidèrent donc à marcher au combat sans perdre l'avantage du lieur

César avait, selon sa coutume, la fameuse dixième légion à l'aile droite, la troisième et la cinquième à gauche, avec ies troupes auxiliaires et la cavalerie.

Voyant le mouvement des pompéiens, les soMatsde César n'y purent tenir.

Ils franchirent la ligne qui leur était tracée, et se jetèrent sur les premiers rangs.

IIN ROBE DE CHAMBUe 39

Mais là, ils reneoptr^rent un<i résistance qu'ils n'avaient point Thabitude de rencontrer.

Tous ces hQWm9H, m^ weiwt Cégar après lui; cette dixième légion, avec laquelle il avait fait le tour du monde antique ; ces vieux soldats, qui le suivaient dans ses marches, plus meurtrières par leur célérité que ne l'eussent été des batailles : cptte légion de l'Alouette, tirée jies Gaules^ qui avait eu un instant Tespoir da piller Bome, comme avaient fait ses ancêtres du temps (Je Camille, qu'on avait tenue éloignée de Rome et que César, vainqueur en Afrique, poussait de nouveau contre les Africains d'Espagne, tout cela avait compté sur une bataille comme Phar-

sale ou comme Thapse, tout cela était là, brisé^ anéanti.

Tout cela recula, trouvant, au lieu d'hommes, un mur de granit.

Il y eut un refoulement terrible dans l'armée de César.

César sauta à bas de son cheval, fit signe à ses lieutenants d'en faire autant que lui,

parcourut lêie nue le front de la bataille, levant les bras au ciel et criant à ses soldats :

— Regardez-moi au visage.

Mais il sentait la bataille plier entre ses mains, il sentait ce frémissement, précurseur de la déroute, planer au-dessus de de sa tète.

Alors, arrachant le bouclier d'un soldat :

— Fuyez, cria-t-il, si vous voulez; quant à moi, je mourrai ici.

Et seul il s'en alla, chargeant l'ennemi jusqu'à dix pas de lui. Deux cents traits, flèches, javelots, lui sont lancés. Il évite les uns, reçoit les autres sur son bouclier, mais reste au même endroit, comme si ses pieds 7 eussent pris racine.

Enfin, tribuns et soldats eurent honte.

Avec un grand cri, avec un indomptable élan, ils s'élancèrent au secours de leur imperator.

Il était temps !

Par bonheur, en même temps, le roi Bogud opérait cette diversion dont nous avons parlé.

tabîénus, ce lieutenant de César, que César avait rencontré partout son ennemi achanié, se chargea de feire face à cette nouvelle attaque.

11 prit avec lui douze ou quinze cents

cavaliers et partit au galop au-devant du roi maure.

Mais ce mouvement fut mal interprété par les pompéiens.

Op«rtttq«'iUiiyait<

Un sentiment d'hésitation se répandit dans rarm6e.

Mais Sextus et Cnéius se jetèrent au premier rft]^ ftri^iaJblirdat dçi nouveau le combat.

On lutta ainôî jusqu'au soir.

44 LES GIliNI>S HOMMES

Le corabat dura neuf heures.

Pendant neuf heures on combattit main à main, pied contre pîed, javelot contre javelot.

Enfin les pompéiens plièrent , « sans quoi, dit Fauteur de lafguerre d'Espagne, il n'en fût pas resté un seul I »

Ils se retirèrent dans Cordoue, laissant trente mille morts sur le champ de bataille.

César avait perdu mille hommes à peu près.

Les treize aigles des treize légions furent

prises avec tous les drapeaux et tous les^ faisceaux é

On retrouva sur le champ de bataille les corps de Labiénus et de Varus.

— Âh I dit César, respirant après cette longue et terrible lutte, les autres jours j'ai combattu pour la victoire, aujourd'hui j'ai combattu pour la vie.

Gi.APITRE TROI&IEBIB

Les ftiyards s'étaient retirés dans Cordoue.

César était d'avis ^e les poursuivre et

d'entrer en môme temps qu'eux , s'il était

possible, dans la ville, vii 4

Mais les soldats étaient tellement brisés, qu'ilsH3'avaient plus dé force que pour piller les morts, et que, celte opération accomplie, les uns se couchèrent, les autres s'assirent, les moins fatigués restant debout, appuyés sur leur javelots et leurs lances.

On coucha sur le champ de bataille, chacun à la place où il était.

Le lendemain, des trente mille morts, on fit une ôirootivallatîoiî Ite (k TÛle; chaque mort, la tête tournée vers \ei ttm— taillés* était. cloué avec son volidn pâi* un javelot, et à c6$ javelots étaient siîèp^dus les boucliers.

aèd» l«fe« un tiers de ses tord* -deyant Hundbft^ ^ Bveto te rosle de «on •arakée^ alla i^tp«r Conieqô.

Gnéius PQfiiijt^ép «vaU fui «Vi^ yioi .^os de cavalerie et s'était retiré à Carthée, où était son armée navale.

Sextus Pompée s'était enfermé derrière les murs d'Ossuna.

Nous les retrouverons tous deux , suivons César dans son expédition à Cortiôue.

Les fugitifs s'étaient emparés du Pont, Gésor ne pensa même point à le foreef .

Il coula de grandes corbeilles pleines de terre dans le fleuve et improvisa un gué factice sur lequel passa son année. '

Puis il campa devant la ville.

Scapulaia défendait.

Il s'y était retiré après la défaite de Munda^ et avait soulevé les aflranchis et les esclaves.

Mais se voyant poursuivi par César, il ne songea point à fuir.

il fit dresser un bûcher immense au mi--

£N AOBË,D£ CUAMfiRB

li€u de la place , prépara un festin splendide, et, vêtu de ses plus magnifiques habits, se mit à table, mélangea son vin avec du nard, comme il eût fait pour une fêle; distribua vers la fin du repas sa vaisselle et son argent à ses serviteurs, monta sur son bûcher, et se fit tuer par un esclave , tandis qu'un affranchi y mettait le feu.

Ëi ce moment, comme il y avait division entre les deux partis, les portes s'ou*vrirent, et César vit venir à lui les légions que Scapula venait de composer d'esclaves et de fugitifs.

Fout cela venait se rendre à César.

54 JLES^ OKINM HOffiltE^r

' En même temps, îa treizième légion, *ffe son propre mouvement, s'eniparaitr fles^ tours et an rempart. •'

Àlops \q$, pompéiens échappés. ^ Dfupda mirent le im à U vilWx Q&périwt. se sauver k rude dv désordre.

Mais dès qu'il vit la flamme et la fumée, €és€tr m précipita an aècmHr» da k) viJle, et eenomie k- bi^eizâfèane l^iM^i^étMi^.âM que BOUS ïsiv^j^ Mr iii9Ît«e$^f 4est \&msi el des ifaurailh»^ elle kii fnoaxri^ l6^ portes.

Âloiii lei poii|iiéieas i^eitfTiiiiBit de' la

viUj^if s'cfrUsfiwt auB portos'et sautûDt pard9Éi»usr J^ nMarailies.

On en tua vingt-deux mille dans Tintétérieur seul de la ville, sans compter ceux qui furent massacrés dehors.

César ne s'arrêta à Cordoue que le temps de rétablir Tordre, et partit aussitôt pour Hypsalis, la Séville de nos jours.

Maîfl auaâîtôt: qU»^ du htui deâ AuraiUoa, Mb bsfettdnfts Tapepçuro&l. ,. ils lui. oœièf èieqt éo& dentés poojr lui âdmanùit |)àrdon^ et ^eu f émettra à sa clé^ menci9.

César leur fit répondre que tout pardon leur était accordé, et/ de peur que ses soldats ne se laissassent emporter à quelque mauvais désir, il les fit camper dehors.

Ganinius Rébilius y entra seul avec quelques centaines d*hommes.

La garnison pompéienne était restée à Séville.

IndignéiB de ce que les habitants avaient ouvert leurs portes à César, elle envoya un des principaux du parti pompéien , prévenir Géciiius Niger, surnommé|le Barbare, à' cause de sa cruauté, et qui com-

EN ROBE DK CHÀMBIiE 57

mandait un corps de Lusitaniens d'accourir sans retard pour profiter d'une occasion qui s'offrait.

Gécilius Niger accourut»

Il arriva de nuit près d'Hypsalis, fut introduit dans la ville^ et «forgea toute cette garnison que César y avait introduite pour protégtr les habitants; puis, les soldats romains égorgés, il fit murer les portes et se prépara pour une défense désespérée.

César eut peur , s'il tentait quelque assaut, que ces forcenés n'égorgeassent la moitié des habitants.

56 UB» 6KANDS UQAittBS ;

U se relâcha doiK, aveo klenUoD) d^iuM garde trop sévère, et^ la troisième. Buik après son entrée dans Hypsalis, Géciliu^ Niger en sortit, emmenant avec lui, nonseulement les hommes qu'il y avait introduits , mais encore l'ancienne garnison pompéienne.

Maii flOè fois que €ésar, qui m l^^m^

pà'eoîërleA m Uh^ âé^ la tilte, U lèW^ isttr ém ' sée «bvaterïé' ^tfi hi \MW eu

Le lendemain matin César entra dans Hypsalis.

A(ati|teaftat^ r^v^cqooâA aux d%m fili'de Pompée.

Gnéius Pompée arriva avec ceut ùsh quante chevaux seulement à Cai tfaée^ et s'était tellement hâté que, quoiqu'il y eut ^ftaffimte Hefiiés et Cairtliéf à Muffidâ, il la FCwAe eiii t»îaur eft demi.

Arrivé là, et craignant quelque trahison de là part des habitants, il se fit porter ep litière à travers la ville, ainsi qu'un simple particulier.

Puîe^ ^^e.fûi$.aur le^port), âL courut qux yaîsif|€^uS| av^c tant. 4e bâ(e, qu-en iD^iett^ni le pied sur celui qu'il avait choisi], il s'eOfveloppa la jambe dans une corde, tomba, fi% 9»it^¥^]»ti9«4ii|ier li^vAQ soa épéecQtte corde qu'il ne preAMti$â& ^ t^QAfH&do M^

GO LES ailÂNDS HOMMJES

nouer, il se fit, è la plante du pied, une blessure profonde.

Didius, qui commandait l'armée nayate de César à Cadix , ayant appris r^e qui venait de se passer, prit chasse à l'instant même sur Cnéius, et répandit sa cavalerie et son infanterie le long du rivage pour s'emparer de lui s'il mettait pied à terre.

Didius avait calc^ulé juste.

Pompée, vu la précipitation du départ, n'avait point eu le temps de se munir d'eau.

11 était donc forcé d'aborder de place en place pour faire aigiiade.

m MBB DE CHAMBRE 6f

Et d'abord , Didius joignit sa flotte, lui livra bataille, coula bas et brûla les deux tiers de ses yaisîseaux.

Pompée se fit échouer et gagna le rivage dans l'intention de se retirer au milieu de - rochers formant une forteresse naturelle, presque impossible à escalader.

n était blessé à Tépaule et à la jambe , et s'était donné une entorse au pied sans blessure.

n se faisait par conséquent porter en litière.

11 avait aJbordé sans être vu, et avait

03 m lOKâiiDS mhmes

koniue d« «à ^He de tteitittiBi ^t fVilt aperçu par les courediifê 4è DidltÉà,

Qfifisnpi ^ fg^wf)9/ià «h ^miite»

Pompée fit doublôr le pâS à Ses Ihomme's, et parvint au refuge (Jull cherciijiit.

iM témtiéVis Vf wulùrent Î6tcéf , itrais (QMDt i»i|)0âs8éé À côap^ de MAX «t piotit^

suivis jusqu'au bas de la montagne.

H» ri^iitrentit iû ckwgè^ tiiàisfuttent repoussés de nouveau.

AJiop^ ils rô$aluiWDi d!d >Faëâé9»^ eb en

EN nOBE DE CHAMBRE (T3

psu de temps élevèrent une terrasse si' haute que de son sommet on pouvait combattre de plain-pied avec Tennemi.

Ce qtte Voyant, les|pompéiens, ils son-^ gèrent à fuir.

Mais la fuite n'était point facile.

Pottpéis be pouvait marcbm* à causa dp

sfâ blessures ©t de son entorse , et m paiitail monter à cheval ou en litige, i cause de la difficulté des chemins.

Voyant donc ses gens poursuivis et dispersés et qu'on les égorgeait sans mifeérî-

64 LES Gft^NDS HOMMES

corde, il se cacha dans k creux d'un rocher*

Mais un de ceux qui Tavaient vu se cacher dans cette caverne le dénonça.

Il fut pris et tué.

Puis ses meurtriers lui coupèrent la tête, et, comme César entrait dans Hypsa— lis, cette tête du fils lui fut offerte^ comme, en Egypte , on lui avait offert celle du père.

C'était le 12 avril de Tan 45 avant Jésus* Christ.

EN ttOB£ 1>£ CKAMBRIi 6>

Mais cette impitoyable expédition ne profita point à Didius ; car, se croyant désormais en toute sûreté, il tira ses vaisseaux sur le rivage pour les radouber, et, tandis que s'accomplissait cette opération, tira, avec un corps de cavalerie, vers une forteresse voisine.

Mais les Lusitaniens, qui avaient été dispersés et qui avaient abandonné Cnéius

Pompée , s'étant réunis et voyant le peu d'hommes qu'avait avec lui .Didius , lui dressèrent une embuscade, tombèrent sur lui, et le tuèrent.

Pendant ce temps*là, Fabius Maximus ,

que César avait laissé pour poursuivre le vu 5

6fi LES (ÎRilNnS HOMMES

siège de Munda, s'était emparé de la place, avait fait onze mille prisonmers et avait tiré vers Ossuna, ville fortifiée à la fois par la nature et par Fart.

En outre, Sextus Pompée, qui s'était assuré qu'il n'y avait pas d'eau à deux lieues aux environs et à une lieue et demie à la ronde, avait fait couper tous les boi?, pour que César ûe pût construire aucutfe machine.

Mais Sextus Pompée n'attendit pas le résultat du siège. Il s'enfonça dans les montagnes des Celtibères, [et nous le verrons reparaître roi des pirates de la Méditerranée.

Trente mille hommes tués à Munda, vingt-deux mille à Cordoue , cinq ou six mille à Séville, onze mille faits prisonniers, Cnéius tué, Sectus en fuite, la guerre d'Espagne était finie.

César revint à Rome.

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