‹ CésarChapitre 120 sur 223 · LA GUERRE CIVILE · texte numérisé non relu

LA GUERRE CIVILE

La boutique du barbier dans la Subure.

LE BARBIER, LE PROLÉTAIRE, ensuite l'AFFRAXCHL LE PROLÉTAIRE,

Ainsi les Pompéiens sont en pleine déroute.

LE BARBIER

Te voilà bien content.

LE PROLÉTAIRE

Et toi, je pense.

LE BARBIER

Écoule : On est très-inquiet dans Rome, l'on s'attend A des proscriptions par César, un prétend Qu'il revient furieux, qu'on pillera la ville... Ces! un fort grand malheur que la guerre civile.

LE PROLÉTAIRE

Bon ! Quand on proscrirait un peu certains préteurs, Qu'on pillerait un peu chez certains sénateurs,

Pour moi, je n'y verrais pas grand mal, je te jure. Mais César est trop bon, il oubliera l'injure; Et puis je ne crains pas qu'on pille ma maison : Je n'en ai point.

LE BARBIER

Pour toi tu peux avoir raison.

Ah ! bienheureux parfois qui n'est que prolétaire; Moi, je suis citoyen, je suis propriétaire.

LE PROLÉTAIRE

Dans ta boutique ainsi qu'hier, rase aujourd'hui. Et César...

LE BARBIER

J'ai toujours fort bien parlé-de lui.

Eutre l'affranchi.

L'AFFRANCHI

Je viens vous apporter une grande nouvelle :

César est près de Rome ; une terreur mortelle

A saisi mon patron, il voulait prudemment,

Avant de s'éloigner, juger L'événement;

Car il est très-prudent, mon patron ; il -'emporte,

Puis se calme; il craint tout, mais sa peur la plus forte

Esl la peur de César.

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