LA BATAILLE DE PHARSALE
•la plaine de piiaksale.
CÉSAR entouré de ses LIEUTENANTS.
A l'aile gauche Antoine, à Sylla l'aile droite. Point de faux mouvement, de hâte maladroite ; Domitius au centre, et tiens bien, là surtout.
A part.
Moi, je prends la réserve... et je serai partout.
Considérant l'armée de Pompée.
La force de Pompée est sa cavalerie.
Ce qu'il a de meilleur dans son infanterie,
Tout est à l'aile gauche... elle peut dépasser
Ma ligne et sur mon flanc découvert s'avancer,
Me tourner et me perdre... Oui, mais cette manœuvre
Il ne la fera pas. Je mettrai tout en œuvre
Après un silence.
Pour l'empêcher. Allons, mon plan est arrêté, Que ce plan s'exécute avec célérité.
César se porte sur nu antre point.
En axant, abord.'/. L'ennemi face a face.
1» ibord les javelots, puis renée, et qu'on fasse
Son devoir... Qu'est ceci? je ne le comprend.^ .
h s ennemis i aucun ne fait un pas.
Eh quoi! de mes soldats la marche est suspendue...
Ils reprennent la charge à peine interrompue,
i ;nt leurs javelots avec précision.
L'ennemi, sans désordre et sans confusion,
U - reçoit bravement; puis ils tirent l'éj
Et prennent cm ps à corps les soldats de Pomj
Bien! je comprends: Pompée a cru les arrêter
En rotant immobile et mieux leur résister.
Il méconnaît l'ardeur que toujours l'élan donne.
Ah! Pompée a vieilli, son coup d'oeil L'abandonne.
. uici le moment prévu, les cavaliers S'élancent, sur mon front Us fondent par milliers, Et veulent «le leur nombre envelopper mes ailes.
très-bien, mais j'ai la mes cohortes fidèl Un quatrième corps que j'eus soin de pis En arrière, sur eux je m'en vais le lac
César fait siyne à un lieutenant daller chercher six cohortes platées a l'arriéregarde; quand elles aassenl devant loi il leur crie:
A mort les alliés, aux Romains qui se rendent
La vie... et tous les coups au visage... Ils m'entendent !
Soldats intelligents! Quand je veux attaquer
Ou défendre, souvent je pois leur expliquer
Les suivant du regard.
M' - • I os. De quelle ardeur elle marche entraîné (.vin- troupe solide <-t bien disciplina Contre ces cavaliers si nombreux, si brillants, Je dois fii convenir moi-même, «m si vaillants.
TROISlfiH l l'Ai: l M..
Ce sont des jeunes gens braves, mais leur visa Leur esl cher, et pensant à leurs belles, je gage, ils voudraient bien mourir de ces belles pleures, Mais non pas leur montrer des traits défigurés. Ils détournenl leurs fronts... rescadron intrépide, Par lti fer dans les yeux ébloui, tourne bride. il reste les archers, les frondeurs, mais ceux-ci Sont bien vite égorgés ou demandent merci.
a mi lieutenant.
Frappons le dernier coup. Toi, vole, va leur dire De prendre par derrière, afin d'aller détruire, L'aile gauche ennemie, à présenl de soutien Dépourvue; — ils l'ont fait. Désormais il n'est rien Qui tienne contre nous. Poursuivez-les, courage! Mais tout û'esl pas fini, consommons notre ouvrage.
Cl SAF au pied des retranchements du camp de Pompée. LES SOLDATS en le voyant.
Victoire !
Pas encor, le camp n'est pas forcé.
ON LIEUTENANT à César.
Par la chaleur du jour et du combat lassé, César, le soldat tombe et ne peut plus combattre.
Il le faut cependant, si nous voulons abattre L'ennemi sans qu'il puisse après se relever. Bien commencer n'est rien, il faut bien achever.
386 < ISAK.
l\ CENTURION.
11 est midi bientôt, César, depuis l'aurore Sans relâche on se bal
CES Ali.
11 faut se battre encore.
LE CENTURION
Impossible, César.
Soldats, par tous les dieux !
Après tant de combats et d'efforts glorieux, Un de plus, le dernier.
l\ VIEUX SOLDAT.
Ma lassitude est grande, Mais je pourrai marcher si César le commande.
La fortune est pour nous, profitons du destin Aujourd'hui favorable et toujours incertain. César vous en supplie, au nom de votre gloire.
TOUS
Puisque César le veut, encore une victoire.