C \TO
Tous, sans exception.
UN MARCHAND
Mais c'est épouvantable!
CATON
Je leur ai fait quitter ce dessein détestable. Ne redoutez plus rien.
Nous sommes des ingrats, Nous te devons nos jours.
CATON
Et je n'exige pas Que vous vous acquittiez, pauvres gens, de la dette. Ces jours que vous devez, gardez-les.
UN MARCHAND
Je me jette Aux genoux de César, qui va nous pardonner, Et lui demande, au nom de tous, de t'épargner.
CATON
Ne prenez pas ce soin. Prier pour moi! Démence Au vaincu d'implorer du vainqueur la clémence, Du juge au criminel d'implorer le pardon ! Je ne suis pas vaincu, je suis vainqueur. Caton Plus que César, malgré le sort et son caprice, Se sentit toujours grand, puissant par la justice,
3iu CÉSAB
Par le droit. Aujourd'hui César es! le vaincu, Il est le criminel, car il es! convaincu, El par ses actions devant toute la terre, l1 oir f lit ce qu*avan1 il niait vouloir faire, Attaqué la patrie, et par un attentat, Digne d'être puni de mort, détruit L'État.
LA MAIsi.x DE C M ON.
CATON seul, ensuite UN ENVOYÉ DE MARCUS CANIDIUS, NUMATIUS.