APPIUS
J'admire que chez eux trouvant des alliés, Tu saches profiter de leurs inimitiés.
Ah ! c'est là le grand art, oui, d'une main habile Conduire les humains, les vaincre est plus facile.
NÉPOS
Facile pour toi seul : et, quel autre en trois ans
Aurait accumulé tant de faits éclatants?
Belges et Nerviens, tous ces peuples sans nombre
Atteints dans leurs marais ou dans la forêt sombre
Enveloppés, surpris par ta célérité ;
Et, dans les flots rougis du lac ensanglanté,
Quand se continuait la terrible mêlée,
Quand gravissant des morts la masse amomcelée,
Barbares et Romains, l'un sur l'autre expirant, Se combattaient encore et laalenl en mourant, Toi, le front calme et Pœil froidement intrépide, Tu dirigeais les coup> «le ton regard rapide, Alors, César, alors, qui ne t'eût proclamé, 0 toi, cbef invincible et guerrier consommé, Des Romain> divisés Le souverain arbitre, Fait pour leur commander il n'importe à quel titre
CgSAR.
Xépos, un tel discours s'écoute en souriant. Ainsi l'on traiterait un roi de l'Orient. Je suis un général de celte république Et je n'aspire à rien qu'a l'estime publique.
APPIDS,
Bien César, et je crois à ta sincérité
A part.
Ainsi qu'un souverain il est déjà Batte.
NÉPOS
En roi ce n'est pas moi seulement qui t.' traite, Chacun vient fadorer et ta cour est complète. A Lucques aujourd'hui sont deux cents sénateurs
Assemblés, on y voit, dit-on, cent vingt licteur-. Tant se pressent ici les hommes consulaires.
Je dois tout cet honneur aux votes populaires.
AI' l' II" S.
César, nous te laissons, voici que vient vers toi Pompée avec Crassus.
Cl BAR.
Adieu.
JN surfrr.t