‹ César MalanChapitre 148 sur 289 · ADOPTION SCELLÉE · texte numérisé non relu

ADOPTION SCELLÉE

5. Mais aujourd'hui» quelle lumière M'a montré le chemin nouveau Qui jusqu'à toi, de cette terre, Conduit ton fidèle troupeau !

6. Par le sang de son sacrifice Ton Fils pour nous Ta consacré ; Et par la foi dans ta justice, A toute heure il m'est préparé.

7. Oui, j'entrerai sans nulle crainte Dans tes parvis, moi, grand pécheur ; Et jusqu'à ta montagne sainte Je suivrai le Consolateur.

8. Regarde donc, avec clémence, 0 Dieu ! ton enfant racheté ; Et m'introduis en ta présence Par ton Esprit de liberté !

HÉBR. VI, 3, 24, 25. Le Fils de Dieu demeure Sacrificateur pour toujours, parce qu'il demeure éternellement ; c'est pourquoi il peut sauver en plénitude ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant vivant sans interruption, pour intercéder pour eux.

1 Jean, m, 21, 22. Bien^aimés ! si notre cœur ne nous condamne point, nous avons toute assurance devant Dieu ; et tout ce que nous demandons, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.

210 lY. Partie. —ppRivfLÉOES de la foi. le Samt-Esprit console le Chrftim.

1. Au jour de la moisson, comme une onde soudaine Vient des cieux rafraîchir un guéret languissant : Ainsi mon âme, ô Pieu ! dans sa plus dure peine» Reçoit de ton regard un secours tout-puissant.

2. La fleur mourait déjà sur sa tige abattue ; Elle était sans parfum, et sa feuille tombait; Mais l'Eternel la voit; il commande à la nue De verser ses trésors, et la plante renaît.

3. 0 mon Dieu ! que de fois, au fort de ma détresse, N'ai-je pas reconnu ce vigilant secours ! Que de fois ton Esprit, en ma sombre tristesse. Ne m*a-t-il pas rendu l'éclat des plus beaux jours !

4. Alors un doux espoir, une secrète joie, Dissipait par degrés mon doute ou ma frayeur. Alors je découvrais une brillante voie

Qui perçait de ma nuit la noire profondeur.

5. « Ne crains pas, )) disais-tu : « je suis ta délivrance. « Repose tout ton cœur sur ma fidélité : »

Et mon âme aussitôt, recouvrant l'assurance, Reprenait sa vigueur et sa sérénité.

6. Aussi, dans mes ennuis je n'aurai plus de crainte : Non, jamais, bon Sauveur! je ne veux me troubler; Car je sais que ta voix, à ma première plainte,

A mon premier soupir, viendra me consoler.

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