DEUXIÈME PARTIE
Qu'importe sa patrie et comment il se nomme!
Tout peuple doit servir aux conquêtes de Rome.
Ainsi j'ai su former ma chère légion
Gauloise, Y Alouette. Ah ! cette nation
Est vaillante, elle sait parler... çUe est mobile,
Prompte à décourager; sa vanité futile
Aime les vêtements brillants, les colliers d'or.
Oui, sans doute, elle est vaine... elle est plus brave encor.
Puis elle est souple, instinct singulier qui l'inspire!
Il lui plaît de subir comme d'avoir l'empire,
Et mes soldats gaulois à la romaine armés,
A nos mœurs dès longtemps semblent accoutumés.
De ces Gaulois j'attends beaucoup : mais voici l'heure
Dans le retranchement d'aller, c'est ma demeure.
Là, je veille et je dors à côté du soldat ;
Et, près de moi toujours mon glaive de combat,
Ce volume oîi parfois j'écris mes commentaires,
Et, pour dicter à tous, mes quatre secrétaires.