‹ César, scènes historiquesChapitre 117 sur 261 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Car César, il l'a dit, ne souffre point d'égal, Ce serait s'attacher à son char triomplial ; Cette place est peu noble et doit être occupée Par d'autres, je le crois, que par le grand Pompée.

POMPÉE

Le second de César ! je frémis d'y penser.

CURION

C'est bien, — mais nous pouvons, je crois, l'embarrasser.

Que Pompée en ceci, comme toujours, habile,

Pour ôter à César le prétexte futile

Qu'il ne peut sans péril quitter isolément

Le pouvoir, quitte aussi, lui, son commandement.

Comment fera César ?

CATON

Ce parti semble sage.

CICÉRON

Moi je le trouve heureux

POMPÉE

Pour moi c'est un outrage.

Jamais...

CURION à part.

J'y comptais bien : s'il avait accepté. Il nous gênait beaucoup.

POMPÉE

Jamais. En vérité.

On oublie un peu trop qui je suis, qui nous sommes; Ce César est-il donc seul grand parmi les hommes. Qu'il faille que l'appui du patriciat romain Vers son ennemi tende en suppliant la main.

190 CfiSAR.

Comme vnit Tullins, ou Mon qu'il sn diïsarmc, l'oiir <|ii(' cet ennemi dépose aussi son arme, Comme l'a propesù devant vous Curion?

Peul-on assimiler de la sédition Le fauteur criminel et celui (jui s'applique A protéiier son Ordre el la rliose puliii(jue? D'un tel rapprochement je me sens olïensé.

CURION h p.irt.

Bien, très-bien. — Il paraît qu'au vif je l'ai blessé.

CATON

Enfin, que feras-tu?

POMPÉE

Je ne sais, je réclame

Vos conseils.

CATON

Il hésite et Cicéron déclame !

Ail ! pour la liberté qu'on ne peut secourir Il ne restera plus, je le vois, qu'à mourir. Nous sommes divisés, nous n'avons pas un homme. Moi je dis que César est aux portes de Rome.

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