LE RETOUR DE CÉSAR A ROME
La boutique du barbier dans la Subure.
LE BARBIER, LE PROLÉTAIRE, ensuite l'AFFRANCHL LE PROLÉTAIRE.
Ainsi les Pompéiens sont en pleine déroute.
LE BARBIER
Te voilà bien content.
Et toi, je pense.
208 • Cl^SAll.
LK II \iîiîii:i^.
On est trùs-inquicl dans liunic, l'on s'allmd A des proscriptions par César, on ihvIcikI (Ju'il revient furieux, (|ii'(in iiillcia la niHc... C'est un fort grand nialliiUir que la guerre civile.
LE PROLfiTAinL.
Bon! Oii''^nd on proscrirail un peu certains préleurs, Qu'on pillerait un peu chez certains sénateurs, Pour moi, je n'y verrais pas grand mal, je le jure. Mais César est trop bon, il oubliera l'injure; Et puis je ne crains pas qu'on pille ma maison : Je n'en ai point.
LE BARBIER
Pour loi tu peux avoir raison.
Ah ! bienheureux parfois qui n'est que prolétaire; Moi, je suis citoyen, je suis propriétaire.
LE PROLÉTAIRE
Dans ta boutique ainsi qu'hier, rase aujourd'hui. Et César...
LE BARBIER
J'ai toujours fort bien parlé de lui.
Entre l'affranchi.
L'AFFRANCHL
Je viens vous apporter une grande nouvelle :
César est près de Rome ; une terreur mortelle
A saisi mon patron, il voulait prudemment.
Avant de s'éloigner, juger l'événement;
Car il est très-prudent, mon patron ; il s'emporte,
Puis se calme; il craint tout, mais sa peiir la plus forte
Est la peur de César.