QUATRIÈME PARTIE
Le trône? n'ai-je pas'déjà ma chaise d'or?
Ceindre le diadème, il faut un pas encor,
Mais je puis, par un droit que le sénat me donne,'
Porter, la différence est mince, une couronne.
J'ai de la royauté tout, excepté le nom ;
Ah ! le nom est beaucoup. César roi.., pourquoi non?
Ce serait plus nouveau, plus grand, plus impossible...
Impossible pour tous, non pour moi... pas terrible...
Ce peuple avoir un roi ! Peuple étrange en effet.
Oui ne veut pas du mot et s'arrange du fait;
Mais il acceptera le mot. Donc l'on me nomme
Roi ; de ce noni paré soudain je quitte Rome,
Je laisse ici s'user les préjugés anciens.
S'accoutumer au roi César les patriciens ;
Pendant ce temps je vole aux bornes de l'Asie
Par l'admiration tuer la jalousie.
Alors des noms venus des bouts de l'univers,
Noms de peuples par moi conquis et découverts.
Une expédition unique, merveilleuse,
Ma gloire aujourd'hui grande, et bientôt fabuleuse,
Retentissent à Rome, et je reviens enfin
Entouré d'un éclat plus que mortel, divin.
Déjà par ce sénat, qui lâchement m'adore.
Je suis déclaré dieu; dieu cent fois plus encore
Je reparais, tout tombe aux pieds du dieu nouveau...
Ou bien l'on me reçoit par un coup de couteau.
Ce sera l'un ou l'autre. A cette heure il m'importe
De bien sonder le peuple. Est-elle donc si forte
Cette haine des rois? n'exagère-t-on point?
Antoine à consulter sera bon sur ce point.
Entre ANTOINE.
A quand, ô dictateur, la dignité plus haute Qui manque seule encore à César?
318 CKSAIl.
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l'iio l'aulc, Je le crains. Klrc rui dans Home! Ai-jo l'ai-oii' Ai-jc lorl?