QUATRIÈME PARTIE
Les dieux sont avec toi, Brutus, et la vertu. Te voilà toujours pâle, inquiet.
BRUTUS
Que veux-tu?
Oui, mon âme est malade, orageuse, agitée ; De desseins combattus remplie et tourmentée ; Je viens goûter un peu de paix avec celui Que nous honorons tous, et chercher près de lui, S'il se peut, quelque trêve à mon inquiétude.
La source du repos, Brutus, est dans l'étude;
Je souffre aussi des temps, qu'hélas! nous subissons;
Mais la philosophie a pour moi des leçons,
Elle m'enseigne l'art de supporter la vie.
BRUTUS
Pourtant, quand tu perdis ta fille, ta TuUie, Cette philosophie échoua dans ton cœur.
Contre l'excès poignant d'une amère douleur.
CICÉRON
Ah ! oui, des coups cruels ont frappé ma famille. Deux fils et ma TuUie,
BRUTUS
Eh bien! ce que la fille Était alors pour toi, Rome l'est pour Brutus, Et depuis qu'elle est morte, il l'aime encore plus. Sur ce penser mon âme est constamment tendue, Je pleure à tout instant la liberté perdue. Mais est-elle donc morte, ô Marcus, en elîet? Faut-il désespérer de Rome tout à fait?
nr)2 cksaU.
cici'inoN.
lli'las! j'i-s[)èi'c peu.
BRdTUS.
Oiic relire (loue?
cicKron.
Un livre.
BHllTUS.
Non, ce n'est pas cela.