QUATRIÈME PARTIE
CICÉRON
Ah ! la réception
BARBA
César vient à condition Que tu le recevras en ami.
CICÉRON
Mais sa suite?
BARBA
Deux mille hommes.
CICÉRON
Grands dieux! comment...
BARBA
César n'invite Que lui chez Cicéron. J'ai logé les soldats Et leur nombre un peu grand ne te gênera pas.
CICÉRON
Ah ! je suis plus flatté que je ne saurais dire... César chez moi !
BARBA à part.
Voilà comment il sait séduire
Haut.
Ses ennemis. Adieu, Marcus, point de souci.
CICÉRON
Et quand...
3fiO CKSAR.
Dans un nionienl lu le verras ici.
cici':ron scni,
César va donc venir... ol ma IViiiuk^ l'sl à HonuM Elle eût tout préi*aiv... U('ce\oir un tel lioinine Dans ma maison... l^our moi, je ne saurais penser Qu'à tout espoir du bien il faille renoncer. Puisque César vient voir Cicéron, c'est qu'il songe A nous rendre bientôt la liberté. — Vain songe, Dit Hrulus, il se trompe. Oui, c'est Là le moment, Et pour la liberté parlons-lui bardiment.
Entre CÉSAR.
Salut, cher Cicéron, je viens dans ta demeure Converser avec toi, sans témoin.
CICÉRON .1 part.
Voici l'heure
Haut.
De frapper un grand coup. César, des dieux amis Du bonheur des Romains ont sans doute permis Un entretien qui peut dans cette conjoncture Changer...
CÉSAR
Cher TuUius, parlons littérature, Car, je ne sais plus rien des all'aires d'Etat, Quand je suis chez l'auteur qui mit son consulat En vers, en fort beaux vers : je viens de les relire, Et plus je les relis, oui, plus je les admire. Dans le commencement tu t'étais surpassé, La fin charme un peu moins, Apollon s'est lassé.