‹ César, scènes historiquesChapitre 76 sur 261 · CÉSAR, POMPÉE, CRASSUS · texte numérisé non relu

CÉSAR, POMPÉE, CRASSUS

CÉSAR

Grâce vous soit rendue, ô Pompée, ô Crassus, Sans consulter Caton, d'être vers moi venus; Sans craindre que sa voix tous les trois nous accuse De vouloir quelque jour prendre Rome par ruse.

CRASSUS

Caton est, grâce au Ciel, en Chypre, on l'a placé Loin de Rome, où de lui l'on est débarrassé.

POMPÉE

Moi, j'allais visiter ma province d'Afrique, Et, passant près d'ici, pour la chose publique, .Te me suis arrêté.

CÉSAR

C'est bien. Nos ennemis Font-ils toujours du bruit au Forum?

CRASSUS

Endormis Dans ce moment; pour moi, quand ils sont trop sévères, Je jette un gâteau d'or à ces bruyants cerbères.

CÉSAR

Et Cicéron? du moins celui-là parle mieux.

134 CitSAR.

r.nvssris.

Mais il agit (ori in;il, c'est un liommo odieux.

Cl'iSAR.

C'est II II livs-bcl esprit.

CIIASSUS.

Je l'ai dit, de Pompée, De foi la confiance en lui sera trompée. De .son exil par vous il .s'est vu rap|)eler, El contre vous d'abord il s'est mis à parler, . Car il jiarle toujours.

CÉSAR

Ah! c'est là .son génie.

CRASSUS

Il veut faire abroger ta loi de Campanie.

CÉSAR

Son effet est produit; j'y tiens médiocrement.

CRASSUS

Et ce Valinius qui fut ton instrument,

Il ose l'attaquer, c'est comme à toi se prendre,

CÉSAR

Il l'attaque à cette heure, il pourra le défendre Plus tard.

POMPÉE

Ah ! Cicéron, il veut être important Et voilà fout. Crassus a dit vrai, mais pourtant Il a dans le sénat appuyé tes demandes Et d'hommes et d'argent que l'on trouvait bien grandes, La prolongation de ton commandement.

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