Q 2. — [A RÉFORME BANCAIRE NÉCESSAIRE
Il faudrait, depuis 40 ans, que l’exportation fut reprise sur de nouvelles bases, et c’est ici que la réforme bancaire doit intervenir pour rendre la transformation possible. Sans doute quelques grandes maisons, privilégiées parce que puissantes, continuent de travailler pour l’Etranger, mais les petits exportateurs d’autrefois, disparus avee l'armement local, n’ont plus rien à faire de ce côté sans une aide secourable. On peut dire que les relations avec l'Etranger leur sont impraticables, autrement dit les dépassent, parce qu'ils sont, sous le nom de négociants, plus industriels que commercants. Produire des vins, les embarquer, voilà si l’on veut leur tâche. Mais la propagande - dans les pays dont souvent nous ignorons la langue, les
mœurs et Ja législation; mais les questions de crédit, celles de paiement et de litiges, il faut les confier à un office spécial (à la fois peut-être de propagande et de banque) qui débarrasse les exportateurs de ces soucis lointains auxquels ils n’osent s’exposer tout seuls. On sent d’ailleurs, de toutes parts en France, l’urgence d’une organisation financière nécessaire à toutes les branches de notre activité économique d'exportation, et qui soit un instrument de défense contre la concurrence allemande à laquelle il faut demander un enseignement pratique.
Mais, outre la banque à l’exportation qui est une institution nouvelle à créer de toutes pièces, il y a la banque ordinaire, la maison de crédit qui n’est pas nouvelle mais a évolué, elle aussi, contre les intérêts du commerce des vins particulièrement. Nous en dirons quelques mots.