‹ Cette et Son Commerce Des Vins: de 1666 à 1920Chapitre 142 sur 159 · LES ANCIENS CRÉDITEURS DU COMMERCE LOCAL · texte numérisé non relu

LES ANCIENS CRÉDITEURS DU COMMERCE LOCAL

Nous n’avons pas les noms des banques de Cette au début du siècle, mais nous connaissons les maisons de Montpellier qui, certainement, s’intéressaient au commerce cettois, dont Montpellier avait en grande partie la direction. C’étaient, en 1818: Bonnard neveu; Dupin, Castanier et Cie; Jean Hue; Teissier, Galy et Cie; Vidal père et fils, Vers 1840, au moment où le commerce cettois est en plein développement, on trouve, à Cette même, deux maisons de crédit seulement; ce sont: la banque Wartin et la banque Reynaud. À la même date, on trouve à Montpellier les maisons Bros, Castelnau, Durand, Levat et Parlier, Mourgues, Tissié-Sarrus, qui peuvent aller au secours du commerce où sont toujours engagés de nombreux Montpelliérains. Mais le rôle créditeur de la banque est alors tenu par de simples paticuliers qui s’intéressent au commerce local dans lequel souvent ils se sont enrichis, tout en laissant à des hommes plus actifs, parfois leurs successeurs, toute la besogne qu’impose la direction d’une maison de vin. Ce

sont les commanditaires Qui, à certaines périodes, ont été nombreux. [ls restent dans l’ombre, mais s'intéressent aux opérations essentielles du négociant, se réservent de prendre connaissance des écritures du comm'andité et l’entourent d’une protection encourageante. Le commanditaire connaît son homme sous le rapport activité et intelligence, et leur confiance est réciproque: la réussite de la maison de commerce profite à tous deux. La commandite se trahit assez souvent par la mention Cet Cie » à la suite du nom, ce aui denne du relief à la firme, au point que, pour quelques-uns, cela devient peut-être une simple coquetterie.

Les banques se multiplient sous la Monarchie de Juillet avec l’extension des affaires, prenant de plus en plus leur part dans la commandite des nouvelles maisons de commerce. Aussi, vers 1850, on trouve à Cette: la banque A. Martin, la banque Louis Reynaud et Cie auxquelles est venue s’adjoindre une nouvelle institution, le Comptoir National d’'Escompte de Cette, autorisé par décision du ministre des Finances le 29 juin 1848 et ouvert le 1” août suivant. Cet établissement eut pour directeur Barthélemy Avanzini, d’une famille de négociants génois, et pour caissier Victor Aubenque.

Ces banques purent rendre des services aux commerçants cettois pendant la période du Second Empire où les affaires se multiplièrent à l'Intérieur et à l’Extérieur. C2pendant les opérations de quelques-unes ne furent pas toujours heureuses : on a surtout gardé le souvenir de la chute de l'établissement d’Avanzini, vers 1863. En 1871, on retrouve les banques suivantes :

Catrix et Coste. Martin (la Veuve).

Crédit Cettois (le). Vieu, Fondère et Cie.

Société Générale (la).

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