‹ Cette et Son Commerce Des Vins: de 1666 à 1920Chapitre 23 sur 159 · Ÿ 6. — QUESTION DOUANIÈRE · texte numérisé non relu

Ÿ 6. — QUESTION DOUANIÈRE

rr LA MODÉRATION DES DROITS DE SORTIE

Après avoir traité de l’exportation, nous devons dire quelques mots d’une question connexe, la question douauière pour employer un vocable un peu trop moderne peutêtre. Nous avons déjà mentionné l’existence de droits de sortie sur les vins (p. 35); nous avons vu que des circonstances spéciales avaient motivé des réductions et suppressions de droits pour les soxties à destination du Havre et de Rouen (p. 50), permettant ainsi au Midi de remédier à la défaillance des fournisseurs habituels du marché parisien. De tout temps, les droits de douane ont été une gêne pour le commerce. En matière si délicate d'exportation des vins, la question des droits étrangers a souvent été la pierre de touche du commerce. Il n’y a pour s’en convainere qu’à parcourir les comptes rendus de la chambre de commerce de Cette. Elle n’a cessé de démontrer l’exagération de ces droits, qui venaient s’ajouter à tant d’autres circonstances pour frapper de paralysie notre commerce d'exportation: rôle ingrat où les vœux sont patients et où jes réalisations doivent être lentes, avec la complexité des intérêts et du mécanisme international des relations économiques modernes.

Si la Chambre de commerce eût existé au xvrri° siècle, nul doute qu’elle eût employé son activité à délivrer notre commerce d'exportation des entraves douanières qui déjà génaient son développement. Et, vraiment, la position eût été meilleure qu'aujourd'hui. L’entrave, c’était alors les droits de sortie, c’est-à-dire des droits français, des tarifs Gont nous étions les maîtres pour employer une expression qui devint un jour notre devise douanière. II était

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