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serions obligés d’y faire seraient de trois jours et absorberaient le petit bénéfice que nous pouvons espérer » ! Et ceci était une note assez raisonnable. Mais il est possible que le commerce cettois, par sa fortune et ses audaces, excrtât des jalousies, car un mémoire anonyme commente l'affaire sur un ton bien moins amène: (Si les négociants de Cette, y est-il dit, ont fait quelques pertes, c’est par leur faute, leur mauvais choix, leur économie et Leur paresse. Ts sont trop riches aujourd’hui, pour se donner la peine d’aller au marché de ‘Pézenas faire eux-mêmes leurs achats. Oubliant ce qu'ils avaient il y a 20 ou 25 ans, lorsqu'ils se sont établis à Cette, ils veulent, sous un prétexte aussi frivole que ceux exposés, que personne, excepté eux, n’achète des eaux-“de-vie et que les fabricants du Bas- Languedoc se rendent à Cette toutes les semaines ». Que dites-vous, lecteur, de cette amertume?