‹ Cette et Son Commerce Des Vins: de 1666 à 1920Chapitre 5 sur 159 · LARGE DE · texte numérisé non relu

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par un nouveau marché de recreusement porté à 46.000 livres annuelles. Quant au môle isolé (aujourd’hui le Brise- Lames), Niquet ne put réussir à le faire entreprendre et, jusqu’au xix° siècle, on ne fit plus en mer aucun ouvrage nouveau. On se borna alors au curage et à l'entretien des petits ouvrages intérieurs: digues du canal, murs de quai, rechargement des jetées. À partir de 1746, le port fut maintenu à la profondeur de 16 pieds par des dragages annuels !.

« Les Etats ne marchandaient pas au sujet de cette dépense » mais la Révolution désorganisa les services, et les curages interrompus pendant douze années, il n’y eut pour ainsi dire plus de port. En L'an X, on trouvait à peine de 0 m. 50 à O0 m. 60 d’eau sur une grande étendue; le CÜhenal était presque entièrement barré, et la passe principale, comme tirant d’eau, oscillait autour de 6 m., alors qu’autrefois on obtenait la moyenne de 6 m. 20. Les curages repris en- 1803 donnèrent de tels résultats qu’à l’intérieur du port la cote moyenne de 6 m. 20 reparut à la sonde de 1809. Cette amélioration fut signalée par l'incident du Borée et de la Pauline ?.

1 En 1744, l’intendant Le Nain éerit: « Il en a aujourd’hui 17 et même 18. Les plus gros vaisseaux marchands peuvent y mouiller ». Optimisme officiel! ou bien est-ce des maxima ?

2 Nous rappelons qu'à l’automne de 1809 un convoi que commandait le contre-amiral Baudin, revenant de Barcelone à Toulon, après avoir ravitaillé notre armée de Catalogne, fut surpris dans le golfe du Lion par une croisière anglaise. Nos navires poursuivis parurent le 13 octobre en vue du port de Cette, dont la population suivait avec anxiété le mouvement des deux escadres. Dans les forts on se préparait au combat, tandis que nos bâtiments poursuivaient leur retraite, lorsque la route leur fut barrée du côté de l’est par de nouvelles forces anglaises. Alors le chef fit échouer devant Maguelone le Robuste et le Lion, deux magnifiques unités, tandis que le Borée, vaisseau de 74 canons, la Pauline et trois autres petits bâtiments (gabare {a Durance, canonnière la Provencale, goélette La Rose) parvenaient à gagner le port où ils entraient sains et saufs. Le commandant du Borée craignait de ne pouvoir

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