‹ Cette et Son Commerce Des Vins: de 1666 à 1920Chapitre 6 sur 159 · AA D ARR · texte numérisé non relu

AA D ARR

Déjà l’année précédente (1808) on avait commencé la jonction de la primitive jetée de Frontignan avec la jetée isolée, et l’enrochement parut au niveau de l’eau en juillet 1811. Ce travail faisait partie du projet Défougères qui prolongeait la jetée de Frontignan en arc de cercle, de manière à couvrir ea crochet la tête du môle St-Louis. Le prolongement courbe ne fut exécuté que sur 75 m. de longueur, à partir de la jetée Isolée, en 1818 et 19. Voilà que sur la passe la profondeur tombe à moins de 4 m. 50, en 1820. Devant les critiques élevées contre ce projet par les marins, l'ingénieur Gaschon avait proposé, outre la réduction du prolongement courbe, «de couvrir l’entrée du port par un môle isolé ». Ce nouveau plan fut soumis à une grande commission de trois officiers de marine, trois du génie et trois membres du corps des Ponts et Chaussées qui fut d’avis que la construction du môle isolé couvrant l’entrée du port était le moyen principal et indispensable pour remédier à l’ensablement. Il fut commencé le 21 mai 1821: ce fut le Prise-Lames actuel, complètement terminé -en 1855. Le prolongement courbe de la jetée de Frontignan ne s’acerut que de 118 m, entre 1827 et 1830, et s’arrêta au point où nous retrouvons le musoir d’aujourd’hui.

Les vues de la commission ne furent point exactes: le nouvel ouvrage était encore inachevé qu’un banc se formait vers le milieu de la passe N.-E., de telle façon qu’au commencement de 1833 la situation était devenue fort eritique. Une nouvelle grande commission fut réunie cette même année (officiers du Génie, membres de la CÜhambre de commerce de Montpellier, conseillers généraux du Département, officiers de la Marine, fonctionnaires des Ponts et Chaussées). Ses conclusions n’eurent en fait aucune

entrer à Cette quand un matelot cettois dissipa heureusement <es eraintes. Un vaisseau anglais vint tirer quelques coups contre la ville et un homme périt sur la plage. Le Robuste et le Lion furent livrésaux flammes par leurs équipages qui purent gagner la terre. Le conseil de guerre acquitta l'amiral qui n’avait fait qu'exéeuter sa consigne, (D’après Daruty, p. 61-66, édition de 1845.)

nl Re Den influence sur les travaux exécutés depuis cette époque, mais elle repoussa l’idée des coupures que les ingénieurs voulaient pratiquer aussi bien à travers le Brise-Lames qu’à travers la jetée de Frontignan.

IT fut alors nécessaire d'agrandir le Port à l’intérieur car, malgré ses difficultés, le commerce y avait pris une extension très remarquable. La loi du 9 août 1839 affecta au port de Cette un crédit de 7 millions, sur lesquels plus de la moitié était attribuée à la création du Nouveau-Bassin et au canal Maritime. Le creusement du bassin était en cours en 1845 et celui du canal en 1856. C’est alors que la Compagnie des chemins de fer du Midi ayant établi sa gare sur le bord de l’étang de Thau (de 1857 à 1861), un décret de 1859 ordonna la réunion au port du bassin particulier de la Compagnie ou gare maritime par le prolongement du canal Maritime qu’on dirigea à l’ouest sous le nom de canal Latéral à la Gare: c'était en ce moment la seule solution possible à la question de l’étang de Thau ouvert à la navigation maritime.

Ces améliorations intérieures n'avaient pas modifié l’entrée du port qui restait difficile au point de vue nautique. Même en acceptant les dragages comme une dépense d'entretien ordinaire, il fallait nécessairement améliorer l’accès dans l’Avant-Port. La loi du 27 juillet 1880 y voulut enfin pourvoir. De juillet 1882 à avril 1889 furent exécutés les & épis » prolongeant le Brise-Lames: coût 6 millions et demi. Les résultats constatés jusqu’à ce jour ont montré Qu'on avait enfin mieux réussi que par le passé. Et déjà s’annoncent de nouveaux agrandissements devant augmenter la puissance de notre Port: le premier est l’ouverture de l’Etang à la navigation maritime, problème posé depuis deux siècles et à la veille d’être résolu; en seconde ligne vient le bassin à l’est de la jetée de Frontignan, qui pourrait consacrer Cette comme un des grands ports de pêche nécessaires à l’alimentation de l’arrière-pays !.

1 Ce nouvel ouvrage serait prévu avec des fondations de quai à — 11 m. et une profondeur qui le rendrait accessible aux plus forts navires et utilisable plus tard par la navigation du commerce,

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