‹ Cette et Son Commerce Des Vins: de 1666 à 1920Chapitre 55 sur 159 · FR RIRE · texte numérisé non relu

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cette ville ou ce port ». La durée de la foire serait de huit jours. ( L'établissement d’un marché par décade dans la Commune, est-il dit plus loin, est d’une nécessité reconnue. Ce marché sera très avantageux, autant aux négociants de la Ville qui pourront faire eux-mêmes leurs achats en vins, eaux-de-vie et autres marchandises, ou les faire faire sous leurs yeux, qu'aux fabricants qui sont actuellement obligés de venir livrer leurs marchandises après avoir été obligés de se rendre aux lieux de marché pour les vendre à des commissionnaires qui ont souvent trompé les deux parties.

Les deux foires furent établies par un arrêt du 27 brumaire an X. Plus tard une délibération du Conseil Municipal du 27 vendémiaire an XIV en fixa les dates à nouveau. Par contre le marché ne fut pas encore institué !.

$ 5. — L'TMPORTATION DES VINS

Nous avons montré la décadence du commerce d’exportation à cette époque; il faut également signaler que l’importation des vins exotiques à Cette fut insignifiante, et pour les mêmes raisons. D'ailleurs, embarrassé de ses propres vins, l'Hérault n’avait pas à faire appel aux productions étrangères qui, de plus, se heurtaient à une barrière douanière infranchissable. Le décret du 2/15 mars 1791 établissait en effet le tarif suivant: 25 livres par muid c’est-à-dire 9 fr. 30 par hecto, pour les vins en fûts, et 60 livres par muid soit 22 fr. 30 par hecto, pour les vins en bouteilles. La loi du 28 juillet-1* août 1792 abaissa ces

1 En 1790, on était déjà revenu à l’idée d’un groupement commercial, une sorte de directoire du commerce qu’on appelerait Chambre, Bourse ou Loge. C'est le Conseil Municipal qui émit cette idée, en même temps que, se basant sur les principes de l’ère nouvelle, il demandait, d'accord en cela avec Montpellier, la liberté du commerce avec le Levant.

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droits à 12 livres par muid soit 4 fr. 50 par hecto, pour les vins en fûts. Mais, plus tard, le décret impérial du 17 pluviôse an NIIT (6 février 1805) élevait à nouveau les droits d'entrée à 25 franes par hecto, pour les vins ordinaires, et 100 francs pour les vins de liqueur. Par contre, la loi du 17 décembre 1814 vint imposer certains vins étrangers à un tarif de faveur: € En vue de faciliter les coupages, les vins de Penicarlo et d’Alicante de la dernière récolte, importés en pipes par les ports de Cette, Agde et Marseille, payerent 10 francs par hecto, à charge pour les importateurs d’en assurer la destination exclusive pour les ports de Bordeaux et Marseille, et de justifier de leur mélange avec des vins français » !. Sans avoir les chiffres de cette importation par Cette, nous savons cependant qu’elle fut très peu importante. Nos récoltes étaient abondantes et nos vins de bonne tenue; nous n’avions donc pas besoin des seucurs étrangers pour les coupages.

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