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l’étang de Thau) fut achevée en 1684, et l'exploitation commença aussitôt. Les relations entre Cette et Bordeaux étaient établies ; le canal latéral à la Garonne n’a fait que les améliorer.
Pendant ce temps, les communications vers l’est étaient assurées, mais avec beaucoup de précarité, par la voie primitive des Etangs, de moins en moins profonds. Montpellier s’efforçait de maintenir ses communications avec eux par le canal du Lez qui, concédé à M. de Solas par lettrespatentes de 1666, fut d’abord sommairement construit, puis amélioré en 1675. Lunel, vers la fin du xv° siècle avait fait déboucher son canal dans l'étang de Mauguio qui alors, par la passe de Candillargues et le Repausset, mettait son commerce en communication avec la mer. Maintenant Lunel regardait vers Cette, fier de garder le débouché vers les Cévennes et le Gévaudan contre Nimes et Aïiguesmortes. Lie vieux canal de La Radelle unissait, depuis le temps de Louis XT, l’étang de Mauguio au port d’Aiguesmortes dont le déclin correspondait au développement de celui de Cette.
Mais, bientôt après l’ouverture du canal Royal, on voulut des communications mieux assurées de ce côté et la possibilité d’y employer des vaisseaux d’un tonnage moins infime que celui des barques pouvant naviguer sur une nappe d’eau aussi faible en profondeur: le canal des EÉtangs, reliant ies eaux profondes de l’étang de Thau avec le bassin de Mauguio, fut commencé en 1701, au compte de la Province. Les travaux, difficiles pa nature, furent conduits lentement. En 1708, on employait à la construction les matériaux provenant des ruines de Maguelone. C'ependant. en 1717, la statue de Louis XIV destinée à la ville de Montpellier, venue par Bordeaux et Toulouse, ne put dépasser Frontignan par les moyens ordinaires. [1 fallut opérer des travaux de dragage pour qu’elle put atteindre le port dé Montpellier: preuve que la navigation était encore précaire. Vers 1719, le canal atteignit l’étang de Pérols. En 1733, les Consuls des communautés riveraines sont requis par l’Intendant de fournir hommes, bateaux
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et outillage pour curer le canal. Le 21 juin 1758, les Etats votent encore un emprunt de 200.000 livres pour la continuation des travaux, et le 31 août 1761, cet emprunt est autorisé.
L’embouchure de ce canal en plein étang de Thau avait déjà paru incommode, comme d’ailleurs la traversée entre Cette et l’embouchure du canal de Languedoc. Dès 1776, Garipuy, directeur des travaux publies en Languedoc, étudiait le projet du canal de Cette à la Peyrade* avec darse rectangulaire entourant un terre-plein intérieur. Ce projet était à peu près exécuté en 1783, sauf la darse qui restait à creuser et dont la forme finalement adoptée fut celle que nous voyons aujourd’hui, plus simple et plus rationnelle aussi! En 1786, on projetait le Pont-Neuf (le populaire pont de Pierre) et l’exécution suivit de près, en même temps que la Darse était achevée.
Plus loin vers l’est, entre Aiguesmortes et le Rhône, les communications étaient encore à créer ?, quoiqu’on en parlât depuis longtemps. Après l’échec de quelques proiets qui effrayaient par leur étendue, un homme de bonne volonté et d’esprit conciliant (M' de Barillon) s’attacha à Ja solution du problème. Il y usa son énergie contre l’opinion des populations mal averties; alors les Etats de Languedoc, qui avaient été mêlés à toutes les luttes d’intérêts que soulevait le desséchement de nombreux marais, reprirent le projet au compte de la Province, et l’ouvrage com-
1 Un autre projet du même visait le canal qui devait amener à Cette le canal du Midi par le bord sud de l’étang de Thau et le faire déboucher «en decà de la Bourdigue ». Déjà ce travail avait failli s’exécuter en 1744, lorsque des dépenses de guerre en firent suspendre l'exécution. (Arch. des P. et Ch.) Il à attendu depuis. Les salines de la Compagnie du Midi, établies en 177 elles pas venues compliquer le problème ?
2 Les canaux du Bourgidou et de Sylveréal, établis en 1680
9, ne sont-
avec d’autres préoccupations, ne répondaient pas aux besoins de la navigation.