LES VINS PORTUGAIS, GRECS, ALGÉRIENS
Nous avons cité jusqu'ici les vins espagnols et italiens comme ayant fourni le contingent essentiel de l’importation par Cette. Il entra également, par notre port, des vins portugais et des vins grecs, surtout des vins blancs, mais en quantité assez réduite et que nous ne pouvons chiffrer, faute de documents.
Notons, en ce qui concerne spécialement les vins de Grèce, qu'à l'époque même où elle se déclarait hosule au
1 (harabre de com. Lettre du 11 octobre 1888. 2 Jbid Lettre du 15 novembre 1888,
Te renouvellement du traité francoitalien, la Chambre de commerce se révélait, par contre, favorable à la conclusion de la convention franco-hellénique qui vint remplacer le droit de 4 fr. 50 par celui de 2 francs, en 1888. Le come merce cettois utilisait en effet les muscats et vins blancs de Grèce dans son industrie des vins de liqueur.
Les vins algériens méritent une citation spéciale car les entrées par le port de Cette allaient croissant, ainsi qu’on l’a déjà vu. Cette importation se chiffrait par 1.967-hl en 1876; suivant le cours de la crise phyllokérique, elle atteignait 106.231 hl en 1885 et dépassait 300.000 hl en 1888.
Des données ci-dessus, il ressort clairement qu’à dater de l’apparition de la cerise phylloxérique, un mouvement intense s'affirme à Cette par l’importation des vins exotiques, spécialement des vins espagnols. Ce mouvement se continua avec une intensité soutenue jusqu’au nouveau tarif douanier de 1892. En 1891, notre port importait 3.220.686 h1 de vins dont 2.827.424 h] de vins espagnols.