RÉSEAU P.-L.-M
Alais
Clermont-Ferrand
Montpellier, 28 kilomètres
Avignon 127
Lyon 387
Genève AgS
Nîmes
Tarascon . . . .
Marseille
Paris
io5 i64
Ainsi, sur la carte, Cette est bien desservi. La réalité correspond peu aux apparences, même pour les voyageurs, à cause du manque de correspondance des deux réseaux. Si des voitures directes permettent d'aller de Cette à Paris, Marseille, Bordeaux, sans changement, des minima de parcours de 200 kilomètres exigés par la Compagnie du Midi pour prendre les trains rapides, condamnent à une quasi séparation les villes languedociennes. Il faut près de quatre heures pour couvrir la distance : Béziers, Montpellier, soit 88 kilomètres, sur grande ligne.
Cette est le point de séparation de deux réseaux : Midi et P.-L.-M., délimitation néfaste à la région dont elle brise l'unité économique. Cette en souffre. La gare des voyageurs est bien commune aux deux réseaux, mais chaque compagnie a sa gare particu-
LE PORT DE CETTE qS
Hère pour les marchandises. La dualité des compagnies est cause de la longueur des délais d'expédition de wagons, d'un réseau sur l'autre. On a connu, pendant la guerre, l'anarchie des transports, les fermetures successives, et presque jamais simultanées, des deux réseaux, d'où l'encombrement des gares de Cette. De remède, dans l'état actuel des choses, il n'y en a pas, car la création des raccordements, la simplification des installations et surtout les mesures administratives exigent une unité de direction qui fera défaut jusqu'au jour où le Languedoc, constitué en région, pourra contribuer, par la volonté de ses représentants, à la coordination des efforts des deux compagnies.
Faudra-t-il, longtemps encore, déplorer l'absence de tout effort de la part de la Compagnie du Midi pour aider au développement du port. Elle n'a même pas daigné assurer l'entretien du bassin qui lui appartient et qui est toujours envasé.
Les deux réseaux expédient ou reçoivent : des vins, du soufre, des farines, des fûts vides. De plus, le P.-L.-M. expédie le transit suisse, des minerais, des douelles, des primeurs d'Espagne ou d'Afrique et apporte des fourrages et des houilles des Cévennes. Le réseau du Midi expédiait beaucoup de superphosphates, de sulfate de cuivre et assurait le transit pour l'Italie.
Les deux Compagnies ont leurs quais séparés. La Compagnie du Midi dispose de ^ôo mètres de quais accessibles aux navires calant 5 mètres et 800 mètres à ceux calant 6 m. 80. Les voies dont elle dispose pour desser\ir certains quais ont i.24i^ mètres de long.
Le P.-L.-M. a 800 mètres de quais accessibles aux
navires calant 7. m. 3o, non compris i5o mètres réservés aux navires pétroliers. Les rails desservent les quais sur une longueur de 960 mètres.
L'installation actuelle des voies des gares permet journellement le remplissage et l'expédition de 76 à 80 wagons-réservoirs. Des deux réseaux, c'est le Midi qui travaille le plus. De 1909 à 191 8, les gares de Cette ont expédié et reçu les moyennes suivantes (en tonnes) :