‹ CEUVRES FRANCAISES D'OLIVIER MAILLARDChapitre 22 sur 59 · SERMON PRÊCHÉ A POITIERS · texte numérisé non relu

SERMON PRÊCHÉ A POITIERS

(ci-dessus p. i).

^ Les fragments de ce sermon que nous imprimons sont tirés du manuscrit qui occupe actuellement, dans le Fonds français de la Bibliothèque Nationale, len^ 24.439, fol. 41 yo, 42 r« v®, 44 r« v», 44 (bis) r» v», 45 r» v». — Nous reproduisons exactement l'orthographe du manuscrit, généralement assez bonne. -^ Sur ce manuscrit et sur les motifs qui nous ont déterminé à ne donner que des frag* ments de «e sermon, voir, dans notre Bibliographie màillardine^ la seconde partie, relative aux Œuvres fran^ çaises.

2 Son prœsme] son prochain , de proximus. Ui attiré par Vo a sauté par dessus Vx, et le mot est deyenu proixme puis proisme, proesmCj et enûn presme ouprême, d'où ce mot de prémessCy si fréquent dans la vieille jurisprudence bretonne, pour désigner le droit de préemption attribué par la Coutume aux parents du propriétaire primitif.

3 Cette parabole est dans l'évangile de saint Mathieu , chap. XXII.

« Plaisantement, c'est-à-dire avec plaisir, complaisance, tiélectation. -— Appteciàblement y en estimant cet amour et celai qui en est l'objet à un prix infini. — Ordinablemeni «efe&ble synonyme d'ordinairement, car d'après l'explication qui suit, aimer Dieu de la sorte, c'est porter dans foui nos actes, même les plus ordinaires, la considération <lc l'amour de Dieu.

6 Quant l'en propose en estât de grâce] Cela veut dire que les œuvres naturelles deviennent méritoires quand, étant en état de grâce , on se propose de les £ûre pour l'amour de Dieu. — On remarquera que le ms. écrit indifféremment ten et l'on, comme plus haut charité et cherité.

^ Pour ohayr à sa partie] pour faire plaisir à son conjoint.

7 Où elle propose à le faire pour ramour de Dieu] c'est-à-dire : c Là où elle se propose » ou , comme nous dirions aujourd'hui, c Quand elle se propose de le hire (son ménage) pour l'amour de Dieu, c'est œuvre méri* toire. »

* jD'vn bon seruiteur, qui] Le ms. porte c d'vn bon serviteur, que 1 : tournure défectueuse, qu'on rencontre cependant au XV* siècle, mais dont on ne trouverait pas un second exemple dans ce sermon, ce qui nous porte â voir dans ce que une faute de copiste.

' Les pie^ cousus] les pieds cloués.

Page 1