‹ CEUVRES FRANCAISES D'OLIVIER MAILLARDChapitre 27 sur 59 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

(ci-dessus p. 44.)

* Cette pièce est citée, comme exemple de ballade, dans € Le grant et vray art de pleine rhétorique,., compillé et composé par très-expert, scientifique et vray orateur^ maistre Pierre Fabriy en sonviuant curé deMerayet natif de Rouen, C'est assauoir en prose,,, item en rithme, -^ Imprimé à Rouen le xvii iour de lanvier mil.ccccc.xxi auant Pasques, pour Symon Gruel, libraire, demeurant audit lieu, au portail des libraires 1, — vol. in-40 goth. d'une très-belle impression. C'est la première édition de cet ouvrage, qui en eut beaucoup. Notre ballade est au fol. 32 v^du second livre qui concerne la rithme et a une chiflfrature spéciale. En tête de cette pièce est écrit , en

SUR LES POÉSIES 8l

place de titre, Frère Oliuier Maillart, comme nous l'avons imprimé nous-même. C'est de cette façon que Fabri indique les auteurs des vers qu'il cite. — Nous reproduisons ceux-ci d'après la première édition de Fabri, qui est considérée comme la meilleure. — M. Labouderie les avait donnés d'après celle de i534, Paris, in- 12 (2» livre, f. 43 v«). Nous empruntons quelques variantes à cette dernière édition.

2 Conte] € Vous rendrez compte, » Édit. de i534. — Ce vers reproduit le refrain de la chanson précédente , dont cette ballade semble être la suite et en quelque sorte la conclusion.

» M'arme'] Arme est une ancienne forme du mot âme. Iitarme ou Ma arme, sorte de juron ou d'exclamation afi&rmative répondant littéralement à Par mon âme! Cf. le sermon de Bruges, ci-dessus p. 9 et note 24, p. 66.

* Ne sy ne qua] Ce refrain reproduit textuellement le 6* vers du 10® couplet de la chanson précédente. Voir la note 19 de cette chanson, et la note 42 du sermon de Bruges, ainsi que le passage auquel se rapporte cette note^ p. i3.

* Gorgyas] ou gorgias^ fier, pimpant.

« Bourgoys] t Bourgeoys », édit. i534.

^ Fringue^'] Remuer, sauter, danser, s'agiter, c'est frin-guer, dont nous ne gardons plus que fringant, employé au sens propre dans l'expression c cheval fringant. »

* Tricherré] Trichères et tricheor^ comme emperère, empereor^ cas direct et cas oblique du même mot. Le cas oblique est seul resté dans la langue avec la forme tricheur, empereur,

» Levez les têtes! Baissez le front! Levez les cœurs, les esprits ! Ces expressions et autres analogues reviennent souvent dans le style de Maillard; se reporter entre autres au levers du 6« couplet de la chanson précédente et au passage tant cité du sermon de Bruges (ci-dessus, p. i5 et 20), etc.

Sa NOTES

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