PREMIER CHANT ROYAL
(ci-dessus p. 46.)
1 Cette pièce et la suivante sont publiées d'après le ms. français 379 delà Bibliothèque Nationale, fol. 11. Sur ce manuscrit, Toir dans notre Bibliographie maillardine la ^^ partie relative aux Œuvres françaises,
2 Par sors] par sortilèges.
3 Cauillateur] sophiste, chicaneur, fraudeur, du latin cavilîarey cavillatio, caviîlator,
* A terme la ioumée} c'est-à-dire, a fixé le jouf. Ter^ mer un jour (du latin terminare), c'est proprement indiquer ce jour comme terme d'une échéance légale.
^ Il a trouvé praticque] 11 a trouvé moyen.
6 Guidon basilique] Guidon ou drapeau royal.
^ N'a pas Sathan, etc.] Toute cette phrase, très-affirmative au fond, est interrogative dans la forme, comme si l'on disait : t Satan, débellateur inique, n'a-t-il pas perdu aux champs (en campagne, en guerre) ses harnais, ses armes, etc. ? 1
* Les grand^ guidons des aigles ours et tors] Je crois qu'il faut interpréter les trois derniers mots de ce vers comme on le ferait avec l'orthographe régulière ords et tors, c'est-à-dire c les grands guidons des aigles salis (ords) et tordus, froissés, brisés, t
9-10 Lé seul mors,., ce mords[] Mot unique sous deux orthographes diverses; c'est le latin morsus^ indiquant l'action de mordre, — le fatal coup de dent d'Eve dans la pomme.
" Très ord^) Très-sales.
12 Son plasmateur"] Son créateur, et plus littéralement, comme on disait encore à cette époque, son formateur.