‹ Ceux qui s'en vont, 1895-1904Chapitre 32 sur 48 · SR · texte numérisé non relu

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gens d'une valeur éprouvée. Je crois ne m'être pas trompé en cela. Grâce à M. Thérond, tout aboutit à merveille. Ce n'est pas à moi qu'il appartient de faire ici l'éloge de notre éminent président du Consistoire. Mieux que moi, mes Frères, vous connaissez son éloqueuce et vous savez qu'elle est sa haute valeur. Que M. Thérond me permette seulement * de rendre ici mon témoignage public de sa bonté et de sa bienveillance, que, comme vous, mes Frères, je crois inépuisables.

Encore une fois, j'ai écouté la voix de Dieu me montrant le pays où il m'appelait, et, fidèle à cette voix, je me suis hàté d’accourir. Et maintenant que me voilà sur mon champ de

bataille, qu'’attendez-vous de moi, mes Frères ? Je ne vous promets pas de toujours tout faire à la perfection, je vous promettrais une chose qui est au-dessus de mes forces, la perfection n'étant pas de ce monde. Mais ce que je puis vous promettre, ce que je vous promets en effet, c’est que ma sympathie et mon dévouement vous seront toujours acquis, c'est que je tâcherai de toujours faire de mon mieux et que, secondé par la compagne que Dieu m'a donnée, je m'’ef- - forcerai de me rendre toujours plus digne de la confiance que vous avez placée en moi. Voici : fidèle à l’ordre et à la voix de Dieu, j'ai quitté le pays de ma famille et de mon parentage pour entrer dans le pays des Cévennes qu'il m'a montré de loin. Ce pays, je le chéris et je m'y dévouerai de toute mon âme et de toutés mes forces. Au Seigneur maintenant à faire le reste.

Arien.

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