‹ Ceux qui s'en vont, 1895-1904Chapitre 38 sur 48 · PAR ER AT · texte numérisé non relu

PAR ER AT

sorti de notre cœur, nous l'avons du moins entendu sortir des poitrines de ceux qui étaient nos frères. Oui, nous avons vu des scandales, nous avons vu un crime plus grand encore, nous avons vu l'hypocrisie et le sacrilège.

On nous disait pour calmer notre juste indignation : « Ce sont des malheureux qui n'avaient pas ki VOCation. » Mais qui donc a commis l'erreur? N'est-ce pas l'Eglise qui a conseillé, glorifié, voulu? Et qui est la victime? N'est-ce pas ce jeune homme ignorant et naïf dont on a abusé, de son innocence même, et que l’on s’est hâté de lier par des chaînes dont il ne pouvait connaître le poids?

Il y a donc eu erreur, soit! alorsil faut réparer l'erreur, briser ces chaînes immorales, rendre une liberté salu- É taire. — Non, répond l'Eglise, l'autorité ne se déjuge . pas. Périsse la victime, mais qu’il ne soit jamais dit

que je me suis trompée.

- Voilà l'orgueil épouvantable qui nous a révoltés, Dans Ja simplicité de notre cœur nous nous sommes dit Est-elle divine une Église qui commet de pareils abus de pouvoir? Et nous avons répondu : Non! — Dès lors, le filet était rompu, nous sommes sortis.

Restait enfin un dernier lien, celui du ministère, car je ne parle pas ici de ceux qui pèsent sur tout cœur … ‘humain : la famille, l'honneur la position... Je ne m'oc- + cupe que de ceux qui sont spéciaux au système romain. J'ai dit le charme et la force de ce lien, pour le cœur d'un prêtre : ld paroisse. Mais il me faut dire maintenant la navrante déception qui attend, tôt ou tard, le prètre sincère qui veut voir et se rendre compte sans partipris, sans fanatisme, des résultats de son ministère. Là encore, le système romain se trahit plus que par-

tout ailleurs. Le ministère du prêtre consiste à jeter un filet sur les Âmes, un filet dont les mailles serrées est destiné surtout à les retenir captives dans le giron. L’évangéliste, au contraire, doit briser tous les liens qui retiennent en bas et empêchent l’âme de s'envoler librement vers son Dieu.

Etudiez ce ministère dans tous ses détails et vous verrez avec quel art il arrive à la captivité des âmes, Par la confession il a la prétention de repousser le péché par les tortures de l'aveu ou l'inquisition d’un juge humain. Par la messe il veut mettre des conditions à la présence divine afin de s'approprier le pouvoir de ces conditions. Par le sacrement, il subordonne les grâces du Ciel à des formules et à des gestes dont lui seul connaît le secret. Par le catéchisme, il jette sur l’Evangile même un filet étroit qui le rend inintelligible ou le falsifie. Enfin, la morale elle-même est captive dans les mailles de la casuistique, et la sainteté n’est plus autre chose que la réglementation d’un directeur de conscience. Ainsi le ministère du prêtre, esclave lui-même, consiste à faire des esclaves. Il n’y a plus rien dans ce zèle pastoral de ce qui est tout l'Evangile : la liberté des enfants de Dieu.

Le jour vient donc où le prêtre qui a connu le Christ vivant, celui qui prèchait la repentance et le royaume de Dieu, le jour vient, dis-je, où ce prêtre doit briser le filet s'il veut remplir son ministère à l’instar du Christ et non selon des règles et des formules qui lui viennent de Rome.

Sans doute, mon cher collègue, pour accomplir cette rupture vous avez dû renoncer à cette auréole d’honneur et d'estime qui ornait votre front aux yeux de vos ouailles d'hier. Vous alliez à la liberté et ils ont cru

que vous alliez à la licence. Vous avez brisé le filet pour aller à Dieu, ils ont cru que nous le brisions pour aller à nos passions.

Ils ne verront plus en nous, désormais, l'homme du sacrifice. Hélas! il y a pourtant tant d’autres sacrifices qui ne sont pas le célibat ecclésiastique et qui devraient être une auréole plus resplendissante, sinon plus vraie. Pour ne parler que de vous, mon cher collègue, si votre modestie me le permettait je pourrais énumérer un à un les sacrifices par lesquels vous avez dû passer pour arriver à la place où vous vous trouvez à cette heure.

Je ne vous parlerai pas de ces brisements du cœur, les plus douloureux de tous les sacrifices et que connaissent seuls ceux qui ont.dû passer par là. Je ne parlerai pas des injures et des anathèmes qu’un peuple grossier et fanatique vous prodiguera. Je ne parlerai pas des suspicions et des méfiances que vous rencontrerez dans une Eglise où vous êtes un nouveau venu. Ceux qui ont retiré de la foi de leur berceau les meilleures consolations terrestres seront peut-être les plus empres- sés à vous demander des preuves de votre sincérité. Vous souffrirez mais vous les excuserez puisqu'ils ne vous connaissent pas. Mais, qu'ils sont nombreux les autres sacrifices qui vous attendent !

Vous aviez à la Louisiane une vaste et belle église ornée avec enthousiasme par des mains pieuses et généreuses. Vous ne trouverez dans le Poitou qu’un pauvre et modeste temple privé peut-être du mobilier le plus essentiel.

Vous avez bâti une église et deux presbytères, et vous ne trouverez pas une maison habitable dans votre nouveau poste. Peut-être serez vous contraint de loger à douze ou quinze kilomètres de votre église:

RER er PAPA OO NE OUEN PE A)

Vous étiez accoutumé à voir des églises envahies par la foule, vous aviez des paroissiens qui faisaient trois ou quatre heures de route pour entendre une messe. Désormais, mon cher collègue, il vous arrivera de monter en chaire pour une douzaine d'auditeurs et vous aurez peut-être des paroissiens qui ne se donneront pas la peine de traverser la voie pour entendre la parole de Dieu.

Voilà une auréole de sacrifices que l’on ne comprendra pas toujours, mais, nous qui dans le secret de nos. cœurs en connaissons l’'amertume, nous y verrons une preuve de vos convictions et de votre foi.

Et voilà la liberté du ministère dans lequel vous entrez aujourd'hui. Le filet a été rompu et vous êtes libre. Cette liberté nous l'avons payée bien cher, mais . elle vaut plus que tous les sacrifices qu’elle nous a coûtés. Elle nous coûtera encore, mais elle n’en sera « que plus précieuse à nos yeux. Rien n’apprend à aimer comme de souffrir. ee

Et maintenant, mon cher collègue, si notre recon-. naissance a glorifié la puissance du Sauveur qui as ÿ rompu le filet, sachons remercier aussi l'Eglise qui. nous a accueillis au sortir de la captivité. Nos ailes à encore inexpérimentées ne savaient pas battre l'air de la liberté pour s'élever vers les cieux. L'Eglise réformée de France, qui compte déjà trois siècles de liberté chré- . tienne, a guidé nos premiers élans dans les espaces infinis. C’est elle qui nous reçoit et qui nous donne … l'hospitalité avec le respect de notre conscience affranchie. Chantons avec elle le cantique d'actions de grâces : « Notre âme s’est échappée comme l'oiseau du filet de. l'oiseleur, le filet a été RUPE et nous avons été ie LE

Amen ! ;

Le) ea [SS)

Discours de M. C. Arnaud.

Notre âme s’est échappée comme l'oiseau des filets des oiseleurs.

Le filet s’est rompu et nous nous sommes échappés…. Notre secours est dans le nom de Dieu.

(PSN CRT 7)

C'est en ces mots, mes Frères, que le Psalmiste célébrait sa délivrance des embüches que les hommes avaient dressés autour de lui.

Avec autant de joie, je puis aussi bénir le nom de l'Eternel, qui ma permis de briser les liens qui asservissaient ma raison, ma conscience et mon cœur et qui m'a conduit à la sainte liberté des enfants de Dieu.

J'ai été prêtre dans l'Eglise romaine et, aujourd’hui, dans la pleine possession de cette raison, de cette conscience et de ce cœur, éclairé par la parole divine, je sors de cette Eglise, j'en rejette l'autorité usurpée, je proclame mon indépendance religieuse et ne reconnais d'autre maître spirituel que le Christ et son évangile.

… J'ai été prêtre, et malgré le prétendu caractère indélébile de ce sacerdoce. j'ai cessé de l'être. Prêtre ! Que de souvenirs de joie et de tristesse ce nom ne me rappelle-t-il pas ?

Comment le suis-je devenu ?

C'était si beau, pour moi enfant, de voir cet homme revêtu de vêtements étranges et somptueux, monter à l'autel au mi-

lieu des fleurs, des lumières et de l’encens ; si beau de le voir lever les mains pour bénir, de voir la foule se prosterner à sa voix, adorer ce qu'il portait dans ses mains. C'était si beau de penser qu'une seule de ses paroles allait donner le pardon et la paix, de l’entendre dire: Va mon fils, va en paix, jete

: pardonne tes péchés. Je l'avais vu cet homme dès mon enfance, je l'avais aidé dans ses fonctions. Petit enfant de chœur, mon rêve fut de devenir prêtre. L'’enthousiasme de la jeunesse, une Confiance aveugle dans les enseignements reçus sur les genoux d'une pieuse mère, me faisaient entrevoir tous les

sacrifices comme peu de chose comparés au but à atteindre. Ï] fallut réprimer dans ma raison bien des révoltes, imposer à mon cœur bien des renoncements. Mais que ne peut faire un cœur généreux ? Voilà comment je suis devenu prêtre.

Et le jour, où je pus moi-même porter dans mes mains ce que je croyais être Dieu lui-même, fut, je ne puis le taire, un des plus beaux jours de ma vie. Je me consacrai tout entier à cette Eglise, je me donnai à elle corps et âme. J'aurais voulu lui consacrer toute ma vie et elle serait restée ma joie unique au monde, si je n'étais arrivé à me convaincre de l’usurpation qu’elle s’était arrogée sur les âmes.

Le jour aussi où je cessai d'être prêtre, je ne puis le taire encore, il me sembla qu'une parcelle de mon cœur s'en allait.

Il en coûte toujours de rejetèr même les jouets de notre enfance, qui nous rappellent de si tendres souvenirs, des joies simples et innocentes, nos premiers sourires et nos premières larmes, et les larmes elles-mêmes sont quelquefois douces.

Mais la religion chrétienne ne doit pas être une affaire de sentiment. La vraie vie religieuse n’est pas une suite d'émotions pieuses ni d’enthousiasmes.

Un instinct aveugle m'avait conduit au sacerdoce romain, ce fut une étude sérieuse des Saïintes-Ecritures et du Christianisme primitif qui me firent connaître la vraie lumière et c'est précisément cette servitude de ma raison, de ma conscience et de mon cœur qui devait me conduire à la liberté.

Que fait, en effet, l'Eglise romaine de ces nobles facultés de l’homme ?

Cette Eglise nous invite à l'étude, à la recherche de la vérité. Quelle ironie ! C’est comme si l’on disait à un pauvre être enchaîné : «Tu peux te mouvoir librement, maïs tu n'iras pas plus loin que ta chaîne ne te le permet. Tu peux faire librement le tour de ton cachot, mais tu n'en franchiras pas les murs. De peur qu’une autre lumière que la mienne ne te séduise, je te défends de la chercher : prends celle que je te donne. » ;

La conscience doit être mon guide, dit cette Eglise ; je dois écouter sa voix, et lui résister serait commettre une faute. Oui, mais chacune de mes actions, chacune de mes pensées seront dictées d'avance par cette Eglise. Ce n'est donctplus ma conscience qui parle et qui me conduit, mais la conscience

d’un autre homme, d’un pape, et parfois de quel pape ! Où est - le choix, où est la responsabilité qui doit incomber à l'homme - dans ses actions ?

Il t'est permis, dit encore cette Eglise, commandé même, d’aimer:tes semblables. Mais toi, prêtre, tu ne dois aimer personne comme les autres Tu es homme, mais tu dois bri-

- Ser en toi toutes les affections, toutes les aspirations communes à l'humanité. Tu seras un cœur sans amour, un être sans famille, comme ces gardes qui veillent à la porte des harems de l'Orient. Est-ce là la liberté des enfants de Dieu ?

Vous parlerai-je des points de doctrine qui révoltèrent ma raison? Un seul aurait suffi. Devant cette prétention à l'infailhibilité absolue, tout catholique qui cherche à approfondir et en vient à rejeter le moindre des enseignements de

son Église, qu'il l'avoue ou non, cesse par le fait même d'en être membre.

| Ce qui me fit le plus souffrir dans l'exercice de mon ministère fut assurément cette usurpation par le prêtre des pou-

| voirs qui n'appartiennent qu’à Dieu.

Faudra:t-il toujours, pensais-je, dire à ces âmes altérées de

- cette eau vive de la vie éternelle : «Vous ne pouvez l'obtenir que par moi. «Faudra-t-il me placer sans cesse comme un intermédiaire obligatoire entre Dieu et sa créature ? Devrai-je continuer à dire au Christ, à Dieu lui-même: « Tu ne peux bénir ce peuple que si moi, prêtre, je consens à le bénir. Tu ne peux pardonner, absoudre ce coupable ae si moi, prêtre,

. je le juge digne de pardon et je l’absous. »

Non, Christ a dit: venez à moi, vous de qui souffrez. Pierre lui même s’écriait : Seigneur, à qui irions-nous: toi

. seul as les paroles de la vie éternelle.

- J'ai donc brisé les liens qui me retenaient dans cette servitude morale, si contraire à la liberté chrétienne. J'ai renversé

- les idoles qui s'étaient abritées dans mon esprit et ma conscience, idoles qui faisaient de ma vie et de mon ministère une vie fausse et usurpée.

Alors la question se posait. Que mettrai-je à la place? La réponse est venue d'en haut. Un seul peut occuper ce cœur. Sans lui, la place serait vide et avec lui, le reste ne peut y entrer, car il doit la remplir tout entière. C’est Dieu, c'est Christ... Alors le vide n'existe plus pour moi.

Douce bon de se sentir en union directe et intime avec à Dieu! La joie du chrétien de se dire que Dieu habite en mi! Non pas ce Dieu philosophique, cet être infini que Ja raison … ee à peine saisir, non pas ce Dieu matériel et grossier que È

l'Eglise romaine présente à l’adoration de ses fidèles, mais … ce père tendre, bon, compatissant, ce Dieu-amour de Evangile du Christ. 4

C’est bien, ce me semble, ce qu'avait dû éprouver F Psal- Ro miste, lorsqu' il Se « Pour moi, m'approcher de Dieu, c'est mon bien.

C'est-à-dire : que les autres cherchent leur bonheur et leur £ vie dans des chimères, dans des dévotions et des pratiques superstitieuses ; pour moi, le bonheur, c’est d'être "près de Dieu. Approcher de lui, face à face, esprit à esprit, amour T4 amour, voilà pour moi le vrai bonheur, la vraie vie reli- S: gieuse. >

C’est dans ces sentiments, mes frères, que je suis venu à. Er: vous, à cette Eglise réformée de France que j'avais connue dépuis bien des années, pendant mon séjour aux Etats-Unis. Là, j'avais appris à l'estimer et à l'aimer. Je le pouvais alors librement tout en restant prêtre, car le catholicisme dans ces contrées de vraie liberté, sait faire, dans la pratique, abs-” traction de l'intolérance doctrinale de Rome. Il sait reconnaître dans tous les chrétiens de vrais frères en Christ. ne. = je pouvais, sans être condamné par mes supérieurs qui m'en donnaient eux-mêmes l'exemple, aider les pasteurs dans leur ministère, les remplacer même dans la chaire. Et Cest un de mes souvenirs les plus doux, de me rappeler d’avoir présidé au culte dans un temple protestant. ?

Mais il n'en fut pas de même à mon retour en France. christianisme grossier et superstitieux que je dus constate dans ma paroisse révolta mon esprit. Impuissant à y porte remède et incapable de vivre dans cette atmosphère siéloig: de la conception que je m'étais faite de la vie chrétienne ne pus y rester longtemps et je dus envoyer à mon évêque a démission de curé et de prêtre. à

Je laissais derrière moi un passé de ruines : les ruines mon éducation, de mes aspirations et de mes justes esp rances. Mais je comptais, avec l’aide de Dieu, élever sur ruines un édifice plus fort qui aurait pour fondement, non

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torité usurpée d'une Eglise, mais celle du Christ, non is la conscience d'un pape, mais ma propre conscience. mois d'octobre 1900, je cessai toute fonction ecclésiase étme préparai à entrer à la Faculté de théologie de sBe regretté M Sabatier, à qui j'avais depuis plusieurs fait part de mes intentions, me reçut avec bonté. e dois du reste le proclamer, en venant à vous je n'ai vé que de la sympathie et des encouragements. Et c’est moi une joie de pouvoir aujourd'hui acquitter une partie ma dette de reconnaissance, en remerciant du plus profond mon cœur les amis nouveaux que j'ai trouvés à la place de :que je perdais.

Wvous;cher Monsieur Bourrier, qui avez compris que le moyen de régénérer la France est dé faire pénétrer dans > clersé français ces idées de réforme évangélique qui sont wôtres, VOUS qui avez compris nos souffrances, car vOusfile avez beaucoup souffert, vous qui savez tendre aux leureuses victimes du catholicisme une main toujours arita Me. VOUS qui avez toujours su trouver des paroles couragement quand vous m'avez vu aux prises avec les 5 d'un si douloureux passé et de l'incertitude de r, pour tout le bien que vous m'avez fait, je vous dis

vous, Monsieur le doyen de la Faculté qui avez bien appeler les bénédictions de Dieu sur cette sainte céré- “et à la Faculté tout entière, à Monsieur le baron de lé et, en sa personne, au Comité de l Œuvre des An- Prêtres, à Monsieur Jalabert et à Monsieur le baron de qui m'ont témoigné tant de sympathie et ont aplani difficultés, à tous, je présente mes plus sincères ments et je prie Dieu de répandre sur eux d’abon- Dons L toi qui m'as aïîdé à briser les liens de ma serviqui m'appelles 2 entrer dans le corps pastoral de réformée, de France, daigne me continuer ton aide 1 protection © toi qui sondes les cœurs. tu connais le

“sincère qui m'auime de me vouer tout entier à ton ser- Fais que mon labeur ne soit pas vain et que mes efforts sans cesse à l'avancement de ton règne et à la sancdes âmes. Bénis cette Eglise de Fressines que tu as

bien voulu me confier, qui m'est déjà chère. Fais que pasteur et fidèles nous ne soyons qu’un en toi, animés et vivifiés par ton Esprit. Bénis ton Eglise tout entière et ses pasteurs, particulièrement ceux qui, aujourd'hui, m'ont consacré à ton service. Donne-nous à tous la lumière de ta présence qui seule peut nous délivrer et réjouir notre âme, car tu es seul, Ô Dieu, notre espérance et notre félicité éternelle.

Amen.

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