‹ Ceux qui saignentChapitre 5 sur 15 · COMME NOUS PARDONNONS A CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS · texte numérisé non relu

COMME NOUS PARDONNONS A CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS

Un soir de la mi-oclobre, comme j'allais prendre la garde de nuit, la voiture de la Croix- Rouge nous amena un malade. On le descendit vivement et Ton se hâta de le transporter dans le vestibule car, dehors, le vent froid qui vient des Alpes soufflait par rafales et nous jetait des poignées de pluie à la figure.

C'était un long artilleur, d'un mètre quatrevingts environ. Sans connaissance. lesyeuxclos, il se laissait aller entre nos bras. Sa tête livide ballotait d'une épaule à l'autre ; ses membres pendaient comme des loques; de ses lèvres violettes sortait un râle hoquetant.

Mais ce qui nous frappa surtout, ce fut son effrayante maigreur. Qu'il était maigre! Si décharné qu'en le montant au premier étage, nous nous étonnions que ce grand corps pesât si peu.

Accrochée à l'un des boutons de son dolman,

une pancarte portait celte indication : Gridon, typhoïde (1).

On le déshabille ; on le couche — manœuvre rapide dont nous avons pris l'habitude. Le médecin-chef, le docteur M. vient l'ausculter... Le résultat de cet examen ne doit pas être fameux, car il fronce les sourcils et rebrousse, d'un air préoccupé, les poils de sa barbe.

Enfin il se redresse et me fait signe de le suivre dans le couloir.

— C'est inconcevable, me dit-il, cet homme a roulé Dieu sait combien de temps sans recevoir aucun soin ; et voici qu'on nous l'apporte lorsqu'il n'y a plus rien à faire!... Car il est perdu: il mourra cette nuit.

— Ne pourrait-on tout de même pas essayer quelque chose? demandai-je.

— Je ne crois pas : c'est un organisme qui n'a plus de défense. L'agonie va commencer. Elle sera probablement très dure et il faudra qu'on le quitte le moins possible... Si vous le voulez bien, je vais vous faire remplacer pour la garde de l'étage et vous passerez la nuit près de ( iridon.

— C'est entendu.

— On vous remettra une potion au chloral.

(1) Il va sans dire qu'on ce chapitre, comme ci-dessus et plus loin, je change, s'il y a lieu, les noms propres et les désignations de localités.

Quand il s'agitera par trop vous lui en donnerez la valeur d'une demi-cuillerée à café.

Un quart d'heure plus tard, j'étais assis sur une escabelle au chevet de Gridon. Celui-ci ne bougeait toujours pas. Ses yeux demeuraient rigidement fermés et il ne donnait signe de vie que par ce râle sourd et par un bouillonnement d'écume dont j'essuyais la mousse lugubre sur ses lèvres.

A l'autre bout de la chambre, le bon Jouffre, enfin sauvé, dormait du sommeil profond de la convalescence commençante. En face de Gridon, notre terrible Robert, — beaucoup mieux lui aussi et, par suite, moins grincheux — suivait mes mouvements avec intérêt.

Il finit par me dire :

— Il est donc bien mal Yartiflol que tu restes tout le temps près de lui?

Aux malades on ne doit point parler de mort. Je réponds donc à Robert :

— Il ne va pas trop bien, mais cela s'arrangera peut-être comme pour Jouffre et pour toi.

Robert médite cette parole puis il reprend :

— Si, des fois, tu avais à sortir un moment, faudra pas te gêner. J'ai dormi toute la journée, je n'ai pas sommeil : je te sifflerai si le copin se grouille.

— Merci, mon vieux. Seulement si tu es-

savais de dormir encore? Tu en as besoin, tu sais, pour rattraper l'arriéré.

— Je te dis que non. Je veillerai avec toi.

— Eh ! bien, ça va.

Cette petite attention de Robert me fait plaisir. D'abord elle prouve que ce loup occasionnel redevient l'agneau qu'il fut naguère, mais surtout elle signifie que nous sommes amis. Or j'aime à être l'ami de mes bonshommes.

Heures lentes et tristes. jGridon reste immuable. Parfois, je me penche sur lui pour me rendre compte s'il n'entrouvre pas les yeux mais rien ne bouge dans sa face qu'on dirait pétrifiée. Les paupières demeurent scellées comme d'une plaque de plomb . Cette absence de regard a quelque chose de sinistre et ce mourant m'apparaît déjà une sorte de cadavre...

J'égrène mon chapelet à l'intention de Gridon. J'évoque, pour son salut, les mystères douloureux.

— Seigneur, qui avez saigné pour lui au jardin des Olives, ayez pitié de lui. Seigneur, qui avez saigné sous le fouet, ayez pitié de lui. Seigneur, qui avez saigné sous la couronne d'épines, ayez pitié de lui. Seigneur, qui avez

porté, avec votre croix, le fardeau de ses péchés et des nôtres, ayez pitié de lui. Seigneur, qui êtes mort au Calvaire pour l'amour de lui, accordez-lui votre miséricorde. Et vous, Vierge Mère, refuge de ceux qui souffrent, posez votre main sur son front, intercédez pour lui auprès de votre Fils crucifié...

Ce tonique de l'âme qu'on appelle la prière me fortifie et me réchauffe. Il me semble que la mort et son ombre glacée se font moins pressantes...

Vers minuit, Gridon remue la main gauche, la porte à sa tête puis la laisse retomber comme un poids trop lourd. Enfin ses yeux s'ouvrent tout grands, des yeux d'un bleu très pâle; une buée les embrume; dans sa face couleur d'ocre, ils paraissent deux pervenches flétries.

J'espère qu'il a repris connaissance. Mais point : il se dresse hagard, haletant, les pupilles dilatées. II ne voit rien autour de lui ; il fixe, avec une expression de souffrance irritée, quelque chose d'invisible loin d'ici.

Au bout d'une minute, il se prend à parler d'une voix rauque et par saccades :

— La gueuse, elle a filé avec le valet I . . . Personne pour soigner le bétail ! Et la maison, en

voilà du désordre et de la crasse qu'elle a laissé... Et les gosses, ils grelottent...

Il se tait quelques secondes, puis il reprend, d'une voix plaintive :

— Mes gosses! Eugène, Hortense, Louis.

Céline, ah ! mes gosses... Quoi qu'ils deviennent, les petiots?... Faut que j'y aille...

Il fait mine de sauter à bas du lit. Je m'empresse; je le retiens. Mais il se débat et me résiste. La lutte ne dure pas longtemps, vu son extrême faiblesse. Je le recouche et j'essaie de détourner sa pensée du drame domestique qu'il vient de revivre. Mais il ne m'entend pas; il m'écarte d'une main tâtonnante et répète en hachant ses mots :

— La gueuse, elle a point aimé les gosses... Elle a profité que j'étais pas là pour se galvauder avec le valet...

Enfin, épuisé, il repose sa tête sur l'oreiller. Je profite de cette accalmie pour lui faire prendre un peu de la potion. Ses yeux se ferment; il semble s'assoupir.

Alors Robert à mi-voix :

— C'est tout de même malheureux!... Tu as compris ? Le pauvre type, sa femme l'a plaqué pendant qu'il était au front. Ça, c'est dégoûtant 1 . . .

Il s'indigne et brandit le poing.

Je suis bien de son avis, mais ce n'est pas

une raison pour qu'il s'agite, lui aussi. C'est pourquoi je le rabroue un peu:

— Tu vas avoir l'obligeance de te tenir Iranquille, n'est-ce pas? Si tu crois en Dieu, comme tu me l'as dit hier, prie pour Gridon, tout bas...

Et Robert, étonnamment docile, murmure :

— Tu as raison... Je veux bien...

Et il se tait.

La période de calme est assez longue. Gridon ne bouge plus quoiqu'il ne cesse de balbutier des phrases confuses où revient sans cesse le nom de ses enfants.

Maintenant une sueur froide ruisselle sur sa figure, inonde tout son corps et imprègne la literie. Comme il suffoque, je le mets sur son séant et je le tiens la tête appuyée contre ma poitrine. La sueur coule, tellement abondante qu'elle me trempe à travers ma blouse et ma chemise.

Vers deux heures du matin, il rouvre les yeux et, cette fois, j'y distingue une lueur de conscience. Il regarde autour de lui. me regarde et demande avec étonnement :

— Où donc est-ce que je suis ?

— A l'hôpital, mon bon ami. Ne te fais pas de bile, on va te soigner comme il faut.

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Il réfléchit, se rend compte, puis reprend :

— Ah ! Je croyais que j'étais encore dans le train; j'ai toujours le bruit des roues dans la tête... Voyez-vous, il y a de quoi battre la breloque : je suis tombé malade tout d'un coup. A la batterie, j'étais déjà mal fichu depuis quelque temps lorsque j'ai appris quelque chose de chez nous qui m'a flanqué par terre. Après, je ne me rappelle plus rien...

A l'odieux souvenir sa figure se contracte ; il soulève ses mains en un geste de désolation.

Je tâche de dériver ses idées :

— Je sais ton histoire, tu me l'as racontée tout-à-1'heure. Essaie de ne pas y penser en ce moment. Nous en recauserons plus tard.

Il n'insiste pas. Mais le délire le reprend et jusqu'à l'aube, il ne cesse de se tordre les mains en mêlant des phrases d'affection pour ses enfants à des invectives contre sa femme. Et toujours cette sueur horrible !..

Cependant, peu à peu, il s'affaiblit. Sa respiration n'est plus que de hoquets ; son pouls ne va que par soubresauts. Indice redoutable, ses doigts errent sur le drap, le griffent et le ramènent vers le menton.

Une dernière fois, pourtant, il reprend connaissance et il me dit, d'une voix dont le calme subit me stupéfie :

— Je crois que je m'en vais... Il faut y passer, tant pis...

— Du courage, mon camarade !...

Mais lui, avec épouvante:

— Oh! qu'il fait noir!... Je tombe dans le noir!...

Alors une idée me vient :

— Non, tu ne tombes pas dans le noir : la lumière approche; elle est là tout près!... Veux-tu dire, avec moi, un bout de prière?

Et — merveille qui m'émeut encore en écrivant ces lignes — il chuchote, tout humble:

— Oui, je veux bien.

Je commence :

— Notre Père quiètes aux cieux...

Très distinctement, il répète après moi les mots sacrés. Quand nous en sommes à : pardonnez-nous nos offenses... je m'arrête et je lui dis :

— Mon ami, écoute-moi, la lumière vient : mais pardonne à ta femme si tu veux que le Bon Dieu te pardonne...

Il se recueille, puis ses traits se détendent et il me répond :

— Oui, je lui pardonne à cause des gosses que nous avons eus ensemble.

Et il articule en même temps que moi :

— Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés...

Paisible, il repose sa tête sur l'oreiller. Ses

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yeux se ferment. Un soupir... Le pouls s'arrête... La Lumière est venue.

Je colle l'oreille sur son cœur; j'écoute longtemps... Plus un battement: c'est bien fini.

Comme je sors pour réveiller la Sœur qui doit me remplacer et pour commander qu'on enlève tout de suite le cadavre, je passe contre le lit de Robert. Celui-ci me touche le bras et me dit en clignant de l'œil d'un air de confidence heureuse :

— Tu sais, moi aussi, j'ai dit le Notre Père avec toi...

CARAVEL EFFRAYÉ

En guerre, comme en temps de paix, la vie ne cesse de mêler le rire aux larmes. Si la part du tragique augmente, celle du comique ne s'abolit cependant point tout à fait.

C'est ainsi qu'en ce milieu de souffrance extrême et d'agonies que constituait notre hôpital, nous avions des intermèdes de gaîté suscités par quelque incident plus ou moins burlesque ou par certains propos , faits et gestes dont l'imprévu nous valait une hilarité bienfaisante.

Ceci, par exemple.

On avait embauché un comptable. C'était un personnage robuste, gras et fleuri de teint, de qui l'on se demandait, tous les jours, pourquoi il n'était pas mobilisé. Je ne sais s'il possédait l'aubaine d'une infirmité secrète, mais le fait est qu'il semblait se porter le mieux du monde.

Mystère électoral, sans doute? Passons...

Or voici : c'était un trembleur. Au dîner,

comme au souper, il mangeait avec nous D'habitude, nous nous mettions à table sans nous changer. Lui, nous voyant prendre place avec nos blouses parfois maculées de sang, nous considérait, plein d'eflroi, se tassait dans son coin et ne se découvrait aucun appétit. Eb outre, il demandait, d'une voix lamentable, qu'on le servit le premier, de peur que nos manches effleurassent les plats. Si nous lui proposions à boire, il refusait précipitamment, et s'enveloppait la main pour empoigner là bouteille ou la carafe.

On devme qu'il nous était un sujet d'amusement quotidien.

Il nous arrivait de prendre un plaisir un peu cruel à échanger des propos excessifs sur la vanité de l'antisepsie et sur les dangers de contagion auxquels nous étions exposés. Lui, de blêmir et de prendre la fuite, après quelques bouchées englouties à la hâte. Il se livrait alors à des ablutions réitérées, puis courait se verrouiller dans son bureau.

Un jour, par devoir de métier, il fut forcé de monter au troisième étage pour faire signer une pièce urgente à Béraud, l'un de nos tétaniques.

Quelle épouvante ! Sa grosse face, rutilante de santé, devenait verte. Ses yeux dansaient d'horreur entre les paupières molles. Il se

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ilgeait, tout tremblotant, sa paperasse aux doigts, sur le seuil de la chambre.

Je lui dis :

— Mais approchez donc !

Cependant Béraud, que j'avais prévenu de la signature à donner, était très faible et glissait sur l'oreiller dont j'avais calé ses reins. Je le remontai, et, le maintenant, d'un bras passé autour de son cou, je repris :

— Allons, faites vite, vous voyez bien que le malade ne peut pas attendre!...

A pas comptés, il vint au lit et présenta la pièce en balbutiant des explications incohérentes. Béraud signa et le scribe se sauva dans le couloir.

Là , pour ee rassurer , il plongea ses mains dans la cuvette remplie d'un mélange désinfectant que nous y tenions en permanence. Tout en multipliant les frictions, il me dit :

— Comment avez-vous osé le toucher?... Si tous alliez mourir du tétanos?...

— Ah ! mon cher monsieur, lui répondis-je, on n'a pas encore découvert le moyen de soigner Les malades sans les toucher. Et puis, au troisième, nous ne pensons jamais à la mort. C'est peut-être pour cela qu'elle nous épargne.

Sans poursuivre le dialogue, il se jeta dans L'ascenseur et disparut vers le rez-de-chaussée.

Mais répreuve avait été trop forte. Quelques jours plus tard, il donna sa démission.

Des mois après, revenant du front, je le croisai dans la rue. Il feignit de ne pas me voir. Je constatai que sa santé ne cessait d'être florissante et je me demandai, rêveur, quelle autorité médicale avait tenu pour un cas de réforme définitif, la frousse chronique dont il avait le malheur d'être contaminé.

Il y eut aussi Caravel, un des deux Auxiliaires qu'on nous avait envoyés.

Son camarade Bouisset avait une façon assez amusante de s'exprimer. A son arrivée, je lui demandai :

— Pourquoi as-tu été versé dans l'Auxiliaire ? Il me répondit :

— C'est parce que j'ai les pieds trop plats; mais cela ne m'empêchera pas de rendre des services; vous verrez.

En effet, je vis; car Bouisset fut un infirmier admirable. Dans la bataille que nous livrâmes au tétanos, il combattit comme un héros. Je me le rappelle, pleurant de rage, une nuit où je lui ordonnai d'aller se coucher. Il ne pouvait se résoudre à obéir. Or il était debout depuis huit fois vingt-quatre heures et il râlait

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de fatigue. Ce n'était pourtant qu'un rural peu dégrossi, mais la flamme du dévouement brûlait en lui (1 ).

Or, l'infortuné Caravel était d'un moindre acabit. Les malades l'épouvantaient et il n'avait qu'une idée : se dérober.

Son excuse : c'était un pitoyable dégénéré qui, avant la guerre, n'était jamais sorti des jupes de sa maman. Son front étroit, ses yeux clignotants, les tics nerveux qui lui labouraient la face, son rachitisme enfin défendaient de compter sur lui pour tout labeur demandant de l'énergie ou de l'intelligence.

La première fois que nos tétaniques se mirent à hurler, il s'enfuit et dégringola l'escalier d'une telle allure qu'il s'étala sur les dalles, en arrivant au vestibule.

Par la suite, on ne put l'employer qu'à des travaux de nettoyage ou à faire les commissions. Et encore il était impossible de l'avoir sous la main.

— Mais où donc est Caravel ? disaient les infirmières; tout de même, il pourrait bien monter un broc d'eau chaude !...

Un jour, l'administrateur de l'hôpital me demanda, non sans quelque logique :

(i) Honneur aux Braves : celui-là, Bouisset, je n'ai pas modifié son nom.

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— Comment se fait-il donc que Caravel soit toujours en bas, alors qu'il ne devrait pas bouger du troisième, sauf nécessité absolue?

— Vous avez raison, répondis-je, je vais linterroger.

Je saisis Caravel au passage et je lui dis :

— Qu'est-ce que tu fiches tout le temps en bas? Tu n'as rien à y faire.

J'ai oublié de dire qu'en plus de ses autres disgrâces, il bégayait.

Il me répondit :

— C'est que j... j.. j'ai peur et q... q... quand j'ai envie d'aller au ca... ca... cabinet, je descends, p... p... parce que si j'allais au ca... ca... cabinet du troisième, j... j... je pourrais attraper le tétanos....

Que lui dire? — Rien. On le renvoya au dépôt. Mais ce que nous avons ri au réfectoire quand je narrai la chose !

Puisque j 'en suis sur le chapitre de la frousse, une dernière anecdote.

En ville, nous étions signalés comme lépreux. Cependant nous sortions tous fort rarement et, lorsque cela nous arrivait, mutile de mentionner que nous nous désinfections avec soin et que nous changions de vêtements.

N'importe ! Force gens refusaient de nous recevoir; si bien que l'un de nous ayant à demander un renseignement à l'un de ces maîtres-froussards, celui-ci ne consentit à l'entretenir qu'à la condition que notre ami resterait dans la rue, son interlocuteur lui parlant d'une fenêtre du premier étage.

Et voyez l'inconséquence : certains de ces affolés du microbe n'hésitaient pas à se faire soigner par le docteur M. qui passait la plus grande partie de ses journées à notre hôpital !...

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