‹ Chairs profanesChapitre 2 sur 20 · GARDE REPUBLICAIN · texte numérisé non relu

GARDE REPUBLICAIN

Nul n'a son galbe ni son aisance au quartier. Sur sa tunique d'un bleu sombre où se marie La pourpre à la blancheur de la buffleterie Ses aiguillettes font sonner leur cuivre altier.

Le sabre à pommeau roux met des lueurs d'acier Le long du pantalon qu'il a l'afféterie De faire mieux qu'aucun maître en galanterie Tomber, à plis déliquescents, sur le soulier.

Et c'est pourquoi par toute rue où son pas sonne 11 va plus orgueilleux, à bon droit, que personne, Doux cœur volage à qui fait signe l'imprévu.

Le chapeau fier de sa cocarde sur l'oreille En la désinvolture aimable et non pareille D'un galant qui sait, quand il passe, qu'il est vu.

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