RUE DES COCHONS-DE-LAIT
Elles sont placées sur champ, un peu inclinées comme en hérisson; leur plus grand diamètre est perpendiculaire à l'axe de la rue.
Ce pavage est très solidement établi sur un lit de béton épais de o m ,2$ et ce béton repose sur un remblai de o m ,3^ : au-dessous se trouve le sol naturel jaune, alluvion sablonneuse de la Saône renfermant encore des coquilles de rivière. Le remblai inférieur, aussi bien que le remblai supérieur à ce pavé, contient des débris de céramique paraissant appartenir aux temps gallo-romains, gaulois peut-être; on y trouve en outre, comme dans presque tout l'ancien sous-sol chalonnais, des dents de porc et de sanglier en très grande quantité.
Ce pavé a dû supporter un trafic considérable et longtemps prolongé, à en juger par les quatre rangs d'ornières qui le sillonnent.
Ces ornières, profondes de o m ,o6 environ, étaient espacées entre elles de o™,70. Leur direction détermine le sens de la voie qui était parallèle au cours de la Saône et devait être peu éloignée de cette rivière. Cette voie devait n'être séparée de la rivière que par une rangée de maisons, ou peut-être seulement par un mur d'enceinte, le mur gallo-romain dont on voit la trace dans le voisinage l .
Cette voie devait être une des plus importantes de notre antique cité ; elle mettait en communication les deux points principaux de la ville : le Castrum, situé en aval (aujourd'hui le Châtelet), et le temple païen en amont, sur lequel fut construit le temple chrétien qui précéda l'établissement de la cathédrale de Saint- Vincent.
i. Voir, un peu plus bas, la rue des Murs qui longeait les anciens murs de la ville le long de la rivière.
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