REMARQUES SUR LE FONCTIONNEMEN1 DU VENTILATEUR ET DES CHEMINÉES
Une ou plusieurs cheminées simples, sans ventilateur, n'auraient, pendant l'été, aucun effet pour renouveler l’air d’une salle de maturation bien close, parce que, l'air étant plus frais à l’intérieur qu’à l'extérieur, elles n'auraient aucun tirage. L'air extérieur aurait au contraire une tendance à y descendre, si l'air froid de la salle pouvait s'écouler par des fissures où des ouvertures à
la base de cette salle. Par les temps froids, au contraire, elles auraient un certain tirage si l’air froid extérieur pouvait rentrer dans la salle par les mêmes ouvertures ou fissures.
Mais, comme, en principe, il ne doit y avoir aucune ouverture dans
bas de la bâtisse, en employant un ventilateur comme celui qui vient d’être décrit, l’air pur ne pourra pénétrer, en tout temps. que par la force du vent, dans la salle, et l'air impur s’en échappera par la ou les cheminées opposées.
Il est rare qu’il ne fasse pas suffisainment de vent pour le fonctionne-
ment de ces ventilateurs, s'ils sont de dimensions convenables, et ces intervalles
de calme sont relativement courts. Un vent d’une vitesse de 114 pied à 2
pieds à la seconde, c’est-à-dire, à peine sensible, suffira pour ventiler la salle si l’on observe les dimensions indiquées.
A l'Observatoire de Québec, la vitesse moyenne du vent pendant l'été de 1898 a été de 13 milles à l’heure, (1 # pied à la seconde, environ).
Pendant le même été, en MAI Il n’y a eu que 11 heures sans vent et pas plus de 4 heures à la fois ; en JUIN Il n’y a eu que 12 heures sans vent, une heure chaque fois ; en JUILLET 13 heures sans vent, pas plus de trois heures à la fois ; en AOUT 7 heures, pas plus de 4 heures à la fois ; en OCTOBRE 7 heures, pas plus de 3 heures à la fois.
On sera donc plutôt obligé de tenir toujours le registre en partie fermé.
D'un autre côté, quand il ne fait pas de vent, la convection étant moindre à l'extérieur de la bâtisse, la chaleur aura une tendance moindre à pénétrer dans les murs et à les traverser, en sorte que la fraîcheur relative de
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4° APPAREIL DE REFROIDISSEMENT DE L'AIR CPR, 9, 10, TE ét 12)
Pour rafraîchir la salle, on pourra employer l'un ou l'autre des noyens suivants.
Le premier moyen est le moyen dit “ #rect.” Il consiste À placer en un ou plusieurs points de la salle des cylindres en tôle galvanisée n° 22, que l’on remplit de glace ou d'un mélange de sel et de glace.
Ces cylindres ne devront pas avoir de fond et reposeront sur des traverses de 2 pes x 2 pcs écartées d'environ 2 pes clouées dans le fond d’une auge en bois, étanche, destinée à recueillir les eaux de fusion de la glace. Cette auge aura une pente légère vers l’une de ses extrémités où se trouvera un orifice fermé par un bouchon de bois, pour en permettre le nettoyage. Les eaux de fusion de la glace s'écouleront en temps ordinaire par un tuyau en fer de 1 pe. coudé en forme de siphon, partant l’une des extrémités, traversant le plancher et communiquant avec le canal de drainage de la fabrique. On coude ce tuyau en forme de siphon, pour empêcher la rentrée de l'air impur du canal de drainage. À l'endroit où il traverse le plancher, il devra être calfaté soigneusement avec des échiffes où de la laine minérale, pour la même raison.
Les cylindres seront fermés à leur partie supérieure par un bon couvercle en bois. Ils répandront du froid dans la salle. Ce premier moyen ne devra s’'employer que dans les parties de la province où la température se tient fratche pendant l'été, dans certaines parties du Bas Fleuve, par exemple, et dans ce cas il faudra encore plus soigner la construction des murs. Pour augimenter le pouvoir réfrigérant des cylindres, il sera préférable d'employer le moyen de refroidissement dit zz242rect suivant.
Le second moyen consiste à placer les cylindres dans une armoire en bois (fig. 9, 10, 11, 12) située à la base de la cheminée du ventilateur. L'ouverture des cylindres dépassera la tablette supérieure de l'armoire, pour qu’on puisse les remplir de glace sans ouvrir cette armoire. Ils mauront pas de fond et reposeront, comme dans le cas précédent, sur des traverses de 2 pes x
2 pes écartées d'environ 2 pes clouées, comme dans le cas précédent, sur le fond d’une auge en bois bien étanche.
Cette auge sera placée sur le plancher, dans le bas de l'armoire, avec une légère pente vers une de ses extrémités, comme dans le moyen direct, et l’eat de fusion de la glace sera encore évacuée au dehors par un siphon en fer.
Fig. 9
Coupe longitudinale du réfrigérant.
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