‹ Chamfort, étude sur sa vie, son caractère et ses écritsChapitre 195 sur 201 · IV. f · texte numérisé non relu

IV. f

BKEVET d'une pension DE 3200 1. SANS RETENUE EN FAVEUR DU SIEUR SÉBASTIEN R. N. CHAMFORT,

m'' el baptisé le vingt décembre mil sept cent quarante-deux à Duport en Auvergne, de l'Académie française.

Cette pension composée des objets ci-après, savoir :

Une pension de douze cents livres pour lui tenir ieu de la gratification annuelle de pareille somme qui lui a été accordée sur les dépenses extraordinaires des Menus Plaisirs, sans retenue, par décision du 6 novembre

Nota. Cette pension de 1200 1. portée dans un précédent brevet expédié au département de la maison du roi le l"" octobre 1782, timbré mars, a été payée au trésor [royal jusqu'au 1" janvier 1786 sous le n° 17996.

Une pension de deux mille livres sans retenue, qui lui a été accordée sur le trésor royal par décision de ce jour 21 août 1786, avec jouissance à compter du premier du présent mois, en considération de ses travaux littéraires.

Aujourd'hui vingt un août mil sept cent quatre-vingtsix, le roi étant à Versailles, Sa Majesté s'étant fait repré-

scnter le brevet par lequel, en conséquence de ses lettres patentes du 8 novembre 1778 et de sa déclaration du 7 janvier 1779, la première pension ci-dessus désignée, montantannuellomont à douze cents livres, a été confirmée au sieur S. R. N. Chamforl, de TAcadémie française. — El voulant lui donner une marque plus particulière dont Elle l'honore, Elle lui a en confirmant d'abondant la jouissance de la i'° grâce ci-dessus désignée, accordé et fait don de la somme de deux mille livres de pension annuelle sur son trésor royal, sans retenue, pour par le dit sieur en jouir sa vie durant, à compter du 1" du présent mois, pour augmentation de ladite pension de 1200 livres et ne former plus, à compter dudit jour, qu'une seule pension de trois mille deux cents livres sans retenue — etc., etc.

Louis.

Le baron de Breteuil.

LETTRE (olographe) DE GALONNE, ANNONÇANT A CHAMFORT LE BREVET d'une PENSION DE DEUX MILLE LIVRES.

Paris, 23 août 1786.

Le Roi s'occupant. Monsieur, de récompenser et encourager les travaux littéraires, vos talents, les grâces de votre esprit et les sentiments qui régnent dans tous vos ouvrages. Lui ont paru mériter de sa part une faveur distinguée, et Sa Majesté vient de vous donner deux mille livres de pension sans aucune retenue. Je vous prie d'être persuadé que la satisfaction que je trouve à vous l'apprendre égale les sentiments d'estime et d'attachement avec lesquels j'ai l'honneur d'être. Monsieur, votre affectionné serviteur.

DE Galonné.

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