Lettre à l’Evêque d’Autun et Cie (Lb
Les Actes des Apôtres firent à ce sujet Tépigramme suivante :
Dans ses écrits chacun a sa manière :
L'un brille en un discours, l’autre dans un rapport.
Quant au prélat que la France révère,
On sait que l’adresse est son fort.
Du brûlot qu'en ce jour on prône avec transport,
Ami, veux-tu savoir le père ?
Tout le moelleux est à Chamfort :
A Sieyès tout l'incendiaire.
Tout ce qui cloche à Périgord. ( Actes des Apôtres, t. 111,1190.)
quelques mois, après 1789, un extraordinaire développement, et le journal devint très vite aussi puissant que la parole. C’est ce que Chamfort saisit d’une vue nette ; et lui, qui, durant de longues années, s’était astreint à ne rien publier, fut alors un des journalistes les plus actifs et les plus féconds. Les bibliographes de la presse, Eugène Hatin, Maurice Tourneux, pensent qu’il collabora au Journal cle 1789, au Courrier de Provence, à la Feuille villageoise , et, après 1791, à la Gazette ? icitionale. Il a dit lui-même qu’à cette heure il n’épargnait pas son encre. « Ce même Chamfort n’a cessé d’envoyer à divers journaux patriotes, sans se nommer, sans chercher d’éclat, tout ce qu’il a cru utile à la chose publique L » Mais comment reconnaître, dans la collection des feuilles révolutionnaires, ces articles qui n’étaient que des improvisations sur les événements du jour ? Nous pouvons pourtant juger du mérite de Chamfort comme journaliste en lisant la série d’extraits qu’il donna au Mercure avec sa signature 2. A dater du 12 décembre 1789 jusqu’au 1er décembre 1791, il fut attaché à la rédaction littéraire de ce recueil avec Marmontel et La Harpe ; et, quoique la politique